CAP ND
Étendue trop petite de la forêt.
La division d’une forêt en séries présenterait des inconvénients, si l’étendue de cette forêt n'était pas
assez grande, pour que celle de chaque série comportât une coupe annuelle qui pût se concilier avec l'intérêt de la reproduetion, celui de la surveillance et l’économie des exploitations.
Ainsi, pour ce qui concerne la reproduction, il est clair qu’une coupe d'une contenance donnée, soit dans les taillis, soit dans les futaies, aurait moins à souffrir du couvert des arbres voisins, que deux ou plusieurs coupes séparées, contenant ensemble le même nombre d'hectares, puisque ce couvert s’étendrait sur une surface rela!ivement moins grande dans la première que dans les autres.
Quant à la surveillance, la multiplicité des exploitations en augmente naturellement les difficultés.
Enfin, au point de vue économique, si la mise en
vente de coupes trop considérables a l’inconvénient de restreindre le nombre des adjudicataires qui peuvent y prétendre, il est, d’un autre côté, à remarquer que l'exploitation d’une coupe donne lieu à des frais généraux, indépendants de la quantité de bois à abattre, et qu'il importe beaucoup, tant dans l'intérêt du trésor que dans celui des adjudicataires, de ne pas multiplier ces frais sans nécessité.
Ex gences de l’assictte et de la vidange ces coures.
La division d'une forêt en séries présente des inconvénients, lorsqu'elle est inconciliable avec l'ap-
plication des règles sur l'assiette et la vidange des coupes.
Si on ne pouvait, par exemple, d'après la position respective des classes d'âge, composer deux séries qu’en les superposant sur une rampe escarpée, qui ne permettrait pas d'établir des moyens spéciaux de vidange pour la série supérieure, on manquerait évidemment de l’une des conditions nécessaires pour une utile distribution en séries.
ARTE CEE SRE