‹ Études sur l'Algérie et l'AfriqueChapitre 99 sur 135 · CHAPITRE VIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIH

à travers les traditions des peuples, nous ont représenté les Atlantes coininc les premiers hommes qui aient été civilisés. EfTectivement , ils furent les premiers navigateurs connus , ils surent les premiers construire des vaisseaux et creuser des ports. Atlas, c’est-à-dire l’iin de leurs chefs , enseigna aux Phéniciens l’astronomie, l’usage des calculs astronomiques pour la navigation, l’usage des cartes géographiques et de l’astrolahe.

' Mais depuis le dernier cataclysme, qui correspond au déluge de la Genèse, c’est-à-dire à une inondation des contrées du Haut-Ail, 2,348 avant Jésus-Christ; au déluge des Chaldéens , c’est-à-dire à une inondation des contrées baignées par le Tigre et l’Euphrate 3,000 avant Jésus -Christ ; à celui des Indiens , qui , sans date précise, paraît cependant correspondre à la même époque ; depuis qu’il y a eu engloutissement d’îles, là oïl se meuvent aujourd’hui l’Océan et la Méditerranée; que les eaux, en brisant l’isthme qui réunissait Calpé et Abyla, ont séparé l’Espagne du Maroc, depuis enfin qu’il y a eu destruction de la forme première de V Atlantide , aloi's la race brune a été en se détériorant.

l'ar suite de ce dernier bouleversement , il y a eu dispersion de ses variétés, puis destructioirde sa nationalité. Les rameaux qu’elle avait envoyés en Espagne et en Gaule, se sont trouvés éloignés de la souche, la souche elle-même a été divisée à l’intini, en Afrique et dans les îles : alors la race entière est devenue stationnaire , elle s’est détériorée comme le sol lui-même , par l’isolement. Loin de civiliser les

DES RAGES PRIMITIVES DE L’EUROPE

autres races, comme elle l’avait fait autrefois, elle reçut d’elles quelque peu de civilisation. Ses destinées étaient accomplies, elle fut condamnée à ne progresser que par l’influence des étrangers et d’un croisement. Aussi lorsqu’en Europe , sa variété ibérienne était refoulée par les Gaëls; en Afrique, ses variétés atlante et libyenne se rencontraient avec les émigrants de l’Asie méridionale ; sous le choc de cette rencontre quelques-unes de leurs tribus étaient dispersées sur le pays des Nègres, d’autres se croisaient avec les nouveaux venus et formaient la nation numide.

Cette décadence des Atlantes est parvenue à la connaissance des anciens. Pomponius-Méla dit : « Les Pharusiens , autrefois riches , lors de l’expédition d’Hercule au jardin des Hespérides, sont maintenant devenus grossiers et ne possèdent que des troupeaux.»

Plusieurs auteurs que nous n’avons pu consulter ici, Postel, Opméer, Baër, Bailly, admettent que les Américains descendent des Atlantes; cela est aussi notre opinion. La plupart des indigènes de l’Amérique septentrionale sont, il est vrai, de race tartare : leurs grandes oreilles , leur large visage , ^ur haute taille et leur peu de poils le font reconnaître. Mais avant eux il existait une race différente qui occupait le sol primitivement. Les Toltèques, qui, vers le cinquième siècle de notre ère , ont émigré du nord au sud, étaient une tribu de ces premiers occupants.

Ainsi que les Atlantes, ils savaient travailler les métaux, ils connaissaient l’astronomie, comprenaient le phénomène des éclipses et avaient inventé un calendrier. Ainsi que les Atlantes, ils avaient la peau

CHAPITRI-: VllI.

Jjislrée. Los iiioniies trouvées dans rAniériqiie du nord ont beaucoup de ressemblance physique avec les momies des Guancbes. Or, cela fait croire à des communications jadis établies, à un peuplement de cette partie de l’Amérique par les peuples occidentaux de l’Atlantide

Les Indiens Mexicains étaient sans doute un rameau du tronc atlantique.

Les races brune et blonde ne furent pas les seules à fournir des habitants aux contrées de l’Europe occidentale et méridionale. Plusieurs autres dont nous n’avons pas encore tracé le caractère vinrent aussi, elles , s’établir, se fondre et se superposer là où primitivement il n’y avait eu que des Celtes et des Ibérieiis.

Voici le précis chronologique et historique de ces diverses migrations :

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