ET À L’ENTRETIEN
Surveillance. — Le service des forêts relatif à la surveillance laisse en général beaucoup à désirer, moins peut-être à cause de l'insuffisance du personnel, que par suite de la mauvaise organisation des triages. Dans certaines localités ils sont trop étendus ; dans d’autres ils ne le sont pasassez. Dans
les forêts domaniales, la contenance de chaque triage est en moyenne de 500 hectares. C’est une règle qui paraît adoptée par l'administration et qu’on applique sans tenir assez de compte, peut-être, des difficultés plus ou moins grandes de la surveillance. Il est cependant évident que les bois situés sur la rive d'une forêt sont plus exposés aux délits et plus difficiles à garder, que ceux situés au centre et dont on ne peut par conséquent sortir qu'en traversant les autres.
L'étude de l’organisation des triages rentre en conséquence dans les attributions des aménagisles. Ils proposeront aussi, s’il y a lieu, une augmentation du personnel; ils désigneront l'emplacement le plus convenable pour les maisons forestières qu'il pourrait être nécessaire de construire, et ils feront connaître le chiffre approximatif de la dépense. | Entretien. — Il ne suffit pas de construire des routes, il faut les entretenir, sous peine de perdre tous les fruits d’une dépense considérable. [| résulte des expériences faites par M. Morin, directeur du Conservatoire des arts et métiers, que si on représente par 1 la résistance présentée à une charrette par une bonne route empierrée, cette résistance devient égale à 4,35 pour une route empierrée, mais très-dégradée. M. Séguret a prouvé d'un autre côté dans les Annales forestières, que sur un bon chemin, le bois de chauffage peut parcourir en moyenne 32 lieues, sans que sa valeur soit absorbée par les
frais de transport, tandis que sur un mauvais chemin, il ne peut pas en parcourir plus de 5.
Le meilleur moyen, le plus efficace et le moins coûteux, de tenir les chemins en bon état, c’est de réparer immédiatement . les moindres dégradations qui s’y produisent. Pour cela, il faut des cantonniers. On en indiquera le nombre et on fera connaître aussi les frais qu'ils occasionneront.
Les routes et chemins ne sont pas les seules - choses qui demandent à être entretenues avec soin. Les fossés, les pépinières et les plantations réclament de leur côté des travaux, pour ainsi dire incessants, et il serait certainement fort utile d’avoir pour y procéder, des employés spéciaux. Dans tous les cas, ces travaux sont susceptibles d'entraîner chaque année des frais dont les aménagistes apprécieront le montant.
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