‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 5)Chapitre 13 sur 61 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

Maintenant^ je le reconnais, il ne suffit pas de savoir comment une opération doit se faire, pour être capable de Texécuter- Les travaux matériels demandent une aptitude, un tact, une adresse, un tour de main dont on ne saurait contester l'utilité, et qui ne s'acquièrent que par Texpérience ; mais toujours est-il que cette expérience se formerait plus difficilement, plus lentement, si elle n'était guidée que par l'instinct au lieu de Têtre par le raisonnement.

Il est vrai que la théorie ne pose guère que des principes généraux; qu'elle n'a pas de règles de conduite pour toutes les exceptions, toutes les anomalies; qu'elle ne dispense personne de faire usage de son esprit d'initiative, de sa raison, de ses observations personnelles; mais toujours est-il qu'en enseignant les lois générales qui régissent les divers ordres de faits, elle rend plus sûre la résolution des cas particuliers qu'elle ne saurait prévoir; car il n'y a pas de cas, quelque particulier qu'on le suppose, qui soit sans aucun rapport, sans aucun lien, sans

XL IlfTRODCCTION.

aucune analogie avec une circonstance typique.

Abandonnez la sylviculture aux simples ressources de la pratique, et vous la réduisez, comme Tout dit MM. Lorentz et Parade dans rintroduction de leur Cours de culture,, à une routine incertaine et obscure. Il ne saurait en être autrement dans un ordre de choses, où les faits mettent plus de temps à se produire que rhomme n'en met à accomplir sa destinée.

Concluons donc que si la pratique doit être considérée, en économie forestière surtout, comme un élément indispensable de succès, elle ne saurait cependant aboutir qu'à de médiocres résultats si elle n'était éclairée par la théorie.

Concluons qu'en sylviculture comme en toute autre matière, sans le secours de la théorie, le niveau des connaissances humaines ne pourrait janaais s'élever; puisque c'est à elle qu'il appartient d'étudier les phénomènes, de les grouper, d'en constater les lois, et de faire profiter ainsi une génération de l'expérience de celles qui l'ont précédée.

PREMIÈRE ÉTUDE

DE LA STATlSTi^im.

PREMIÈRE ÉTUDE

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