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La possibilité par volume ne figure qu’en bloc sur ce tableau; or il est utile d’en faire connaître le détail, tant en nature qu’en argent, au moyen d’un tableau particulier qu'on pourrait dresser conformément au modèle ci-contre * :
pour les coupes d'amélioration; que l’on peut faire varier cette périodicité suivant l'âge des massifs pourvu toutefois qu’elle puisse se concilier avec la durée de la période); et que les prescriptions du plan d'exploitation ne dispensent dans aucun cas les agents de proposer des nettoiements toutes les fois que le besoin s’en fait sentir. (Note de la 2€ édition.)
1. La possibilité, en admettant qu'elle ait été calculée avec toute l'exactitude désirable, peut être modifiée par des accidents imprévus : un incendie, un coup de vent, des insectes, etc. D'un autre côté, il faut considérer que les propriétaires sont exposés à des besoins extraordinaires.
Piusieurs auteurs sont en conséquence d’avis qu’il est d’une bonne économie de mettre en réserve une partie de la possibilite, afin d'obvier à ces accidents et à ces besoins.
Les divers systèmes proposés à cet effet, reviennent, en définitive, à n’exploiter chaque année qu’une portion, le 4/10 par exemple, du volume qu’on pourrait prendre rigoureusement.
Je ne suis pas tout à fait partisan de cette mesure, qui ne peut que compliquer le plan d'exploitation, et qui me paraît en outre de nature à compromettre la régularité des exploitations et le rapport soutenu: la régularité des exploitations puisqu'elle expose à ne pas épuiser une affectation dans la période correspondante; le rapport soutenu, car si l’occasion d'employer la réserve ne se présentait pas, il faudrait bien pourtant l’exploiter, sous peine de prolonger la révolution au delà du terme reconnu le plus convenable.
Je crois qu’il serait peut-être plus raisonnable d'attendre qu’un déficit se produisit dans le matériel exploitable, pour y remédier par une réduction proportionnelle de la possibilité annuelle.
Cependant je ne voudrais pas qu’on inférât de ces paroles que
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Quand on a rempli le tableau spécial d’exploitation de la première période, on a complété la” série des documents nécessaires, pour assurer la marche des coupes d’une manière conforme au but de l'aménagement, et Je ne crois pas, contrairement peut-être à l'opinion de bon nombre de forestiers, qu'il soit convenable de soumettre les agents d'exécution à aucune autre prescription particulière à propos de cette marche. Tout ce qu'il est permis de faire. c'est, à titre de conseil, de leur désigner les parcelles qui, par suite de leur âge plus ou moins avancé, ou de leur état plus ou moins prononcé de dépérissement, devraient être exploitées avant les autres ; c’est aussi de leur indiquer quelles sont les circonstances climatériques ou autres qui demandent que l’on commence les exploitations par tel ou tel côté de l'affectation. Mais, je le répète, toute prescription rigoureuse à ce sujet serait inopportune et dangereuse.
Pour ce qui concerne surtout les coupes de régénération, il est de principe que les agents d'exécution doivent avoir la faculté de porter la hache dans les parcelles où ils le jugeront le plus urgent, de prendre la possibilité sous forme de coupes d'ensemencement, secondaire ou défimtive, dans les proportions qu'ils
je considère le rapport soutenu comme un dogme auquel on doit tout sacrifier. Je pense au contraire qu'il ya bien des circonstances où il ne faut pas hésiter à y porter atteinte. Il serait désirable par exemple que l’on püt, dans les forêts de chêne, augmenter les coupes après une abondante glandée, sauf à les suspendre plus tard, et, à ce point de vue, une réserve serait motivée.
croiront les plus convenables; et l’on ne pourrait démontrer la convenance de leur imposer des obligations à cet égard, qu'en prouvant en même temps que la durée de la période n'a pas été fixée d’après les règles que j'ai exposées ; qu'elle est plus longue, par exemple, qu'il ne faudrait, pour compléter la régénération naturelle de affectation correspondante.
Bien des gens se figurent que lorsque l’aménagement est fait, l'exploitation d'une forêt n’exige plus des agents locaux ni esprit d'observation, ni sagacité, ni intelligence. C’est là une grande erreur : pour se mouvoir dans le cadre très-large que leur fixe l'aménagement, pour se mouvoir avec le succès désirable, ces agents ont, au contraire, à accomplir une tâche difficile qui demande beaucoup d'activité, d'attention, et une expérience consommée.
Les coupes d'amélioration ne réclament pas autant de liberté d'action que les coupes principales. Ces coupes peuvent, la plupart du temps, être avancées ou reculées de quelques années, sans inconvénients graves; il y a donc des cas où il serait sans doute avantageux d’en fixer l'assiette sur le terrain, soit en se servant pour cela des limites des parcelles existantes, soit en partageant par portions égales et régulières chaque affectation.
Avant de m'occuper du plan d'exploitation dans les futaies qui ne comportent pas un aménagement normal, qu'il me soit permis de rendre hommage aux forestiers qui ont les premiers posé les bases de la méthode simplifiée dont je viens de développer le mécanisme et les précieux avantages : l’aménagement par case, c'est-à-dire fondé sur la possibilité par volume, calculée pour toute la révolution, était seul pratiqué et désespérait l’administration et les agents par des complications et des déceplions de toute sorte, lorsque MM. Lorentz et Parade ont exposé, dans leurs cours de culture, les principes qui devaient ramener la simplicité et l’ordre dans la gestion trèscompromise de notre sol forestier.
L'aménagement avait suivi, du reste, la marche habituelle de toutes les conceptions humaines : informes au début, elles passent presque toujours par une phase de complication; puis arrivent des esprits fermes et rigoureux, simplificateurs, qui les dégagent de toutes les superfétations, de tous les rouages inutiles et leur donnent la valeur pratique. C’est ce qu'ont fait, pour l'aménagement, MM. Lorentz et Parade, et la science leur est redevable, sous ce rapport, comme sous beaucoup d’autres, d'un progrès qui est destiné à exercer l’influence la plus heureuse sur l'avenir de nos forêts.