‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 5)Chapitre 15 sur 61 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

ARTICLE PREMIER

NiCBSSlli PRIIaLABLB d'un VtAN.

Lorsque l'on entreprend la statistique d'une forêt, le premier document qu'il y a lieu de se procurer est un plan exact de cette forêt. S'il n'existe pas, il faut le dresser ; y figurer, au moyen de courbes, de hachures ou de teintes , les principaux mouvements du terrain ; y rapporter les enclaves, jardins, étangs et tous les emplacements quelconques qui seraient affectés à une autre destination qu*à la production du bois ; y tracer les routes , chemins , cours d'eau , et généralement toutes les lignes séparatives naturelles ou artificielles entre les parties de la forêt qui seraient placées dans des conditions toutes particulières, au double point de vue de la situation et de l'exposition ; donner à ces par-

12 OB LA 8TATISTIQUB.

ties de la forêt que Ton désigne communément par le nom générique de canton, des noms spéciaux, si elles n'en ont déjà.

Ce plan est nécessaire pour Tintelligence du cahier descriptif, dans lequel on consigne les renseigne» ments dont je vais refaire l'énumération raisonnée.

ARTICLE U

éTAT DB LA FOR^T CONSIDiRJÉI DANS LES I^LÉMBIITS QUI LA COHITITUBlfT OU OU'BLLB RBIIFERMB*

!• Nom;

2*" Position géographique et administrative.

Ces renseignements, destinés à constater Tidenlilé de la forêt, ne réclament pas d'observation.

3* Limites. — Faire connaître la nature et l'état des limites, fossés, bornes, etc.

4° Tenants. — Indiquer la nature des propriétés qui confinent à la forêt.

5" Contenance générale et par canton. — Il n'est pas indispensable, lorsqu'on aménage une foret, d'en connaître la contenance d'une manière parfaitement exacte. Quelques hectares de plus ou de moins sont de peu d'importance, surtout dans les futaies dont la possibilité est en partie basée sur le volume. La triangulation préalable de la forêt n'est donc point d'une rigoureuse nécessité; mais ce qu'il faut absolument, c'est

DB Lk STikTISTIQUE. iS

que les limites en soient assurées , et par conséquent que la délimitation et le bornage en aient été effectués. S'ils ne Favaient pas été , il y aurait lieu d*y procéder avant de s'occuper de l'aménagement proprement dit.

6"" CantefMncê du soi baisi au iusceplible de le devenùr. — En donnant ce renseignement, dont l'utilité n'a pas besoin d'être démontrée , pour la totalité de la forêt d'abord et ensuite pour chaque canton , il convient de spécifier les différentes parties de la forêt qui ne sont pas destinées à là production du bois.

T Enclaves. — Faire connaître leur étendue, leur culture , la catégorie de -propriétaires à laquelle elles appartiennent, les inconvénients qu'elles pourraient présenter pour la conservation du sol forestier.

S"" Vides et clairières. — £n indiquer la contenance pour chaque canton, et spécifier les parties qui seraient susceptibles de reboisement et celles qui ne le seraient pas.

O"" Lacs^ étangs ou marais. — En indiquer également la contenance par canton, et s'expliquer sur la possibilité et Futilité de leur dessèchement.

10* Cours d'eau. — Faire connaître leur nom, leur direction, leur développement, leur utilité pour la vidange et le débit du bois , en considérant séparément les cours d'eau flottables et navigables, les cours d'eau seulement flottables, les cours d'eau non flottables, mais susceptibles de le devenir, les cours d'eau non flottables et devant rester tels.

U I>£ LA STAT1STIQUB«

11'' Rigoles et fosséê d'assainissement. — Quel est leur développement, leur état, leur efficaoité ?

12"" Routes et chemins , et nwyens de vidange étMis sur le sol forestier. — Faire oonnaître leur nom, leur nature , leur développement en longueur et en largeur, leur état d'entretien , et gétiéralemént tout ce qui est nécessaire pour que Ton puisse apprécier ulté^ rieurement les améliorations dont ils devraient être Tobjet.

IS"" Routes et ehemins établis sur le domaine publie. — Faire connaître leur nom» leur étendue, leur développement^ leur utilité pour la vidange des produits de la forêt, en considérant séparément les routes impériales, les routes départementales i les chemins de grande communication^ les chemins vicinaux.

14* Maisons forestières * — Quel e«t leur nombre, leur situation « leur état de conservation?

15' Scieries. — Donner les mêmes renseignements, en distinguant les scieries qui appartiennent à TÉtat de celles qui appartiennent à des particuliers. Donner, en outre , tous les renseignements désirables sur le mécanisme de ces usines , et la quantité de planches qu'elles sont susceptibles de débiter.

16** Construirions diverses. — Les spécifier et s'expliquer sur leurs avantages ou leurs inconvénients.

17** Configuration du soi. — Cet article est très-important au double point de vue de la végétation et de la vidange. On le traitera donc de manière à donner une idée aussi exacte que possible des priûcipaisi mùn*

M iA STATISTIQUE. 15

vendants du terrain et des pentes qu'il présente. On fera connaître la hauteur au-dessus du niveau de la mer des points culminants, et les aspects généraui de la forêt.

18* Nature 4u so/. — Je ne pourrais» sans entrer dans le domaine de la xuUure« me permettre d'expoaer ici une théorie complète sur la dassifieation des sols forestiers. Je me homerai à faire saisir les difficultés de cette classification, et à indiquer la méthode d'investigation qui me parait la plus propre à atteindre le but que l'on poursuit , lorsque Ton s'occupe de recueillir ces renseignements si importants de la statistique.

Montrons d'abord qu'une classification des sols par ordre de qualité, c'est-à-dire de fertilité, classification très-difficile dans l'agriculture proprement dite, est impossible en sylviculture, et que la prétention de distin^er» dans les terrains de diverses natures qui peuvent exister dans une forêt» ce qui est excellent de ce qui est bop, ce qui est bon de ce qui est médiocre, ce qui est médiocre de œ qui est mauvais» ne saurait aboutir i aucune donnée précise.

Pour qu'il en fut autrement, il faudrait qu'il y eût dans la composition chimique ou dans les propriétés physiques des sols, des éléments, des caractères qui pussent être considérés comme des signes incontestables d'ui) certain degré de fertilité. Il faudrait qu'on pût dire : suivant qu'un terrain contiendra plus ou moins do subsUiUces de telle ou telle nature, il sera sus-

i^ DB LA STATISnQUE.

ceptible de produire plus ou moins de bois de telle ou telle qualité ; or» c'est là ce qu'on ne saurait appré* cier : chacun connaît le rôle important que les sels et les alcalis jouent dans la culture arable comme substances nutritives. Dans la culture forestière, ce rôle est très -limité; il ne parait pas du moins, d'après les expériences faites jusqu'à ce jour, qu'il y ait lieu de s'en préoccuper sérieusement. Personne n'ignore l'excellent effet des substances animales sur la végétation des plantes agricoles. En sylviculture, cet effet est nul, s'il n'est nuisible. Enfin, c'est un fait parfaitement établi que les céréales, suivant que le terrain est argileux, calcaire ou siliceux , donnent des récoltes bien différentes. En sylviculture, si le chêne prospère surtout dans les terrains argileux, on le voit aussi en fort bon état de croissance dans des sables presque purs ; si le hêtre préfère les terrains calcaires , il acquiert souvent dans les terrains siliceux de fort belles dimensions.

Il est certain que les propriétés physiques des terres, la cohésion, l'aptitude au dessèchement, Thygroscopicité, ont cependant une grande influence sur la végétation des bois; mais ces propriétés sont susceptibles d'être modifiées par une foule de circonstances : par la situation, l'exposition, le climat, et un sol trop compact pour que le bois y prospère dans un pays plat, deviendra fertile dans un pays en pente. Un sol qui serait trop léger, trop perméable à une certaine altitude, perdrait cet inconvénient à une altitude plus grande, etc., etc.

A quelque point de vue qu'on se place, au point de

DE LA STAHSTIQUE. 17

vue chimique comme au point de vue physique, les qualités des sols semblent donc se soustraire à toute classification rigoureuse, et nous ne conserverons pas le moindre doute à cet égard, si nous considérons Tinfluence prépondérante qu'exerce sur la fertilité des terrains forestiers, un élément dont je n ai pas encore parlé, mais que tout le monde devine : l'humus.

L'humus , résultat direct de la végétation , restitue au terrain les substances minérales que celle-ci lui a empruntées, Fenrichit de matières carboniques, et, par ses propriétés physiques, le rend propre à s'assimiler dans les proportions les plus convenables l'air, l'eau , la chaleur, ces trois agents qui sont la source de la vie végétale.

L'action de l'humus est donc prépondérante dans la fonction des sols forestiers ; mais alors on ne saurait songer à établir des degrés de fertilité pour ces sols, d'après les éléments qui les constitueraient au moment de l'observation, puisqu'ils sont destinés à être constamment et puissamment modifiés par l'effet même de la végétation.

L'enseignement à tirer de ce qui précède, c'est que ce que l'on a de mieux à faire quand on est arrivé à la partie de la statistique relative au sol, est d'indiquer la nature de la base minéralogique, la profondeur de la terre végétale, les éléments qui y dominent , celle des catégories de terrains décrites dans le Cours de culture de MM. Lorentz et Parade, à laquelle il appartient.

Ces renseignements, rapprochés de ceux donnés à

iS DE Lk fiTATISnQUE.

l'artîele Climat, mettront à même de juger aut^t que cela se peut, (juand on n'a pas m les lieux» de la puisfianee productive du sol (1).

(l) Hundeshagen a fait une classificaiion des sols au point de vue

Il raoge :

Dans la i" classe (les sols très-riches), toutes les formations calcaires en général. — Parmi elles, le tuf calcaire, par sa facile décomposition, Ibrme d'ordinaire les plus fertiles; — les différealtes couehes secondaires de gypse et de marne de diverses natures ; les formations volcaniques (laves), celles de basalte, de trappe et des brèches trappéennes; l'eupbotide, la chlorite ou grès flexible, la serpeBtioe, le idiîste nugnémi et le schiste argileux, lorsqu'il contient également de la magnésie; la marne oolithique, lorsqu'elle a plus de 10 pour lOO de chaux; les gisements quarlEO-calcaires de quelques oouciies de grès, lonqullsfennenC un sol calcaire ferrugineux ; les porphyres.

Les sols de cette classe peuvent faire croître, même sans mélange d^humus et d'engrais, les essenees les plus exigentes, ou du moins les empêcher de dépérir, Oa n'y Upuve jamais da fougères, de bruyères et des genêts.

Bans la 2^ clasee (de fécondité moyenne), les schistes argileux, abondante en quartz etpouvres en chaux, en magnésie et ea oxyde de fer; les granités et gneiss ; les schistes siliceux ; le tuf quartzeux et ordinaire ; le schiste micacé; le grès primitif; les variétés les plus riches en argile du gvès bigarré et du grès oolithique.

Pour que les essences qui exigent un bon sol viennent bien dans cas terrains, il faut qu'ils contiennent de l'humus en suffisante quantité. On y trouve le genêt, Sa bruyère, la myrtile.

Dans h V clas9e (sols pauvres), jes grès bigi»rrés en général; les grès de nouvelle formation reposant sur la chaux coquillère, les grès de Keuper et du Lias; les brèches; les mollasses et, en général, les grès de la plus nouvelle fermaiion^ U faut à ees tetmuB beaueoup d'dufit^; le hêtre, le charme, le tilleul, le sapin, le pin du nord ne s'y conservent que par des soins et un traitement convenables. Le frêne, l'aune, l*énble, etc., n'y vifniifiit plus originairenent. On f tnmveen qvaatiié les fougères, les genêts, les bruyères.

Dans la 4® classe (sols très-maigres), les terrains formés de cailloux roidés* degalets el ^e fiaUt wowrimU

DE Lk ftTATlSTIQUB* 19

1 0" Minfs et earr%èr$$ . — Faire connaître leur nature » leur importance, les diffieulté$ de leur ^ploitation.

20^ Climat, — Le mot eUmat, dans son acception générale, embrasse toutes les modifications dont Tat*mospbère est susceptible, eu égard à la température, à Thumidité et aux cooraoti qui s'y agitent (f ),

Ces modifîcfttions, qui sont en quelque sorte soliidaiffies* et qui s'engendrent ks unes les autres, dériveiU d'une cause première et unique, la chaleur, et se traduisent par des effets divers, dont le plus mani«' foste, le plus influent et le plus facile à constater, est rabaissemeitt ou Téléiration de la tempémture. Aussi esMe d aprà l'état de ^Ite dernière sur certains points àê notre planète» qu'ont été déterminés les différents dimais.

I^ terre a une chalmur pvopre et centrale, mais Tin* fluence que cette chaleur exerce sur la température da la surface est ii^signifiante, et on peut en conséquence regarder le soleil comme la source exclusive de la cha* leur.

L'action du soleil ^st oHMiifiée, on le sait, par w^ grand nombredecirconstanc^sdoat les priafâpalps sont;

la latUuéh^ La différeniei^ de température moyenne est, d après M. de Humboldt, de 0,03 par d^ré de laii*

Valtiiude. Sous l'équateur^ à une élévation de

{i) Cimrs de ctàkurt iêê boû, page 3*

3000 mètres , on jouit de la même température moyenne qu'à Montpellier ou à Madrid.

L'état de la surface. Dans le désert du Sahara, les sables s'échauffent au point de faire monter le thermomètre à 50 ou 60*. Dans les forêts de TOrénoque il y a des vides couverts de rochers qui, la nuit, ont une température plus élevée de 11'' que l'air ambiant. On sait enfin que les grandes masses d'eau s'échauffent ou se refroidissent lentement, et que le climat des terres voisines s'en ressent.

Telles sont les causes principales qui influent sur la répartition de la chaleur à la surface du globe» et qui déterminent le climat moyen, général d'une contrée ; mais l'état de l'atmosphère est en outre modifié secondairement et localement par d'autres éléments, le vent et Teau, dont l'action est variable à l'infini suivant la configuration du sol.

Froids ou chauds, secs ou humides, suivant les régions qu'ils ont traversées, les vents peuvent, d'après les expériences de M. de Gasparin, abaisser de 6® la température produite par la chaleur directe, et de beaucoup plus celle produite par la chaleur réfléchie du soleil.

Les brouillards obscurcissent l'atmosphère et empêchent l'action bienfaisante de la lumière.

Les nuages abaissent la température en été parce qu'ils interceptent les rayons lumineux, et l'élèvent en hiver parce qu'ils s'opposent au rayonnement nocturne

La pluie, au moment où elle se forme, a pour effet d'élever la température de l'air ambiant. La neige em-

DB lA STATISTIQUE. 21

pêche les corps qu'elle recouvre de se refroidir par le rayonnement.

Le climat se soustrait donc, comme le sol, à toute classification rigoureuse, parce qu'il est susceptible de se modifier, pour ainsi dire, à chaque accident de terrain, et si Ton se bornait dans la statistique à définir le climat d'une forêt, d'après la température moyenne de ]a contrée dans laquelle elle serait située, on ne donnerait pas les indications suffisantes pour la faire apprécier (1).

Je pense donc que, dans l'étude du climatd'une forêt,

(l) M. Charles Martin a partagé la France en cinq climats ; il range :

Dans le premier (climat excessif) , sous le nom de climat vosgien , tonte la contrée comprise entre le Rhin, la C<)te-d'Or, les sources de la Sadne, la ^hatne de montagnes qui ya de Mézières à Auxerre. La température moyenne de ce climat est, pour Thiver, de 0^,6 ; pour Tété, de 18S6; pour Tannée, de 9^,6.

Dans le deuxième (climat maritime) , sous le nom de climat séquanien, toute la contrée comprise entre la frontière du nord, depuis Mézières jusqu'à la mer, le contre-fort du plateau qui règne de Mézières à Auxerre et le cours de la Loire et du Cher. La température moyenne de ce climat est, pour l'hiver, de 3^,9&; pour Tété, de 17<^,6 ; pour l'année, de 10S9.

Dans le troisième (climat tempéré), sous le nom de climat girondin, la contrée comprise entre la Loire et le Cher jusqu'aux Pyrénées, puis à travers le plateau central de l'Auvergne. La température moyenne de ce climat est, pour l'hiver, de 5° ; celle de Tété, de 20^,6 ; celle de Tannée, de 12*, 7.

Dans le quatrième (climat également tempéré) , sous le nom de climat rhodanien, la contrée comprise entre la vallée de la Saône et du Rhône, depuis Dijon et Besançon jusqu^à Viviers, le massif des hautes Alpes, une partie des basses Alpes. La température moyenne de ce climat est, pour l'hiver, de 2^,5; pour Tété, de 2t<',3; pour Tannée, de

33 DB LA Wtà'fÈm^t.

il coindent de prendre pour guide et d'adopter comme circonstance caractéristique» la nature et l'étAt devégé* tation des plantes qui croissent spontanément ddns la région où est située cette forêt (1).

Hais ees renseignements seraient encore insuffisante si l'on n'y ajoutait tous ceui que Ton pourra se procu*

D>n0 lé duqnièlKie, enfin (clinat chaiid)^ sotts le aoiB de eHmât mé* diterranéen, le surplus de la Frauce. La température moyenoe de ee cllmai est, pour Thiver» de 6*^,5; pour Tété, de S2°,6 ; pour Tannée, de 14», 8.

Une pareille classilication, bonne pour donner une idée générale des conditions climatériques dans lesquelles se trouve la Frauce, ne saurait être d'aucune utilité pratique sous le rapport agricole et surtout sylvicole. Dans chacune des régions qui y sont comprises > il y a des points plus ou moins élevés^ au-dessus du niveau de la mer, des expositions différentes et , par conséquent , des variations de température qui , si elles étaient considérées isolément , devraient faire ranger les localités où elles se présentent dans un autre climat que celui auquel on les a rattachées. L'état de la température n'indique pas d'ailleurs quelles sont les espèces susceptibles de croître et de prospérer dans un lieu donné.

(1) On désigne ordinairement sous le nom de :

Climat chaud, celui des contrées où croissent spontanément Tolivier, le figuier, le chéne-liége, le chêne yeuse.

Climat doux , celui des contrées où croissent en plein vent ta vigne, Tamandier, le pécher, toute espèce d'arbres fruitiers et de plantes potagères.

Climat tempéré, celui des contrées où les arbres fruitiers réussissent bien, et dont les forêts contiennent toutes les essences indigènes, sauf celles du climat chaud.

Climat rude , celui des contrées où la culture des arbres fruitiers et des plantes potagères délicates est diflBcite, et dont les forêts sont peuplées principalement d'essences résineuses.

Climat très-rude, celui des contrées où la culture du sarrasin-, de l'orge et des pommes de terre est la seule possible, et dont les forêts contiennent comme essences dominantes, l'épicia, le mélèie, le hêtre, celui-ci mal venant.

M M 0rATISnQU& SI

rer, sur les variations de la température et les accidents météoriques qui pourraient affecter un lieu donné.

Indépendamment de Tindication des plantes qui seront cultivées avec succès dans la contrée dont on voudra faire connaître le climat, on fournira donc tous les renseignements possibles sur les écarts de température, la fréquence, Tintensité et la persistance des vents, de la pluie, des brouillards, de la gelée, de la neige, de la grêle, du verglas, du givre.

21* Nature et état du peuplement. — Décrire à gmnds traits le peuplement, et par conséquent faire connaître les essences dont il se compose, son état de consistance et de végétation suivant les sols et les climats, retendue occupée par le taillis, par les futaies. Donner pour les principales essences, tous les renseignements qu'on pourra se procurer sur leur croissance, leur longévité, la facilité plus ou moins grande avec laquelle elles sont susceptibles de se régénérer, soit par les semences, soit par les souches, Tâge auquel elles sont présumées de^ voir atteindre, l'époque de leur plus grand accroissement moyen.

22* Pépinières. — Indiquer leur emplacement, letxt étendue, les essences qu'on y cultive, leur état d^entr&*tien, les ressources qu'elles offrent pour le repeuplement.

23* Règne animal. — Dire quelles sont les espèces d'anipiaux qui peuplent la forêt et les cours d'eau ; é elles y sont abondantes et utiles.

ik DB U STATISTIQUE.

ARTiaE III.

CORSiaTATIOlf BT BNTRITIBN.

24* InsecUs et animaux nui$ibh$, — Indiquer les insectes et animaux qui attaquent les bois» les désordres qu'ils causent, les mesures à prendre pour les détruire.

Le gibier, le lapin principalement, cause de trèsgrands dommages dans certaines forêts ; il importe donc de ne pas oublier cet article quand on s'occupe des circonstances qui sont susceptibles d'entraver la végétation.

25* Incendies. — JFaire connaître si les incendies sont fréquents, quelles en sont les causes, comment on pourrait en empêcher le retour.

26* Délits. — Dire le nombre, la nature et l'importance des délits, le nombre et la profession des délinquants solvables ou insolvables.

2T Surveillance. — Quel est le nombre des brigadiers et gardes, leur salaire ; quels sont le nombre et rétendue des tirages; quelles sont les circonstances qui favorisent ou entravent la surveillance ?

28* Entretien des routes et chemins. — Quel est le nombre des cantonniers, leur salaire, le nombre de kilomètres que chacun d'eux est chargé d'entretenir ; quelles sont les circonstances qui exercent une influence sur l'accomplissement de leur tâche?

ARTICLE IV

D<FBlf8B8.

35* Prix des travaux dans la localité. — Faire connaître le prix de la main-d'œuvre, suivant la nature du travail, le prix de location d'une bête de charge, d'une voiture attelée.

36"" Dépenses occasionnées par lasur^Dcillance.

ST Dépenses occasionnées par Venlretien des chemins forestiers.

38*" Subventions pour la r^aration des chemins vicinaux.

39"" Dépenses occasùmnéeê par Ventretien des maisons forestières j des scieries et autres constructions.

40"" Crédit affecté moyennement chaque année à Ventretien des pépinières^ aux repeuplements artificiels, aux assainissements.

iV Idem, jpour le curage des fossés de limite, la réparation des bornes, etc., etc.

Les renseignements que comportent les six articles précédents se devinent, sans qu'on ait besoin de les signaler.

i6 M LA Sr ATIêTlf}l7f .

ARTiaE V.

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