‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 4)Chapitre 58 sur 112 · RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

Résumons-nous : | L'abatage à l’âge d’exploitabilité, L'application des règles sur l'assiette des coupes, La réalisation d’un rapport annuel et soutenu, Tels sont les résultats que l’on doit se préoccuper d'assurer dans la formation du plan HAE NEE du taillis simple.

Plusieurs causes peuvent s’y opposer :

1° La situation relative des parcelles d’âges différents; -2° La différence des âges d’exploitabilité des peuplements de ces parcelles; 3° Le défaut de gradation dans les âges ;

hs L'inégalité dans. les puissances ve.

un parcelles.

. Les deux premières causes contrarient l'obtention ‘à deux premiers résultats ; le fâcheux effet de. Y une d'elles, la seconde, est irrémédiable : lorsque J'exploitabilité n'est pas la même pour toutes les parcelles, il n’est pas possible de les faire arriver en tour d'exploitation à l’époque correspondant à cet âge, sans s’écarter des prescriptions des règles d’assiette, et vice versd; aussi, doit-on s'abstenir de comprendre dans le même aménagement des peuplements exploitables à des âges différents. Quant aux obstacles qui proviendraient de la situation relative des parcelles, on les surmonie en se condamnant à une, perte temporaire d’accroissement; et comme, dans les taillis, la révolution n’est pas assez longue pour que cette perte soit jamais bien considérable, on néglige ordinairement de la répartir sur plusieurs révolutions, à moins que l'intérêt de la reproduction ne le réclame.

.: «Les autres causes qui intéressent particulièrement le rapport soutenu, exigent aussi des sacrifices d’ac- croissement : ainsi, pour rétablir dans les âges la gradation convenable, il est nécessaire d’exploiter, une ou plusieurs fois, un nombre plus ou moins grand de parcelles, soit avant, soit après l’âge d'exploitabilité ; mais, par la raison que je viens de donner, il est rare que l’on ne puisse pas, à cause des pertes qui en résulteraient, procéder immédiate ment à l'établissement de l’ordre définitif.

Pour ce qui est de l'inégalité dans les puissances productives des parcelles, elle tient à plusieurs circonstances plus ou moins dignes d'attention, et qui se partagent en deux catégories bien distinctes :

Les unes sont accidentelles et temporaires, les autres sont permanentes.

Si l’on tenait compte des premières, on nuirait infailliblement à la régularité des exploitations, laquelle est très-importante à obtenir; on retarderait la réalisation de l’état normal, résultat non moins désirable. On ne doit donc, en principe, attacher de l'importance qu’aux différences qui porteraient sur la nature des essences, sur leur exploitabilité, sur la qualité du sol, sur la nature du climat, et qui seraient susceptibles d'entraîner des variations sensibles dans les produits annuels. Pour les taillis, ces variations sensibles se présentent rarement, et quand elles se présentent, la division de la forêt en séries ‘ permet presque toujours d'y obvier et de se dispenser des calculs très-incertains que nécessiterait la détermination de contenances inversement proportionnelles à la puissance productive. — De sorte que, en définitive :

Lorsqu'on veut régulariser l'exploitation d’une forêt traitée en taillis simple, on se borne ordinairement à la partager en coupes régulières, d’égales contenances, exploitables de proche en proche, dans le sens prescrit par les règles d’assiette.

C'est en cela que consiste l’opération essentielle

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