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DE L'EXPLOITABILITÉ. 69
> Ælle correspond à l’âge où l'accroissement annuel
devient égal à l'accroissement moyen.
- Ces trois propositions demandent ERA exp
eléioné : - :
- Sinous coupons un arbre par le pied, et si nous examinons les couches concentriques de la section transversale, nous reconnaîtrons que leur épaisseur,
-très-mince dans le principe, va en augmentant jus- :
qu'à une certaine distance du centre; puis reste à peu près constante pendant quelques années; et diminue enfin de plus en plus, au point de devenir à
-peine perceptible, à mesure que l’on se rapproche de -la circonférence. :
Les conséquences qu'il y a lieu de tirer de ces
Caractères, pour la détermination de l’exploitabilité correspondante à la production matérielle la plus con-
sidérable, sont évidentes pour un forestier; il n’en est pas de même pour les personnes étrangères à la sylviculture, et je crois que si on les interrogeait à ce sujet, elles ne répondraient pas, du premier coup,
d’une manière satisfaisante.
Ces personnes seraient probablement disposées à établir d’abord une relation directe entre les phases de l’accroissement en volume de notre arbre d’expérience, et les variations de l'épaisseur des couches
-concentriques; elles supposeraient volontiers, qu'à
partir du moment où cette épaisseur est devenue
—. constante, l'accroissement annuel est resté station-
naire. — Ce serait là une grave erreur : Varennes
- de Fenille a eu soin de la prévoir, en faisant remar-
quer qu’il faut se garder de confondre le grossisse-
ment avec l'accroissement annuel ; attendu que celuici peut ne pas cesser de grandir, tandis que l’autre diminue.
Mais, ce que les personnes en question auraient de la peine à comprendre : c’est qu’il y ait perte dans le rendement, quand on retarde l'exploitation jusqu’au terme de la végétation; c’est que, quelque petite qu’elle doive être, il y ait avantage à sacrifier l’augmentation de volume que la végétation des dernières années serait encore susceptible de procurer au propriétaire. Habituées à: n’envisager les arbres que dans leur individualité, au lieu de les ‘envisager dans une succession non interrompue et indéterminée de générations, il leur faudrait un certain effort de réflexion pour apprécier les conséquences de la solidarité qui existe entre ces générations, solidarité dont l'absence rendrait inintelligible la théorie du plus grand accroissement moyen.
- Enfin, cette solidarité consentie, et avec elle l'opportunité de renoncer aux dernières années de la végétation d’un arbre, parce qu’on est assuré de trou-
ver plus qu’une compensation dans la production de
celui qui le remplacera, il reste encore à démontrer que l’exploitabilité absolue tombe dans la phase descendante des accroissements annuels. Cette démonstration est facile : pour que l'accroissement moyen ne cesse d'augmenter, il suffit en effet que l’accroissement annuel soit plus grand que la moyenne des
accroissements annuels antérieurs ; or cette moyenne
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est nécessairement toujours plus petite que le plus grand de ces accroissements, puisqu'elle est fonction * non-seulement de celui-ci, mais, au même titre, des plus faibles, et entre autres, de ceux des premières années de la végétation.
Les deux premiers Bt que j'ai posés ne sont donc pas susceptibles d’être controversés; le troisième en découle logiquement, en forme le corollaire, et s’y arrêter serait faire trop peu de cas du temps de ses lecteurs.
Quelque simples que soient ces aphorismes, ils ne s’acceptent pas cependant, on vient de le voir, sans explications, et Varennes de Fenille, qui les a formulés le premier, a fait faire un progrès réel à la science de la sylviculture.
Toutefois, pour que ce progrès ne soit pas dépourvu d'utilité pratique, il est nécessaire d'admettre qu’en : conformité des lois qui régissent le monde organique, les arbres n'arrivent au terme de leur existence qu'après avoir traversé une phase de décadence; que leur force vitale et leur accroissement annuel, qui en est l'expression, ne vont pas en augmentant jusqu’au - moment où ils sont surpris par la mort; et que si leur végétation ne présente pas toujours les trois phases, ascendante, stationnaire, descendante, qu’on s'accorde généralement à lui reconnaître, elle présente au moins les deux extrêmes. Cette hypothèse est indispensable, et je ne sache pas, au surplus, qu'il ait été fait contre elle aucune protestation plausible.
Les principes qu’on vient de développer s’ap-
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pliquent aussi exactement aux arbres isolés qu'aux arbres en massifs aux bois aménagés qu'à ceux qui ne le sont pas.
On a prouvé par exemple que, pour les arbres
isolés, le plus grand accroissement moyen sé produit -
dans la phase descendante de l'accroissement annuel. On le prouverait de la même manière pour les massifs ; seulement, lorsque dans ces derniers, les éclaircies enlèvent périodiquement une portion des arbres sur pied, il convient de supposer qu'elles ont lieu par annuités ; ét l’on doit, surtout, tenir compte de leurs produits, dans la comparaison des accroissements de deux années consécutives ; car si on les négligeait, on arriverait infailliblement à un résultat tout à fait contraire à celui qu’indique le raisonnement.
. Quant à l'application aux bois aménagés des lois dont on n’a, jusqu’à présent, démontré la justesse que pour les bois qui ne le sont pas, elle est également incontestable : de sorte qu’étant données deux forêts de même étendue et dans des conditions semblables de végétation, partagées l’une en 60 coupes et l’autre en 420, la production de cette dernière,
quoique l’étendue de la coupe annuelle soit moindre :
de moitié, sera plus considérable que celle de la première, si le plus grand accroissement moyen ne se réalise qu’à l’âge de 120 ans. En termes plus précis, si ces deux forêts ont chacune 120 hectares, l’hectare qu’on coupera chaque année dans la deuxième, fournira plus de produits que les deux: hectares qu’on coupera chaque année dans la première.
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> On veut prouver ais l xnéniedent qui corres- “hs au maximum de l'accroissement moyen est celui qui procure le maximum de produits matériels.
* Soitn l'âge de la révolution , ve volume d’un hectare parvenu à cet àge.
- “Le plus grand accroissement moyen sera = de c la contenance de la forêt ; la cotes de la coupe
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: Mais 2 est le plus grand accroissement moyen; donc toute
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réroluuon n' n''.… plus grande ou pins petite donnerait un