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V. 31 : Supplément des éditeurs. — V. 32 : -ôtc oeoiy^ixi xrjv Stxrjv éd., ce qu'ils traduisent : lo he salis fied ivith the revende. — V. 33. Supplément des éditeurs. — V. 35 : t'(\}.' èvOâô', àXX' È'Oyov -JTikp EyTipaÇt'aç éd. — V. 36 : Excellents suppléments des éditeurs. — V. 37 : [a 6' oyv ijù,] éd. — V. 38-39 : Suppléments des éditeurs. — V. 40-41 : xa'i xaXwç y' ex^i éd. wv, (liuw; éd. — V. 43 : Suppléments des éditeurs. — V. 44 : oySk [lt^tzozz éd., ce qui ne se justifie point par la locution où \i-f\no-ïz. — V. 45-46 : Suppléments des éditeurs. yXyxEoac Pap. — V, 48-51 : Suppléments des éditeurs. çtXîtvoy Pap.
Patékos, Glycèhe, puis Polémon.
Patékos. — n Je me réconcilierai avec lui », que j'aime cette parole sortie de ta bouche quand un bonheur t"a comblée de joie. Pardonner ainsi, c'est la marque d'une âme vraiment grecque'. Mais que l'on coure avertir Polémon de venir ici surle-champ.
Polémon. -^ Je n'étais rentré dans ma maison que pour offrir un sacrifice d'actions de grâces, heureux que Glycère ait retrouve des parents qu'elle n'avait pas même rêvé de revoir.
Patékos. — A tes bonnes paroles je vais répondre, moi, par de bonnes paroles. Ecoule, je te donne mn fdle que voici pour engendrer des enfants légitimes -. . . .
PoLÉJioN. — Je l'agrée.
Patékos. — Et une dot de trois talents.
Polémon. — Voilà qui est bien aussi.
Patékos. — A l'avenir, oublie que tu étais soldat, ne te laissa plus jamais aller à aucun emportement envers les tiens.
Polémon. — Par Apollon, moi qui fus près d'être un homnn perdu 3, je céderais de nouveau à l'emportement! Non, pa^ même en songe, ma Glycère. Pardonne-moi seulement, ma bien-aimée.
Glycère. — Oui, puisque aujourd'hui ton accès de colère est devenu la cause de notre bonheur,
Polémon. — C'est vrai, ma chère.
Glycéhe. — pour cette raison tu as obtenu mon pardon.
Polémon. — Viens donc sacrifier avec nous, Patékos. (Il sort.)
Patékos. — Il faut que je tâche d'arranger un autre mariage. Je veux obtenir pour mon fds la fdle de Philinos.
Glycère. — Oh ! dieux immortels ! . . .
] . V. 33 : 'EXXyivoç rpdTrou. Patékos est ravi que sa fille, sortie de servitude, se montre digne de sa naissance libre par des sentiments d'une douceur et d'une noblesse tout helléniques. — 2. V. 38-39: TauTr,'/ Yvriirt'wv Tiat'ôwv eu' àoÔTO) ctos ôioœjxt. Formule sacramentelle. Cf. Libe.rum quœsundum causa familiae mairem taae (Ennius, Andromeda). — 3. v. 43 : "AttoXXov. . . à~d),a)),a. Le poète joue- t-il sur les mots? Cf. Eschyle, Ag., 1080, 'Auô).).wv. . .- 'AttôXXwv è[iô?.
On voit par les derniers vers qu'il y avait une double intrigue dans la comédie. A côté des amours de Glycère et de Polémon, qui en formaient le sujet principal, se trouvaient au second plan les amours du
frère de Glycère avec la fille de Philinos. Gomme c'est ce frère qui découvre à sa sœur le secret de sa naissance, il est possible qu'il ait été mis sur la voie de celte découverte par la famille de son amante. Ce serait là un lien entre les deux intrigues. [Wilamowitz veut que Polémon ait demandé la fille de Philinos en mariage pendant sa brouille avec Glycère. Je ne puis admettre cette conjecture, qui ne s'accorde guère avec le désespoir du soldat. Je n'admets pas non plus que Polémon doit rester en scène pour entendre ce que dit Patékos. Ge dernier ne refuse pas d'assister au sacrifice; c'est plus tard qu'il s'occupera du mariage de son fils.] Malgré la rapidité des scènes conservées, qui courent vers le dénouement, on entrevoit le caractère du soldat violent, parfois brutal dans ses colères jalouses, mais tendrement attaché à son amante et, au fond, honnête et bon enfant. Glycère est tout à fait aimable et charmante, pleine d'indulgence pour les excès d'une passion qu'elle partage, et d'une noblesse de sentiments qui ne dément pas son origine.