Voir la quatrième étude
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de l'aménagement, et mes lecteurs, qui ne l’ignorent
. pas, auront été peut-être surpris des longs dévelop- pements et des hypothèses plus ou moins vraisem-
blables, dont j'ai fait précéder cette conclusion ; ils
se seront dit plus d’une fois : Est-ce que l’on se
donne tant de peines pour former le plan d'exploita-
tion d’un taillis ? est-ce qu'on y met tant de façons ? Je dois répondre à ces objections :
Les diverses combinaisons que j'ai exposées ne sont point restées à l’état de pures spéculations; on les a pratiquées, on les pratique encore, même dans les taillis. Toutefois, leur utilité, pour les peuplements de ce genre, est souvent contestable, et si, malgré cela, je les ai étudiées avec une attention qui peut, au premier abord, paraître superflue, c’est parce que je me préoccupais de leur application dans les forêts soumises aux autres modes de culture. En traitant de l'aménagement des futaies, nous retrouverons les exigences que nous avons rencontrées dans celui des taillis. Nous les retrouverons agrandies, et nous reconnaîtrons que pour y satisfaire, dans la forma-
- tion du plan d'exploitation, il est souvent nécessaire . de recourir aux combinaisons dont il s’agit.
Parmi les suppositions qui auront probablement le plus étonné ceux de mes lecteurs qui ne considèrent que le côté pratique des choses, il en est deux surtout qui ont dû les frapper :
: J'ai, par exemple, admis la possibilité de distinguer dans la description spéciale et dans le parcellaire qui l’accompagne, les peuplements dont les âges ne
diffèrent que d’un an. J'ai admis, en outre, que le parcellaire pouvait être assez détaillé pour que — coupe contint plusieurs parcelles.
Ces suppositions, évidemment forcées ‘, avaient pour but de faciliter mes démonstrations, de rendre plus intelligible, en le complétant, le mécanisme de la formation du plan d'exploitation. Pour faire comprendre ce mécanisme, il ne fallait pas seulement le réduire à la plus simple expression, en l'étudiant dans les taillis ; il fallait supposer toutes les conditions propres à mettre en évidence jusqu'aux plus pére de ses rouages.
En théorie, on est absolu, on ne recule dééinl aucune hypothèse, lorsqu’elle est utile à une démonstration, et qu’elle n’est pas d’ailleurs manifestement contredite par la nature des choses.
En pratique, on fait ce que l’on peut, dans l’ordre des choses réellement utiles; mais pour ne point se tromper dans le choix des choses possibles et utiles, il est indispensable d’être pénétré de tout ce que comporterait l'application rigoureuse de la thiorie.
En réalité, on ne s’attache pas, je l'ai déjà dit, dans la division d'une forêt en parcelles, à ces nuances à peine perceptibles qui résulteraient de l'accroissement d’une année en plus ou en moins. En réalité, on fait ordinairement ces parcelles assez grandes pour que l’on puisse en former plusieurs