On pourrait fournir de nombreuses preuves à l'appui de
2° Influence du mode d'exploitation sur l'action des intempéries.
La possibilité de défendre les bois contre les intempéries dépend, jusqu'à un certain point, de la durée de la révolution, en ce sens que plus cette dernière est longue, plus puissante est la barrière opposée par l’application des règles d’assiette, soit aux vents,
ces propositions, si cela était nécessaire. C’est le mode d’exploitation en taillis qui a amené en France la dégradation d’une grande partie du sol forestier, dégradation à laquelle on ne peut obvier aujourd'hui qu’en cultivant des pins sylvestres dans des terrains où le chêne prospérait autrefois. C’est ce mode qui à dépeuplé la forêt d'Orléans, celle de Fontainebleau, celle de Saint-Germain, celle de Compiègne; forêts dont le sol sablonneux aurait eu besoin d’un couvert épais et constant. Je cite ces forèts parce que tout le monde les connaît au moins de nom, qu’elles sont à la porte de la capitale, et qu'il est facile d’aller y vérifier l'exactitude de mes assertions. J'ai d’ailleurs mes cartons remplis de notes qui ont été recueillies dans d’autres forêts, et qui constatent les mêmes faits; mais je ne crois pas que la ruineuse influence du taillis sur le sol soit nulle part aussi évidente, aussi palpable, que dans une forêt des environs de Clermont (Oise), la forèt de Hez. Cette forêt appartient, par portions à peu près égales, à l’État et à la famille d'Orléans. La portion de l'État se compose d’une très-belle futaie de hêtres et de chênes; la portion de la famille d'Orléans se compose, au contraire, d’un taillis dont la consistance et la végétation sont souvent plus que médiocres. Les deux portions sont pourtant enchevêtrées l’une dans Pautre, et leur sol, identique quant aux éléments minéralogiques, est formé d’une mince couche de sable reposant sur un banc impénétrable aux racines; partout, à côté de la croissance rapide dela futaie qui annonce un sol fertile, on est frappé de la croissance languissante du taillis qui accuse un sol appauvri, et tandis que la futaie ne renferme que des bois durs, le taillis est déjà rempli de bois blancs et de morts-bois.
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soit aux autres météores. Les futaies, par la hauteur et la consistance des massifs qu’elles renferment, offrent pour les parties d’une forêt qui ont besoin d’être abritées, une protection bien autrement efficace que les taillis.
Les procédés d'exploitation que comportent les futaies permettent, en outre, de ne livrer le jeune repeuplement aux influences de l'atmosphère, que lorsqu'il est assez robuste pour les supporter; tandis que, dans les taillis, rien ne garantit le recru contre les effets de la sécheresse ou de la gelée.
Depuis leur naissance jusqu'au terme fixé pour leur abatage, les massifs traités en futaie sont maintenus dans un état serré et peuvent, par l'appui mutuel que se prêtent les brins dont ils se composent, supporter le poids du verglas et des neiges. Il n’en est pas ainsi pour les taillis qui sont formés de cépées irrégulièrement espacées. Aussi, le verglas et les neiges y causent-ils de grands et fréquents dommages.
3° Influence du mode d'exploitation sur la régénération.
Il n’y a de régénération complète et véritable que celle qui s'opère par les semences *.
Dans ce cas, le plan nouveau, qui est le produit de la régénération, réunit toutes les conditions nécessaires à un développement normal; il est doué d’une virtualité propre, distincte, indépendante de celle