Voir les Annales de 1848, p
2. Dans certaines régions, à raison, d’une part, de la lenteur avec laquelle s'opère le réensemencement naturel, et de la faculté,
temps sous le couvert. Les dernières éclaircies, pour
peu qu’elles soient fortes, seront suivies, dans la forêt
supposée, d’un repeuplement naturel qu'on trouvera
en bon état, qu'on pourra utiliser, lorsque arrivera le moment -de procéder aux-coupes principales ; et que ces dernières soient faites un peu plus tôt ou un peu plus, tard, en une ou plusieurs fois, cela est
d'autre part, qu'ont les essences de supporter le couvert, on a cru devoir régler les coupes d’ensemencement par contenance et fixer la durée de la période à 40 ans, c’est-à-dire à un chiffre qui dépasse beaucoup celui que j'ai indiqué comme un maximum. Chaque affectation a d’ailleurs été partagée en deux parties correspondant à deux sous-périodes de 20 ans chacune, et tandis que l’on fait par volume des coupes secondaires et définitives dans l’une des moitiés de l'affectation à régénérer, on fait par
‘vingtième de surface des coupes d’ensemencement dans l’autre.
M. Lorentz a publié à ce sujet, dans la dernière édition du cours de culture, un article auquel je renvoie mes lecteurs, en me bornant à l'observation suivante ‘:
Il est certain que lorsqu'il n'y a pas Rs à fixer un délai constant entre les coupes d’ensemencement et les coupes secondaires, il convient de régler les coupes de la première catégorie par contenance ; car on ne doit, comme je l'ai déja dit, recourir à la possibilité par volume qu’en cas d’absolue nécessité;
mais la durée de la période n’est alors subordonnée qu'au temps
indispensable pour effectuer sur le même point les coupes secondaires et définitives, et c'est une raison pour qu’elle soit. plutôt diminuée qu’augmentée. Au surplus, dans la combinaison précitée, elle n’est augmentée qu'en apparence, attendu que ce qu'on appelle une sous-période est une période. Seulement, d’après cette combinaison, à la place des dernières éclaircies on doit faire : des coupes sombres. Est-il bon, est-il prudent d’y astreindre les agents d'exécution ? Oui, je le répète, si on est sûr de pouvoir maintenir longtem:s les jeunes repeuplements sous le couvert; non dans le cas contraire, et je crois que ce cas contraire se présente souvent. (Note de la 2° édition.)
indifférent pour la régénération, qui sera déjà un fait accompli. Mais supposons une autre essence, le chêne pàr exemple, un climat plus rude, un sol moins fertile, et le repeuplement sera exposé à des éventualités qui ne permettront pas aux exploitations annuelles de suivre une marche régulière.
Il y a deux choses qui ne sauraient, en général, être prévues longtemps à l’avance et d’une manière précise, dans l'application de la méthode du réensemencement naturel : c'est d’abord l'assiette des coupes principales; c’est ensuite le nombre d’arbres à enlever dans chacune de ces coupes. |
Un écrivain fort distingué, auquel le recueil des ‘Annales forestières doit des commuuications trèsintéressantes, a essayé de prouver que la possibilité par contenance pouvait se concilier avec l’incertitude de l’assiette des coupes ‘. Mais, pour cela, il a été obligé d'admettre qu'il était possible de se fixer sur le nombre des arbres à enlever dans chacune des trois coupes de régénération. Ce nombre étant, par exemple, d’un tiers des arbres sur pied pour chacune d'elles, et la période étant de 20 ans, au lieu d’exploiter chaque année, en coupe rase, «un vingtième de l’affectation des bois exploitables, on exploitcrait les trois vingtièmes, partie ici, partie là, en coupe d’ensemencement, en coupe claire ou en coupe définitive, selon l’état des peuplements. S'il était admis que chacune des deux premières coupes