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UD, accroissement — TS moindre que = 2 et en conséquence,
an 5 ét 8 une quantité C0 Tnt plus faible que c =
De moyens par lesquels on détermine l’âge qui ot à l’exploitabilité absolue.
… Voici des arbres isolés de la même espèce, placés dans des conditions identiques de végétation, “ mais ayant des âges différents. Prenons le plus âgé,
7h AMÉNAGEMENT DES FORÊTS.
concentriques, il nous sera facile de déterminer la grosseur qu'il avait aux diverses époques pour lesquelles nous voulons établir son volume. Ayant la grosseur, il nous faudra encore la longueur à ces mêmes époques. Si l’arbre est verticillé, cette longueur sera facile à trouver, puisque la distance entre deux verticilles successifs représente la pousse d’une année, et que pour avoir, par exemple, la longueur
de l'arbre il y a 10 ans, il suffira de retrancher de la longueur totale actuelle, celle des 10 derniers ver-
ticilles. S'il s’agit de bois feuillus, ce n’est que par des tâälonnements que nous pourrons arriver au but de nos recherches : ainsi, l'accroissement d’un arbre se constituant avec des couches annuelles: superposées, il est aisé de comprendre qu’en rognant suc- cessivement la tige, on augmentera successivement aussi le nombre des couches concentriques de. la section; et qu’à l’apparition de chaque couche nouvelle correspondra la hauteur à un âge qu’on déterminera sans peine, puisqu'on connaîtra l’âge actuel. Nous pourrons donc nous procurer les deux éléments, longueur et épaisseur, relatifs à un âge quelconque, et, avec ces deux éléments, calculer le volume de la tige de notre arbre à cet âge, en le considérant soit comme cône, soit comme cylindre. Des facteurs de conversion que nous établirons par les procédés qu’enseigne la stéréométrie, nous fourniront le volume réel, et il ne nous restera plus qu’à diviser le volume trouvé à différents âges par ces âges mêmes, pour distinguer en comparant les
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DE L'EXPLOITABILITÉ. 75
quotients, l’âge du plus grand accroissement moyen. * Pour plus de sûreté, l'opération que je viens appliquer à un arbre, on l’applique à plusieurs, “ on prend ensuite la moyenne des accroissements moyens maxime. | Voici maintenant des arbres en massif: € rest + un taillis dans lequel il n’y a pas lieu de faire des coupes intermédiaires, c'est-à-dire des nettoiements ou des éclaircies. On pourrait déterminer l’âge de l’exploi- fabilité absolue par le même procédé. Mais comme pour diminuer les chances inévitables d’erreur que Von court toujours, lorsqu'on applique à un trèsgrand nombre d'arbres les lois d’accroissement constatées sur une partie seulement d’entre eux, il faut que cette partie soit par rapport au tout la plus grande - possible ; et comme, dans un massif, cette considération entraînerait l’abatage d’un trèsgrand nombre de sujets, on emploie le procédé suivant qui est moins compliqué, plus expéditif, et sou- . vent plus sûr.
Au lieu d’expérimenter sur des arbres isolés, on “expérimente sur des portions du massif. On choisit donc, dans des conditions régulières de végétation, des places d'essai, différentes par l’âge, mais sem- -blables quant aux autres éléments de la production. - On cube les volumes qu’elles contiennent, et l’on divise ces volumes par les âges correspondants. Cette méthode est celle qu’on ne peut se dispenser d'employer dans les massifs, soit en taillis, soit en futaie, qui sont assujettis à des nettoiements et
éclaircies périodiques ; seulement, on a soin d'ajouter au volume de chaque place d'essai, celui des coupes intermédiaires effectuées précédemment; de sorte que si des éclaircies avaient eu lieu tous les 10 ans, à partir de 20 ans, il faudrait ajouter au volume des bois de 30 ans, le produit d’une éclaircie (à 20 ans), au volume des bois de 40 ans, les produits de deux éclaircies (à 20 et à 30 ans), etc. Les quotients de ces sommes par les âges actuels exprimeraient les
accroissements moyens, et au plus grand de ces quo-
tients correspondrait l’âge le plus FOIS de celui de l’exploitabilité absolue.
Les opérations que je viens de décrire tHÉDAREE dement sont simples en théorie. Dans la pratique, elles rencontrent de grandes difficultés causées principalement par l'embarras de trouver des portions
de massifs qui soient dans un état de régularité
convenable, et dans des conditions de végétation semblables à celles des peuplements, auxquels devraient être appliqués les résultats des expériences dont elles auraient été l’objet.
L’exploitabilité relative aux plus grands produits
matériels varie pour une même essence, suivant les sols, les climats, la situation, etc., toutes choses trèsvariables souvent de leur côté, dans la même forêt. Il n’est pas aisé de discerner l’état moyen au milieu de ces variations, et c’est cependant de la découverte de cet état moyen que dépend le succès des essais. Toutefois, il n’y à pas de difficulté insurmontable pour la sagacité d’un forestiér qui a du coup d'œil
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li DE L'EXPLOITABILITÉ. :
etqui est expérimenté, lorsque les peuplements présentent les éléments indispensables sous le triple + rapport de la régularité, de la consistance des massifset de la gradation des âges. C’est là malheu- reusement ce qui manque en France à presque toutes nos futaies. Aussi est-il bien peu de futaies dans lesquelles l’âge d'exploitabilité puisse être fixé « d’après des bases certaines. Pour nos taillis, la « recherche des lois d’accroissement est plus facile. “ Pourtant elle n’a été faite que très-exceptionnellement. * Nous verrons au surplus qu’elle est bien loin d’avoir une aussi grande importance que dans les futaies. … Des tables de production résultant d'expériences effectives et qui indiqueraient, pour des conditions déterminées de végétation, la marche que suit l’ac- croïssement des principales essences de notre sol | forestier, constitueraient un précieux document, et il serait très-désirable que l’on s'en occupät. L'admi- nistration seule pourrait entreprendre un travail de cette nature. Ce ne serait, il est vrai, pas trop d’un siècle pour le terminer; mais les résultats immédiats auxquels l’état actuel de nos forêts permettrait d'arriver, auraient déjà un grand intérêt et une . grande utilité pour la détermination de l’exploitabilité “ dont nous nous occupons en ce moment. Ces études … que je conseille, l'administration forestière badoise « les a commencées depuis longtemps dans les forêts “. dont la gestion lui est confiée. Elles ne sont donc - pas impossibles.
“ Mes lecteurs s’effrayeront peut-être de la mul-
titude de comptages et de calculs que semble comporter la recherche de l’exploitabilité absolue, et se défieront de la possibilité d'arriver dans ces évaluations à un degré suffisant d’exactitude. De telles appréhensions ne seraient pas fondées : dans la pratique, la phase de la végétation sur laquelle portent les expériences est singulièrement réduite, soit par le choix du mode d'exploitation, soit par les exigences de la culture ; et pour ce qui est de la précision des cubages, ceux-là seuls pourraient en douter qui ignorent les procédés de Ja dendrométrie. L'emploi de ces procédés peut être expéditif et certain, comme le prouvent les exploitations faites dans diverses forêts, conformément à la possibilité résultant des cubages de l'aménagement. Ainsi, dans la forêt de Haguenau, le produit des coupes de la première. décennie a cadré parfaitement avec la possibilité déterminée par l'aménagement. Il en a été de même dans la forêt de Cerisy (Manche), et il en sera de même toutes les fois que les comptages et cubages seront faits par des agents attentifs.
Au reste, on aurait grand tort de contredire l’utilité d’un principe, en alléguant les difficultés de son application. En sylviculture, comme dans toutes les sciences et dans tous les arts spéciaux, la pratique: parvient rarement à réaliser, à appliquer exactement, complétement, les enseignements de la théorie. Ce n’est pas une raison pour qu'elle les repousse, et celui qui s’inscrirait en faux contre les principes de l'aménagement des forêts, par cette seule raison
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qu'ils ne trouvent pas toujours leur application, ne serait pas plus sage que-le mécanicien qui nierait l'utilité de la mécanique rationnelle, parce que les
données qu’on y puise sur la résistance des maté-
riaux, ne sont pas toujours d’accord avec le résultat des épreuves que l’on fait subir à ces derniers.
ST Utilité pratique de l’exploitabilité absolue.
: J'ai fait remarquer, au début de mon travail, que le profit qu’on pouvait retirer de l’exploitation forestière, servait de fondement aux règles qui régissent cette exploitation. Mais il n’y a profit que là où il y a utilité produite, et comme je n’ai pas tenu compte jusqu'ici de cette utilité, on pourrait douter de l’op-
. portunité des longues considérations dans lesquelles
je suis entré, au sujet d’une exploitabilité dont les avantages, pour la satisfaction de nos us) n’ont pas encore été développés.
La quantité plus ou moins grande des produits
* matériels qu’un bois est susceptible de fournir annuellement, serait dépourvue de tout intérêt, si
elle était indépendante de l'utilité et de la valeur de ces produits ; elle ne mérite d’être prise en considé-
“ration que parce qu'elle a des rapports plus ou moins
directs avec cette utilité et cette valeur ; on s’étonnera donc peut-être que je n’aie pas pris ces rapports pour point de départ de mes études.
Je ne l’ai pas fait, parce que j'ai présumé que la clarté de mes déductions en souffrirait.
Je reconnais, sans doute, que réduite à ellemême, envisagée isolément, la théorie de lexploitabilité absolue serait une pure abstraction comparable à un chiffre qu'on aurait séparé de l’objet auquel il empruntait sa signification ; mais nous verrons plus tard que l'utilité et la valeur des produits ligneux sont, dans beaucoup de cas, proportionnelles à leur quantité, et qu’en conséquence, la théorie de l’exploitabilité absolue est souvent admissible. Elle exige d’ailleurs qu’on précise la marche de la végétation, qu’on en fasse connaître les lois et les résultats matériels, et ce sont là des données dont on ne saurait se priver, quels que soient le but que l’on se propose et les moyens que l’on préfère pour y arriver. Il n’était point, enfin, sans importance d’avoir un terme de comparaison aussi fixe que possible pour les exploitabilités de différentes natures que j'avais à étudier, et il n’en existait pas, ce semble, de meilleur que l’exploitabilité absolue.
ARTICLE II