‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 2)Chapitre 15 sur 121 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

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ne me permettraient pas, en supposant que mon esprit s'y prêtàt, de m'absorber dans mon œuvre comme il le faudrait pour la mener à bonne fin. On ne fait rien de sérieux, de durable dans ce monde, sans contention d'esprit ; or, cette contention d'esprit à laquelle ne résistent pas les problèmes à priori les plus difficiles, n’est guère possible quand on a des affaires couranies obligatoires et qui demandent à être traitées rapidement. Je laisse donc à des camarades plus jeunes et moins préoceupés le soin de reprendre mes idées et de les développer. Il n'en manque pas qui ont pour cela tous les moyens intellectuels et toute l’instruction nécessaires. Ce qui pourrait leur faire défaut comme à moi, ce serait le temps; mais pourquoi l’administration forestière ne détacherait-elle pas de leur service ordinaire, pour leur permettre dese consacrer à l'étude d'une question intéressant le progrès du service, les agents qui auraient montré pour cette étude une aptitude particulière? Pourquoi ne suivrait-elle pas en cela l'exemple que lui donnent les autres administrations savantes ? Voilà encore une mesure que je prends la liberté de recommander à son attention et je le fais sans crainte, car je sais, par expérience,

PRÉFACE. XX

que l'homme éminent qui la dirige, accueille avec bienveillance toutes les propositions, pourvu qu'elles lui paraissent sincères et dictées par l'amour du bien public.

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