‹ Études sur l'aménagement des forêtsChapitre 34 sur 71 · Voir pour les séries, la cinquième étude · texte numérisé non relu

Voir pour les séries, la cinquième étude

Du rapport soutenu, dans l'hypotht^se d'une révolution principuU' dt^finilive et d'une marche des coupes, provisoire.

Dans TarUcle sur la formation du tableau des exploitations, conformément aux règles d'assiette, j'ai montré qu'il était convenable, pour les taillis, quelles que dussent être d'ailleurs les coupes anormales qu'exigerait, pendant plus ou moins longtemps, l'élat du peuplement, d'arrêter l'ordre définitif des coupes et de l'établir sur le terrain.

Dans ce que nous venons de faire observer, relativement aux exigences du rapport soutenu, il n'y a rien qui soit de nature à détruire cette convenance. Nous avons reconnu, en effet, qu'il n'y avait pas lieu de se préoccuper de Tinfluence des circonstances accidentelles et temporaires sur le rendement des coupes; or, les circonstances qui motivent l'adoption d'un plan provisoire, sont nécessairement accidentelles et temporaires; et, par conséquent, les contenances respectives des coupes doivent être fixées comme elles le seraient, si la rotation normale pouvait être immédiatement appliquée.

D>i rapport soutenu, dans l'hypothèse d'une révolution principale, transitoire, et d'une marche des coupes, provisoire.

Les circonstances qui réclament une révolution transitoire, sont accidentelles comme celles qui

réclament un plan provisoire, etne sauraient dès lors justifier une division de coupes, qu'il faudrait nécessairement modifier à l'expiration de cette révolution transitoire.

Le nombre, la contenance et Tordre des coupes seront donc, comme dans le cas précédent, fixés sur le terrain conformément aux exigences de Tétat normal.

On pourra toutefois, dans le plan ou plutôt dans Tétat d assiette provisoire qu'on dressera pour la première révolution, ajouter arbitrairement à la coupe réglementaire une contenance plus ou moins grande, selon la consistance du peuplement.

Il faut remarquer que la révolution transitoire ne permettant pas de renfermer les coupes à faire durant cette révolution, dans les limites normales, il n'y a pas de raison d'ordre qui demande qu'on ne tienne aucun compte des convenances du rapport soutenu, de l'intérêt de l'égalisation des produits annuels.

AliTïGLH V

hKSLMIK ET CO.NCI.l'SIO.1

Késumons-nous :

L'abatage à l'âge d'exploitabilité;

L'application des règles sur l'assiette des coupes;

La réalisation d'un rapport annuel et soutenu;

Tels sont les résultats que Ton doit se préoccuper

d'assurer dans la formation du plan d'exploitation du taillis simple.

Plusieurs causes peuvent s'y opposer :

V La situation relative des parcelles d'âges différents ;

2" La différence des âges d'exploitabilité des peuplements de ces parcelles ;

3" Le défaut de gradation dans les âges ;

4*" L'inégalité dans les puissances productives des parcelles.

Les deux premières causes contrarient l'obtention des deux premiers résultats : Le fâcheux effet de l'une d'elles, la seconde, est irrémédiable : lorsque l'exploitabilité n'est pas la même pour toutes les parcelles, il n'est pas possible de les faire arriver en tour d'exploitation h l'époque correspondant à cet âge, sans s'écarter des prescriptions des règles d'assiette, et vice vend; aussi doit-on s'abstenir, s'il n'y a pas nécessité, de comprendre dans le même aménagement, des peuplements exploitables normalement à des âges différents. Quant aux obstacles qui proviendraient de la situation relative des parcelles, on les surmonte en se condamnant à une perte temporaire d'accroissement; et comme, dans les taillis, la révolution n'est pas assez longue pour que cette perte soit jamais bien considérable, on néglige ordinairement de la répartir sur plusieurs révolutions, à moins que l'intérêt de la reproduction n'y oblige.

Les autres causes qui intéressent particulièrement le rapport soutenu, exigent aussi des sacrifices

âl6 % AMÉNAGEMENT DES FOHhTTS.

d'accroissement : ainsi, pour rétablir dans les âges la gradation convenable, il est nécessaire d'exploiter au moins une fois, un nombre plus ou moins grand de parcelles, soit avant, soit après Tâge d'exploilabilité; mais, par la raison que je viens de donner, il est rare que Ton ne puisse pas, à cause des pertes qui en résulteraient, procéder immédiatement à rétablissement de Tordre définitif.

Pour ce qui est de l'inégalité dans les puissances productives des parcelles, elle tient h plusieurs circonstances plus ou moins dignes d'attention, et qui se partagent en deux catégories bien distinctes :

Les unes sont accidentelles et temporaires, les autres sont permanentes.

Si l'on tenait compte des premières, on nuirait infailliblement à la régularité des exploitations, laquelle est très importante à obtenir; on retarderait la réalisation de l'état normal, résultat non moins désirable. On ne doit donc, en principe, attacher de l'importance qu'aux différences qui porteraient sur la nature des essences, sur leur âge d'exploitabililé, sur la qualité du sol, sur lanaluredu climat, et qui pourraient entraîner des variations sensibles dans les produits annuels. Pour les taillis, ces variations sensibles se présentent rarement, et quand elles se présentent, la division de la forêt en séries * permet presque toujours d'y obvier et d'éviter les calculs très incertains, que nécessiterait la détermination de contenances inversement pro-

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