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Quant aux réserves, on en multipliera naturellement plus ou moins le nombre et les classes, selon l'espèce de produits qu’on voudra. en retirer; mais de quelque manière qu'on s'y prenne, on ne parviendra jamais à leur appliquer un règlement d’ex-, ploitation rationnel, au point de vue économique; puisque leur destination, en tout état de cause, est * d'être exploitées à des âges différents qui ne sauraient être avantageux au même degré ‘:
- Le taillis composé, peu recommandable sous le: | Fe cultural, l’est peut-être moins encore sous le rapport économique.
… Je términerai ce que j'ai à dire sur l'exploitabilité par la récapitulation des desiderala que comporte cette grande question.
ds ARTICLE. V..
DES MESCRES A PRENDRE POUR ASSURER LA APE RET I ENTeE « DE L'EXPLOITABILITÉ.
- Nous avons reconnu que l'absence de tables . d'expériences sur l'accroissement et les propriétés physiques des bois rendait presque impossible la : détermination ‘rigoureuse de l’exploitabilité.
* En effet, dans l’état actuel des choses, on est
1. Consulter, sur l’exploitabilité des taillis composés, le Cours d'aménagement de M. Nanquette, p. 65 et suivantes. On y trouvera d'excellents conseils. (Note de la deuxième édition.)
obligé de recourir, pour se faire une opinion sur le rendement futur dans un temps donné : soit à des expériences individuelles qui sont sans signification pour l’exploitabilité absolue, qui ne peuvent servir tout au plus que pour l’exploitabilité relative aux produits les plus utiles ; soit à des cubages de massifs choisis dans la forêt même que l’on aménage, et s’éloignant plus ou moins de l’état régulier ou normal, végétant en tout cas dans des conditions différentes. Toutes ces expériences ne peuvent fournir que des résultats très-douteux. Il faudrait donc commencer | en France, et les commissions d’aménagement se= raient pour cela d’un grand secours, des expériences sur l’accroissement et l'utilité des bois, d’après une méthode bien définie. On ne saurait assurément avoir: la prétention de constater les phases de l’accroissement et les qualités de chaque essence, suivant les mille conditions particulières, exceptionnelles, dans lesquelles elle pourrait se trouver. Parmi ces conditions, on devrait ne choisir que les plus tranchées, les plus caractérisées, eu égard au climat, à l’exposition, au sol. Je place le sol en dernière ligne, parce qu’il est établi que les soins ultérieurs et l’amendement qui.en résulte, tendent à effacer les différences. de qualité et de fertilité que semblerait impliquer la diversité de ses éléments constituants et primordiaux. Quels que soient au contraire ces soins, on n’arrivera jamais à obtenir dans un climat sec et froid une production aussi rapide que dans un climat chaud et. humide. On ne fera jamais que, sous le même climat,
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la croissance ne soit pas plus rapide à l'exposition du nord parce que l'humidité y abonde, qu’à celle ‘du midi parce que la chaleur y.est trop intense par
* rapport à l'humidité.
Si l’on avait en France, suivant la latitude, l’altitude, l'exposition, la nature géologique du sol, pour chaque essence principale, des résultats d'expériences, indiquant, par périodes de 20 et même de 10 ans, l'accroissement possible de cette essence en quantité et en qualité, on pourrait fonder les plans d'exploitation sur des bases à peu près certaines et rationnelles. Jusque-là on ne fera guère que de
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