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CHAPITRE VIII

Les Ibériens, qui jadis avaient émigré sur les terres Britanniques et en Armorique, lurent sans communications avec leurs frères des Pyrénées et de l’Afrique. Rameaux trop éloignés de leur tronc (en Atlantide), ils adoptèrent le langage et les institutions de la race blonde

Une première invasion (les Gaëls) les avait déjà entamés : une deuxième, celle des Kymris,les altéra encore davantage (600 ans avant Jésus-Christ). Elle leur communiqua sa langue, ses usages, sa religion, sa poésie, ses Bardes. Elle les imprégna tellement, que depuis lors ils semblent être d’origine celtique.

César et les historiens qui ont écrit d’après lui , voyant que les premiers habitants de l’Armorique et des terres Britanniques avaient adopté la langue et les institutions des peuples d’origine celtique, ont cru, à cause de cette identité , que c’étaient là des nations de la même race. Or en cela ils ont pris l’apparence pour la réalité. Il y avait eu greffe celtique sur un tronc ibérien : la greffe s’était développée aux dépens du tronc. A l’arbre vu extérieurement, elle avait

* Une race qui s’est développée sous telles conditions territoriales , dégénère lorsqu’elle habite un pays différent du pays natal. Ainsi les Arabes ont dégénéré sur le Tell, parce que le Tell est différent de l’Arabie, où la race prit d’abord son développement.

Les Juifs sont facilement cosmopolites, parce que, lorsque leur race se développait, ils vivaient dans un pays étranger, et n’ont pas été modifiés par une influence d’une terre natale : leur séjour chez les Egyptiens , les Babyloniens, leur asservissement presque constant à divers peuples de l’Asie et de l’Afrique, les empêchaient de prendre un caractère typique déterminé par les lieux.

Leur caractère typique est déterminé seulement par le non-croisement.

DES RACES PRIMITIVES DE L’EUROPE. 16l

donné sa teinte et ses fruits : cela a induit les historiens en erreur.

Cependant jusqu’au troisième siècle il s’était conservé parmi eux des penchants et des coutumes qui révèlent manifestement la race hrune. Chez eux, les femmes appartenaient indistinctement à tous les hommes d’une famille et d’une tribu. Les enfants étaient élevés en commun , comme cela se pratiquait chez les anciens Arabes et chez des peuplades de la variété atlante, entre autres, chez les Garamantes. Comme les Authoctliones de l’Afrique, ils se rasaient le corps; comme les Ibériens, ils se peignaient avec du pastel.

Ici la physiologie rectifie l’histoire et dit .

La population des contrées occidentales dont nous parlons primitivement était ibérienne. A l’arrivée de César, le fond était encore resté ihérien en quelques parties, notamment en Irlande et en Écosse, etc. , etc. L’élément ihérien resta voilé aux yeux des historiens, parce que pour apparaître il demandait des connaissances physiologiques. L’élément celtique fut seul reconnu, parce qu’il était apparent et n’exigeait pas des connaissances physiologiques.

Depuis l’époque romaine , les ondulations de la race blonde se sont répétées à l’infini. Ondulant de l’est à l’ouest, elles ont refoulé ou absorbé de plus en plus la race brune. Là où la contexture territoriale ouvrait de larges voies de communication, là, par exemple, où il y avait de grands cours d’eau et des plaines, l’absorption et le refoulement furent faciles. Au contraire, là où la contexture territoiiale présen-

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