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Règlement sa: 60 des exploitations d'un talllis es Aie et “Complet à convertir, lorsque la révolution est préparatoire et la conversion immédiate, Hoi
. Puisqu’ on veut que la conversion soit mbérigie et générale, il faut arrêter les coupes de: taillis sur toute l'étendue de la forêt et, par ce fait seul, on peut dire que la forêt est convertie; mais il s’agit d’y.créer ce qu'on appelle des classes d'âge et c'est là le dificile : d’abord, parce que les taillis de la première affectation, en supposant même que ce. soient les plus
| âgés, ne, sont pas en général susceptibles de porter
des semences fertiles; ensuite, parce que les laikis de la dernière, en supposant que ce soient les plus jeunes, ne sauraient fournir une aussi longue carrière que des brins de semence. Deux questions..se..présentent donc : la première, étant-de savoir pendant combien de temps on devra laisser sur pied les taillis de, la première affectation, pour les amener à un état tel qu’ils soient à même de se régénérer naturelle:
34h AMÉNAGEMENT DES FORÊTS.
ment par les semences; la seconde, étant de savoir pendant combien de temps on pourra laisser sur pied les taillis de la dernière affectation, sans me on au à craindre leur dépérissement. | Hi GrtI
De la solution donnée à la première de ces questions, dépend la durée de la révolution préparatoire. De la solution donnée à la seconde, dépend la durée de la révolution principale. Cette dernière révolution sera d'autant plus longue; elle se rapprochera d’autant plus de la révolution normale, que la révolution préparatoire sera plus courte; et la répartition des peuplements, la plus favorable au raccourcissement de la révolution préparatoire et à l'allongement de la révolution principale, serait naturellement celle qui aurait classé les taillis les plus âgés dans la première affectation, tandis que les pre jeunes appartiendraient à la dernière.
L'état des rejets, l'état des souches, le nombre et l’état des réserves, la nature des essences, l’âge auquel elles portent semences, telles sont les circonstances à apprécier, afin de résoudre l’une ou l’autre des questions que je viens d’énoncer ; seulement, les rejets auront moins d'influence sur la solution de la première question que sar celle de la seconde, et cela se conçoit aisément, puisque dans la première affectation on a besoin de vieux bois, tandis que dans la dernière on ne saurait en avoir de trop jeunes.
Si on se croyait dans l’obligation de laisser croître les taillis jusqu’à l’âge de cinquante ans, afin que leur action, s’ajoutant à celle des réserves, pût assurer
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DU PLAN D'EXPLOITATION. si
le réensemencement naturel, il en résulterait cette conséquence forcée que, pendant un laps de temps
” égal à la différence entre l’âge de 50 ans et l’âge
actuel des taillis, la forêt ne serait parcourue que par des coupes d’éclaircie, de régularisation si l’on veut, ou, pour me servir du terme consacré, par des coupes préparatoires dans lesquelles on s’appliquerait à ménager, tout en évitant d'interrompre le massif : dans la première affectation, les vieux arbres; dans la dernière, les jeunes; dans les affectations pars diaires, les sujets d’âge moyen.
La différence entre l’âge de 50 ans et l’âge actuel des massifs étant, par exemple, de 30 ans, la durée de la révolution préparatoire serait donc de 30 ans. On‘diviserait cette révolution en autant de parties aliquotes qu'il y auraït d'unités dans le quotient
du chiffre de ladite révolution par celui de la pério-
dicité des: coupes préparatoires, el chacune des affectations normales serait partagée en autant de coupés qu’il y aurait d'années dans une des subdivisions de la révolution; ou bien, si l’on jugeait avantageux de ne pas multiplier ainsi les coupes à fairé chaque année, on grouperait les affectations deux par deux ou trois par trois. Chaque groupe ne formerait qu'une série qui comprendrait naturellement autänt de coupes qu’il y aurait d'années dans
une des subdivisions précitées, à moins qu’on ne
rendit ces coupes biennales, ce qui pourrait encore se faire pour des raisons d'économie ou de simplification de service. Au reste, l'établissement du règle-
ment général des exploitations, pendant la révolution préparaioire, rentrerait exactement dans ke cas prévu à la page 331. |: 8) |
Après. la révolution D nénnedtairees Pan dont le sous-bois le plus âgé aura 50 ans et sera surmonté, de nombreuses réserves, et dont le sous-bois le plus jeune, âgé de 80-ans, contiendra sans doute beaucoup de brins de semence, la forêt ne se distinguera . pas! des autres futaies irrégulières. On en réglera. l'exploitation comme on le fait pour ces dernières, en lui appliquant. une révolution. principale d'autant plus longue que les jeunes massifs; ou plutôt que les massifs de la dernière affectation, pourront durer plus longtemps. Si cette révolution ne s’écarte pas trop de celle que l’on aurait adoptée comme normale, on la regardera comme définitive. Si elle s’én écarte trop, on prendra les dispositions nécessaires pour que les affectations normales ne on jamais être perdues de vue. hi
ai S 2.
Règlement général des exploitations d'un taillis composé complet et régulier à convertir, lorsqu'il n’y a pas de révolution préparatoire, et que la conversion eSt immédiate.
sé La méthode de transformation exposée dans l’article précédent, est celle que l’on a longtemps suivie à l'exclusion de toute autre. C'est la plus simple; et
je..le dirai dès à présent, la plus rationnelle, la
plus recommandable au point de vue cullural ; puisque c’est celle qui permet le mieux d'utiliser les ressources du peuplement pour la régénération naturelle; mais elle se signale, au point de vue économique, par deux inconvénients majeurs : d’abord, elle a pour effet d’altérer profondément le rapport soutenu: Par le fait de la conversion immédiate, les coupes de taillis étant remplacées par de simples nettoiements ou éclaircies et des extractions prudentes de vieux arbres, il est clair que les produits annuels sont trèsfortement diminués. Ensuite, elle retarde le début de la première révolution, principale, et elle rend presque. impossible l'adoption, pour cette première révolution, d’une durée égale à celle de la rHyolLÉSe
normale.
Le premier de ces nat l'altération profonde. du rapport soutenu, à été longtemps le principal motif qui s’est opposé à la transformation de nos taillis sous futaie en futaies pleines, et aujourd’hui encore celte altération est l’objet d’une préoccupation très-vive. Aussi a-t-on cherché et cherche-t-on à l'atténuer, voudrait-on même empêcher qu’elle ne se produisit, chose pratiquement irréalisable et même . théoriquement inadmissible. Quels que soient les expé dients auxquels on ait recours, quelle que soit lalenteur -que l’on apporte dans l'opération, on ne saurait passer d'une certaine révolution à une révolution plus longue, sans se condamner à une diminution temporaire de revenu ; cette diminution pourra être très-faible et de
courte durée; elle n’en surviendra pas moins. Dans l'hypothèse la plus favorable, celle où la contenance de la coupe annuelle'serait réduite d’une quantité assez petite, pour que Fon perdit moins sur l'étendue que l’on ne gagnerait sur l’accroissement, la diminution du revenu, r'enfermée dans les plus étroites limites imagi- nablés, porterait encore sur un an, et latransformation, pour être complète, exigerait plusieurs siècles, en supposant qu'elle ne fût pas contrariée par les exi : gences de la végétation. On poursuit donc vraiment une chimère, quand on prétend transformer les taillis en futaie, sans abaisser la production temporairement. Cette diminution sera d’autant moins sensible que le temps consacré à la transformation sera plus long ; mais comme ce temps ne peut pas être infini, la diminution ne saurait jamais être réduite à zéro. Quoi qu’il en soit, les seuls moyens d’atténuer le sacrifice qu’entraîne la substitution du mode d'exploitation en futaie à celui du taillis, consistent dans la suppression plus où moins complète des coupes préparatoires, et dans la continuation plus ou moins longue des coupes de taillis sur certaines parties de la forêt. Nous n'avons pas à discuter en ce moment l'emploi de ce dernier moyen, puisque nous avons supposé que l’on voulait convertir immédiatement la forêt sur toute son étendue; et quant au premier moyen, la suppression des coupes préparatoires, ilest évident qu'il ne saurait être appliqué qu’à la première ‘aflectation; car si la conversion de toute la forêt peut avoir lieu immédiatement, la régéné-
LS So ST Né ce Qu:
+ ration ne peut assurément en être. que graduelle. - 0'La suppression des coupes préparatoires, dans le
cas d'une conversion immédiate générale, équivaut donc à la suppression de la révolution préparatoire. On entreprendsans délai les coupes de régénération. On soumet la forêt sans transition à une révolution principale, et, comme on allonge la distance possible entre l'époque de la régénération de la première affectation et l'époque de la régénération de la dernière, d’un temps égal à la durée de la révolution préparatoire, on est moins gêné pour adopter une révolution principale qui soit en harmonie avec lexploitabilité des essences. En outre, et c’est le but principal que l’on a en vue, en coupant à blanc étoc les peuplements de la première affectation, au lieu de se borner à les éclaircir, on se procure une augmentation de produits; mais tous ces avantages sont quelquefois achetés chèrement par les difficultés que la suppression de la révolution préparatoire entraîne pour la régénération naturelle, difficultés d'autant plus grandes que les taillis de la première affectation sont plus jeunes. Si, même avec une révolution préparatoire, il est désirable que les taillis les plus vieux soient colloqués dans la première affectation, à plus forte raison est-ce’ à souhaiter quand
__ on renonce aux coupes préparatoires. Autrement, on
rend non-seulement, comme je viens de le dire, la régénération beaucoup plus pénible et par conséquent plus coûteuse, mais on se*condamne encore à des perteS d’accroissement. Je n’insiste pas en ce
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moment sur ces deux points, parce que j'aurai: à les traiter in extenso plus tard. Je me borne à ajouter que la suppression de la révolution préparatoire ne me paraît tolérable, à la rigueur, que lorsque les {aillis de la première affectation sont assez âgés pour contribuer à la eut sinon re leurs SARARGNE, au moins par leur abri.
Cette suppression étant ababe d'ailleurs; le règlement général des exploitations ne soulève aucune question qui n'ait déjà été prévue et résolue. 11
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Règlement général des exploitations d’un taillis composé complet: et régulier à convertir, lorsqu'il n’y a pas de révolution préparatoire, et que lat conversion est graduelle.