PNEU TS
Il semble que ce sont là des principes auxquels il n'y a rien à objecter, et pourtant que d'étonne-
. ment ne provoquent-ils pas tous les jours ! Il n’est
pas rare de voir des forestiers, très-estimables d’ailleurs, se récrier très-sincèrement, lorsqu'on les invite à pratiquer une coupe d’'ensemencement dans une futaie qui est plus ou moins éloignée d’avoir atteint son plus grand'accroissement moyen. C’est qu’ils ne comprennent pas qu’au-dessus des besoins du peuplement dans lequel la coupé a été assise, il y a ceux de la forêt envisagée dans son ensemble, et ils voudraïent exploiter, ils exploitent trop souvent ce peuplement de la manière qu'ils jugent la-plus convenable, en égard aux circonstances présentes, sans examiner s'ils obéissent ainsi aux PRES de l'aménagement.
Ces erreurs sont fréquentes; elles proviennent soit d’un défaut de portée dans les vues, soit d’une étude incomplète de l'aménagement que l’on est chargé d'exécuter ; il y a, dans tous les cas, d’autant plus à les redouter qu’elles ont souvent leur point de départ dans un fait sainement apprécié. Les praticiens principalement sont enclins à les commettre, parce qu'ils ont l'habitude de considérer les faits en eux-mêmes ou dans leurs conséquences immédiates et locales : ils n’apprécient que ce qui est sous leurs veux; les : circonstances extérieures et médiates leur échappent.
Mais il est évident que si l’on ne consultait, pour se diriger dans le martelage d’une coupe, que l'état actuel du peuplement, on ne pourrait que per-
pétuer le désordre dans une forêt, ou l’y mettre s’il n’y était déjà. Aussi ne connais-je pas, dans le contrôle que l'administration supérieure est. appelée à exercer sur la gestion de ses agents, d'objet plus important que celui qui concerne l’applicätion des plans d'exploitation adoptés par elle.
Les agents n’ont pas toujours l'intelligence ds sacrifices qu’il convient de faire à la régularisation de la marche des exploitations. Quand:ils ont une coupe à effectuer, ils se dispensent volontiers de porter leurs regards au delà de l’enceinte de cette coupe. Is ne sont pas, d’ailleurs, plus que les autres hommes, inaccessibles aux tentations de la critique, et ils ont bientôt dit : On veut que nous fassions une coupe d’ensemencement ici; mais c’est absurde : les bois sont encore trop éloignés d’avoir alteint l’âge d’exploitabilité; ou bien : On nous condamne à sacrifier ce beau repeuplement, en nous empêchant de le dégager du massif qui le domine ; mais cela n’a pas le sens commun, ce massif est exploitable, il faut se dépêcher de l’abattre. Et c’est par des considérations de ce genre qu'on bouleverse les aménagements, qu’on compromet l'avenir, et qu'en croyant bien faire, on ne fait pourtant qu'empirer les choses.
Revenons à notre classement.
Lorsqu'on a arrêté son opinion sur les és d’assiette dont l’application à la forêt que l’on aménage est nécessaire; lorsqu'on s’est fixé sur les dispositions qu’elles réclament, on s’y soumet rigou-. reusement dans la formation des affectations, ce qui
S'S ant ANR agree
veut dire'que l’on ne s'arrête ni au désaccord existant eùtre l'âge d’une parcelle:et le rang: de:lä*période à laquelle il y a lieu de l’affecter, ni aux sacrifices
accroissement qu TE en être la consé-
quence. : RC # cel 8, #h F: OC} Mais ce n’est pas: dre ai ‘une Met, pour
que l’on soit ensuite forcé de régénérer tous les boïs, dans là période correspondante à l'affectation dont ils font partie. Je montreräi comment, dans la prémière révolution,-on est amené exceptionnellement à régénérer, en même témps que l’affectafion de la -période dans laquelle on'se trouve, des parcelles 7e sppars tiennent à d'autres affectations! 1
J'admettrai, jusqu’à nouvel ordre, qe çetté ReA gation..ne doive pas résulter des! modifications apportées au! tableau ‘des affectations, pour le‘ rendre conforme aux règles d’assiette,et jervais voir quelles sont:celles que le rapport soutenu: 'epoufrait dé son
côté motiver. i Dre 2 LU q À) 19 l5qé i | out 49 51 EPL F3 ; 2 f He x hr # mise. dr iv 55e
Ferration des affectations conformément aux exigences
2JENOIQS 29! En Fan Eten 281 ne >. . n + Tr: 4h
| outes les sesitée MERS Der té dé, étain exploitables dans la: même période, forment ce que . l’on ‘appelle une classé d'âge. Une! forêt :normale exploitable dans une révolution partagée en cinq * périodes, doit donc: comprendre cinq classes d'âge;
distinctes. Cette dénomination de classe d'âge,
appliquée aux bois compris dans la même affectation, mérite d’être conservée, parce qu'elle est caractéristique.
L'aménagement à pour objet de rendre l'état respectif des classes d'âge aussi satisfaisant que possible. Pour qu’une forêt se trouve sous ce rapport dans toutes les conditions désirables, il faut : 4° que les classes d'âge y soient en nombre égal à celui des périodes de la révolution; 2° que la disposition de ces classes sur le terrain ne contrarie pas l’application des règles d’assiette ; 3° qu’elles aient la même puissance productive, en ce sens qu’elles soient susceptibles de fournir, à l’époque où elles arriveront en tour d'exploitation, le même volume.
Lorsque ces conditions n’existent pas, il s’agit de les établir, et c’est précisément là le résultat que doit avoir le plan d'exploitation.
Je ne laisserai jamais échapper l’occasion de rappeler ces principes, parce qu’ils doivent former la préoccupation constante de l’aménagiste, et que lorsqu'on ne les perd pas de vue, on est certain d'arriver au but.
Quand on a classé les parcelles dans les colonnes des périodes, en se conformant aux exigences de l’exploitabilité et des règles. d’assiette, il suffit de jeter un coup d'œil sur les totaux de ces colonnes pour juger si la forêt que l’on veut aménager, est ou n’est pas susceptible d’un rapport périodique; et il n’y a.pas non plus de longues réflexions à faire pour reconnaître si, ce rapport périodique étant
F À $ æ | G Le
“péalieabie, il est possible de le Bros soutenu, c'està-dire constant. se
Que mes lecteurs veuillent bien ne pas oublier que dans ce moment je ne m'occupe que des affectations ; que je les assimile à des coupes de taillis; que la période remplace l’année, et que, d'après l’hypothèse dans laquelle je me suis placé, le classe- “ment des parcelles, conformément aux règles d’as-
‘sielle, n’a pas eu pour effet d'augmenter l'écart qui
doit normalement exister entre l’âge qu'ont les bois actuellement, et celui qu’ils auront lorsque l’affectation à laquelle on les a rattachés, arrivera en tour d'exploitation.
+ Cela étant bien compris, si aucune classe d'âge ne fait défaut, on en conélura qu’il existe les éléments indispensables à une suite non interrompue d'exploitations périodiques. Dans le cas “contraire, on avisera aux moyens de suppléer les classes d'âge absentes par des emprunts faits aux classes exis-
“ante<, et c'est alors qu'il sera utile de se rappeler les règles que j'ai énoncées dans le chapitre relatif ‘aux taillis.
D’après ces règles, des exploitations annuelles ne peuvent être entreprises et continuées sans interruption que lorsqu'il y a des parcelles exploitables, des parcelles assez jeunes pour atteindre, sans dépérir, le terme de la révolution, et des parcelles intermé- ‘diaires telles que la différente d'âge la plus grande entre deux peuplements à exploiter successivement, ne dépasse pas le double de l'écart tolérable entre
l’âge d’exploitabilité et l’âge de l’exploitation, écart qui, dans aucun cas, ne doit être assez grand |lui-
même, pour compromettre la régénération naturelle:
des massifs. | b ap
À l’aide de ces règles fôrt simples, on parviendra sans beaucoup. de peine à remplir, autant que possible, les lacunes qui s’opposeraient à la. périodicité des exploitations. Si c’est l’affectalion de la première période, ou, en d’autres termes, la première classe d'âge qui manque à l'appel, on pourra la remplacer par une partie de la deuxième classe d'âge et une partie de la dernière; si c’est la troisième classe d'âge, on pourra la remplacer par une partie de la deuxième et une, partie de la quatrième; mais :ces transpositions devront se faire desproche en proche, avec des peuplements contigus, de manière à ne pas déranger les dispositions prises conformément aux règles d’assiette, et à reculer, plutôt qu'à avancer, l'épaane de E © exploitation effective des peuplements. (
Ce qui manque ordinaïrement dans nos: forêts, ce ne sont ni les bois exploitables, ni les bois des. der nières périodes, ce sont les bois d'âge moyen..La - substitution de: la méthode du réensemencement naturel et des éclaircies périodiques au régime à.tire el aire, substitution qui. remonte à une cinquantaine d’années, est en partie la cause.de cet état de choses. Dans les coupes de régénération, auxquelles. ils ont procédé, les, agents. n'ont; pas toujours pris: les mesures, nécessaires pour. assurer ile repeuplement naturel, etils ont laissé s *accumuler les coupes d'en-
DNS RC cd dd
barres
L'ud: -c'emat; d épssdé
semencement, dans l’attente d'un repeuplement que
Chaque nouvelle année de retard rendait plus impro-
bable. Dans les coupes d'éclaircie, ils ont trop généralement cédé au désir de procurer des produits au Trésor, en faisant disparaître les vieux arbres de préférence aux jeunes. On ne saurait leur en vouloir, puisque l'absence de tout plan d'exploitation ne leur permettait pas de se guider dans ces opérations ; d’après la composition et la distribution des classes d'âge, et qu’en outre, parmi les sujets qui rompent la régularité d’an peuplement, les plus gros sont naturellement ceux qui attirent le plus l'attention, et dont l'enlèvement paraît à priori le plus — Le rapport soutenu serait assuré par période, si lé$ parcellés à exploiter dans chacune d’elles, c’està-dire les affectations de ces périodes, occupant d’égales contenances, renfermaient des massifs, similaires quant aux phases probables de leur développement, et gradués quant à l’âge, de manière à être ni plus ni moins âgés les uns que les autres, lorsqu'ils arriveraient en tour d’exploitation.
‘Mais ces conditions favorables ne se rencontrent jamais, et on doit dès lors se demander s’il ne convient pas de donner aux affectations des contenances inégäles, afin de corriger l'inégalité de puissance productive des parcelles qui les composent.
Les facteurs dont on se sért pour faire ces sortes de corrections :ne sauraient, comme je crois l’avoir prouvé, se déduire de l'appréciation directe des élé-
Tee
ments qui concourent à la production, tels que le sol,
l'exposition, le climat, l’essence, l’état plus ou moins
serré, etc. Ils se déduisent des renseignements que. l’on possède, sur la production effective de peuple-
ments, placés dans les mêmes conditions de VAESHHIORE,
que ceux de la forêt qu'on aménage.
Or j'ai fait observer, en traitant. du plan d’ Hs tation dans les taillis, qu’en allant à la recherche de ces peuplements comparables, on se lançait dans des difficultés d'appréciation très-nombreuses, très-délicates, presque insurmontables ; et ce, pour n’obtenir souvent qu’un très-mince avantage, et perpétuer dans les classes d'âge une fâcheuse inégalité.
J'ai donc émis l'opinion que les procédés indiqués pour rendre les contenances des affectations inversement proportionnelles à leurs facultés productives, avaient une valeur pratique: fort contestable,
Je maintiens cette opinion.
Mais la question est grave: on me nérdonaërs d'insister. Il s’agit de détruire des préjugésenracinés, des illusions généralement répandues.
Je veux prouver qu'à raison de l’ incertitude des moyens d'appréciation dont on dispose, il convient d'adopter comme règle générale, pour les affectations, des contenances égales.
Je dirai ensuite dans quelles circonstances parti-
culières et dans quelle mesure, les SKSAR AR à cette règle peuvent être admises.
… À: Des motifs qui doivent faire adopter en général, pour les affectations, des contenances égales. — Mon-
trons de nouveau d’abord que les méthodes prétendues différentes, par lesquelles on a cherché à déterminer les contenances inversement proportionnelles à la productivité du lieu d'habitation, reviennent toutes à fixer par hectare le produit de chaque parcelle pour le moment de son exploitation; à comparer ce produit à un terme commun, et à faire figurer les parcelles dans le plan d'exploitation pour des contenances qui soient, avec les contenances réelles, dans un rapport inverse de celui trouvé entre la production présumée de chaque parcelle, et la production adoptée pour terme commun de com- Pen
: En effet, voici en quelques mots ce qu ‘indiquéot les auteurs qui se sont occupés de résoudre le problème dont il s’agit.
Ceux-ci veulent : 4° que l’on détermine le volume actuel de chaque parcelle ; 2° qu'on y ajoute celui dont elle sera susceptible de s’accroître, en supposant qu'élle reste encore sur pied jusqu’au milieu de la
période à laquelle elle est provisoirement affectée;
8° que l’on porte ces volumes dans la colonne ouverte à ladite période; 4° que l’on procède enfin à l'égali- . sation des totaux des périodes par des transferts de volümes de la colonne la plus riche dans celle ‘qui l'est le moins, en ayant soin de tenir compte des. diminutions ou des augmentations que l'accroissement pourrait subir par suite de ces transferts.
- Ceux-là comparent la production présumée par hectare de chaque parcelle, au moment fixé pour son
exploitation, à une production arbitraire. quelconque prise pour type et terme commun de comparaison; ils multiplient la contenance réelle de chaque parcelle par le rapport numérique qui résulte de cette comparaison; ils substituent ces contenances fictives aux contenances réelles dans les colonnes des périodes, et ils procèdent enfin à l’égalisation des totaux de ces colonnes par des transpositions qui, au lieu de porter sur des volumes, comme srene ee> RENE sur des contenances. FE PISE Enfin, d'après d’autres auteurs, Jess étémotts de la production d’une parcelle étant pris pour unité; on établit les rapports qui existent entre cette unité.et la puissance des éléments de production des autres parcelles, et on fait de ces rapports le même ae on des rapports précédents. | | Ces trois manières de procéder s'appuient éviderment sur la même base, et la première ne se distingue des deux autres que parce que la production à laquelle on compare toutes les autres, est la production elfective moyenne au ion d'être une ae arbitraire. | Dans tous les cas, ” c'est le seul point Spa. il s’agit de prévoir plus ou moins longtemps à l'avance le produit que donnera un peuplement lors de son'exploitation. C’est là qu'est la pierre d’achop= pement, qu'est la difficulté, difficulté qu’on peut dissimuler, mais qu’on ne saurait éluder, et qui reste toujours aussi grande, quel que soit le moyen dont on se serve pour la surmonter. |
ns dut, d'OS à Ep LEE
Ainsi, par Jestonhéyi quand, pour déterminer la production ultérieure de-chaque parcelle, on calcule : 4° le volume actuel: qu'elle contient ; 2° le volume dont elle s’accroîtra; on a recours à des movens qui peuvent dissimaler, mais qui, en réalité, ne diminuent pas les difficultés inhérentes à cette détermination.. Sans doute, le volume actuel est appréciable d’une manière suffisamment exacte, lorsqu'il s’agit d'un peuplement dont tous les sujets sont assez forts pour être cubés. individuellement. Si ce peuplement.est âgé, on peut également, sans s’exposer à de;:grandes erreurs, se baser sur son accroissement moyen antérieur, pour apprécier son- accroissement futur; mais ce n’est pas pour les parcelles qui sont destinées. à être exploitées prochainement, que la recherche du produit qu'elles donneront est embarrassante;, c'est pour celles qui ont encore à rester longtemps sur pied; et, plus les bois sont jeunes, plus on risque de se tromper, soit dans l'estimation du volume actuel, soit surtout dans l’appréciation de laccroissement futur : dans l'estimation du volume actuel, par suite de l'impossibilité de procéder à un cubage individuel de tous les sujets qui composent
. le peuplement; dans l'appréciation de l'accroissement
futur, parce que l'accroissement moyen acquis diffère d'autant plus de l'accroissement moyen à acqué- : rir, que les bois sont plus éloignés de la phase de leur plus grand, développement, et que d’ailleurs, les: chances d'erreur qui accompagnent les calculs sur l'accroissement, augmentent nécessairement avec
le nombre d'années sur lequel portent ces calculs.
Aussi, pour les jeunes bois, est-on forcé de recourir à des tables de production ou à des peuplements exploitables et placés dans les mêmes conditions de végétation que ceux dont on s'occupe.
On n'échappe pas non plus à cette sécontité] lorsqu'au lieu de comparer les productions, on prétend arriver au même résultat en comparant les circonstances sous l'influence desquelles elles sont appelées à se réaliser. Si le lecteur veut bien se reporter aux observations que contient à ce sujet le chapitre sur les taillis, il y verra que cette prétention ne saurait être prise au sérieux que par les gens qui se payent de mots ; que substituer la cause à l’effet dans l'énoncé du problème à résoudre pour déterminer la puissance productive des parcelles, ce n’est pas simplifier la question, c’est, au contraire, la compliquer sans faire disparaître aucune de ses difficultés; car, dans l'étude des phénomènes de la végétation, les causes ne s’apprécient que par les effets.
Voici un sol quelconque, mettez-le entre les mains d'un chimiste ; il n’y découvrira pas, quelle que soit son habileté, la quantité de matière végétale qui pourra s’y développer dans un temps donné.
Une circonstance dont on fait grand cas dans l'examen de celles qui sont de nature à exercer une influence sur la production, c’est l’état de consistance du peuplement. Eh bien! je le demande à tout homme de bonne foi, quelle conclusion peut-on tirer de l’état de consistance d’un gaulis de quinze ans,
da td oui sd One. à DES,
"14 Rat ne Draft dt ra, Che Ph Mrs re PE A RE A AE Re à
soon au volume qu’il présentera quand il en aura cent?
LE! faut donc en revenir tomontes à la comparaison
des productions, par conséquent, aux tables d'accroissement ou, à défaut, au cubage de parties de bois placées dans les mêmes conditions que celle qu'on envisage, et l'examen des éléments de la production n'a d'autre avantage que d’assurer le bon choix des peuplements choisis pour termes de comparaison. : .:, Quels que soient, en définitive, les moyens que l'on adopte pour la recherche du produit que donnera une parcelle à l’époque fixée pour son exploitation, le succès de cette recherche est fatalement subordonné à la découverte d’un peuplement exploitable, soumis aux mêmes influences que celui dont on veut ainsi prévoir la possibilité.
Or, cette découverte est extrêmement difficile, et,
‘avouons-le, presque impossible dans l’état actuel du
peuplement de nos forêts. On chercherait peut-être vainement en France un seul massif exploitable, qui pût être présenté comme l'expression exacte de la puissance productive normale d’un terrain. Cela n’a rien d'étonnant, quand on songe pe c'est à peine depuis une quarantaine d'années qu’on y pps le procédés d'une culture rationnelle.
‘On sait maintenant à quoi s’en tenir sur le nsie des, coeflicients de production, sur l'utilité -qu’on en. peut retirer pour l'établissement. dù rapport soutenu. Le rôle qu'on a voulu faire jouer à ces coefficients est, disons-le, une véritable illusion, qui
prouve une fois de plus la funeste influence que peut avoir sur le bon sens et le jugement” l'habitude des solutions mathématiques. — ?’ +
On est trop disposé de notre temps à transformer les questions en problèmes d’algèbre ou de géométrie; il y en a qui ne sont pas susceptibles d’une solution exacte, c’est un malheur auquel il faut se résigner. La question que nous re en ce moment est de ce nombre. eu
Ilne faut pas que la formel’ éréons sur le fond ; que l'apparence soit prise pour la réalité. Ce fatras de calculs minutieux et compliqués dont on surcharge le tableau des affectations, quand on veut tenir compte de toutes les influences qui réagissent sur la végétation, ne peut avoir de mérite qu'aux yeux de gens superficiels ; il n’accuse en réalité que des prétentions à l'exactitude, et comme il se fonde sur des appréciations presque toujours arbitraires, on: peut véritablement le comparer à un monument ne serait bâti sur le sable. :
Au reste, si le "Apport star est une bonne chose; s’il est à désirer qu'on puisse l'obtenir pour chaque forêt, chaque série, il ne faut pas cependant s’en exagérer l'importance et oublier que, comme il intéresse surtout .la consommation, e’est surtout par bassin de consommation qu’il y a lieu de l’établir. Envisagées de cette manière, les atteintes qu'il pourrait éprouver sur un point, perdront beaucoup de leur gravité, si, comme il est probable, elles doivent trouver des compensations sur d’autres.
Lz2
2 On: jrsioit donc : la réalisation du rapport soutenu pes 4.08 une pe Spas Ne demändé lotrabiditéne et ve sûreté ds opérations et. je conclus en conseillant, comme l'ont fait avant moi les auteurs
de la Culture des bois, de donner autant que pire
aux afféctations des contenances égales. :
#1 2 Des motifs: qui peuvent: fairé adopter: jour les affectations; des. contenances réduites. — 11 n'y a:pas
de règle sans ‘exception, et, daus les pays de mon-
tignès. surtout, il existe quelquefois, entre les circonstances! qui influent sur là végétation, des différences :tellement tranchées, qu'on ne saurait les négliger-
sie quel ve est=il permis d'en ‘enir comp ;
Ces ait viéuvent divuitouiffatsiests Elles le sat lorsqu'elles portent sur l’âge; la Consistance, l'essence même, s’il entre dans les prévisions qu’elle devra être rémplacée: Dans aucun de ces cas, je ne les crois de nature à justifier une inégalité dé contenarices dans les affectations. Je l'ai dit pour les tailis, je le répète pour les futaies. Voici pourquoi : S"s -rSupposons:que! l'on soit parvenu à se fixer sur le rendement futur. de: chaqné parcelle, à raison de toutes les circonstances, quelles qu'elles soient, dont ce rendement dépend. Supposons: que, par suite des différences de puissance productive qui existént entre ces parcelles; on ait jugé convenable, dans l'intérêt du rapport soutenu, de transférer la parcelle B, dont
le coefficient est de 0,8, de la troisième période dans la deuxième. Voilà une parcelle qui, par le fait de cette transposition dans une période qui avancera l’époque de son exploitation, mérite qu’on lui donne un autre coeflicient de production; car celui qui lui a été appliqué étant fonction de toutes les circonstances dont le rendement dépend, l'est dès, lors, de l’âge d’exploitabilité, ou mieux, du temps pendant lequel ladite parcelle avait été destinée à rester sur pied. En conséquence, si on l’a fait figurer pour X hectares, dans la troisième période, on devra la faire figurer pour X’, en la colloquant dans da deuxième, et la soumettre dès lors à un nouveau remaniement.
D'un autre côté, la régularisation de la forêt implique la fixation de l'étendue respective des affectations, c’est-à-dire des classes d'âge; et l’on conçoit que cette fixation ne saurait être définitive, si on la subordonnait à des influences essentiellement tempo-
raires. Ces influences n’existant plus, il deviendrait nécessaire de modifier les affectations et de retarder, par suite, l’époque à laquelle leurs limites cesseraient d’être provisoires.
La production subirait enfin des atteintes inévitables, si, pour la rendre soutenue, on augmentait “par de nouvelles transpositions, l'écart occasionné déjà par l'application des règles d'assiette, entre l’âge de l’exploitabilité et celui de l'exploitation.
Donc, en admettant que l’on parvint, chose presque impossible, à recueillir des données exactes
M NET OR Te I TE PINS
Re ns cet intl
sur le rendement probable de chaque parcelle, lors de son exploitation, on ne pourrait les utiliser pour la réalisation du rapport soutenu immédiat, sans se condamner à des tâätonnements, à des remaniements sans fin, et dans tous les cas, à une diminution de production, c’est-à-dire à des résultats contradictoires avec le but que l’on se propose sata l’on haie Bhoil
‘une forêt:
Cependant, its ; s'il se trouvait des affectations qui continssent la moitié de leur étendue en vides, et qui fussent productives, par suite, d’un rapport moitié moindre, n’y aurait-il pas lieu de leur donner une étendue un peu plus grande ? — Non, parce qu'après que ces vides auraient été repeuplés, il faudrait de nouveau changer la contenance des affectations, sous peine de retomber dans les inconvénients qu’on avait voulu éviter. Tout ce que l’on
pourrait faire, serait de décider qu’exceptionnellement
à la règle générale, pendant la première révolution, certaines parcelles ne seront pas régénérées dans les périodes correspondantes ; mais cet expédient implique l'adoption d'un plan provisoire, et j'ai annoncé que l'étude de ce plan serait l’objet d’un chapitre spécial.
J'insiste donc sur ce principe : les affectations ne doivent jamais être modifiées, par suite des différences : accidentelles, et par conséquent temporaires, qui porteraient sur l'âge, la. consistance et même parfois l'essence des peuplements. : :
Mais, dans les conditions dela végétation, il yen a
qui peuvent être considérées, comme immuables ; ce sont, par exemple, celles qui tiennentau climat, à l’exposition, à la nature des essences, à la qualité du sol; et ces-conditions sont quelquefois tellement différentes d'une parcelle à une autre, que l’on nesaurait vraiment être autorisé à passer outre, Ilest.cértain qu’une affectation située sur une rampe exposée au midi, ne rapportera pas, toutes les autres conditions étant égales d'ailleurs, autant que celle qui occupera un versant septentrional; et qu'un massif reposant sur un sol substantiel, frais et: profond, rappôrtera plus que celui qui croîtra sur un: terrain uisisri sec et'sans profondeur. 94 ‘Onsait qu'il est de priricipe de composer) gutsnt que possible, les affectations, de: manière que les bonnes: parties compensent les mauvaises. OÜn sait aussi-qu'au moyen de la division d'uneforêt en séries, on parvient souvent à éviter les :embarras qu'occasionnént, dans la formation des affectations; les diffé rences de fertilité des parcelles. Néanmoins, on. doit prévoir des cas où ces moyens seraient insuffisants pour corriger les-grands écarts. que présenteraient * les rendements probables des affectations: 8 Dans ces cas-là, mais dans ces cäs-là seulement, on pourrait donner aux affectations, des contenances inversement proportionnelles :à leur puissance productive,;.en s’aidant, pour établir ce rapport entre les puissances productives, de toüs: les: éléments
d'appréciation que fourniraient les tables d'expéz.
rience, les observations direétés, la tradition surtout.
S © Pour ne point se tromper trop grossièrement dans une opération de ce genre, il faut être Hs Brccri menté et très-circonspect.
C’est surtout lorsque les différences &nl les conditions de végétation, portent sur |la qualité des terrains, que les erreurs sont à craindre: Il n'en est pas des sols foresliers, ne l'oublions pas, comme des sols agricoles. Ceux-ci sont bien connus ; les relations qui existent entre leur nature et le produit qu'ils peuvent donner, sont bien établies ;on peut assurer que telle terre ne produira que du
| seigle, et qu’elle en produira en moyenne tant
d'hectolitres. Pour les forêts il n'y à guère de mauvais sols, en ce sens que dans presque tous, les
1 bois peuvent prospérer ; tel terrain qui, dénudé et”
desséché, ne paraît propre à rien, est cependant: absolument semblable, sauf l’humus et la fraîcheur,
- à celui qui porte une magnifique futaie.
On ne saurait donc être trop prudent lorsqu'on recherche l'influence que peut avoir la qualité du sol sur la production forestière Quant à l'influence de-l'essence, du climat, de l'exposition, elle est moins douteuse. :
Ces réflexions faites, je n’ai qu’un mot à ajouter sur l'emploi des coefficients de production. Lorsque ces coefficients sont fixés, on multiplie la contenance réelle de chaque parcelle par le coefficient y relatif, % et on porte le résultat de cette multiplication sur le . tableau des affectations, qui est modifié en conséquence conformément au modèle suivant.
Le —
‘SNOILVA4HSHO
3904 *3904 "904 "3201 LY 9 Sr LA La &+r L2 ‘04107 |"OTr9pa | "24107" arreox me | | —— ——— 5 quo) quo) ‘es ‘et ‘06 D = KALOALE LC EPTA RIUULEP PTS:
——— - VIT 4q
NOILVLOHAAV T SNVA SATINOUVA SHA LNINISSVIO
ua
Rd quowadaed ap T9 V
‘sopues -s2 sp uoty
-4odo1a
‘108 ‘uoty -1sodx2 ‘uog
vus
‘941307 oouen
-2qu09
‘uor -oupoad 2p ques, -#}209
*arragt Jouru
‘SATTHOUVA
his ii eC ‘CS (4 F s ‘uot} .
SNOLNVI eus “1894 sap SNON
TOS NU HLIAILONGOWMA VA V HTTANNOILHOdOUd LNHNASMAANI LNVLH HONVNHLNOY UNAT
SNOILVLOHAAV SAQ AVATAVL
:. On procède à l’égalisation des totaux des contenances fictives, par des transferts, en se conformant aux préceptes que j'ai donnés, et on obtient ainsi, pour les affectations, des contenances réelles inversement proportionnelles à leur puissance productive.
ARTICLE IT