Voiries Rhelores de Walz, l. V, p
326 ÉTUDES SUR l'antiquité gimxque.
Kal Y^P "^'- '^«ÛTy, ypYiTàjxsvo; | rr, yvcop-Yi ~y.wxx xaré- (TTpaTiTat. Certains métriciens, parmi lesquels je nommerai Christ honoris causa, ont le tort de marquer la césure des vers d'après les divisions du sens ; sachons faire la difl'érence entre la poésie et la prose, et ne tombons pas non plus dans l'erreur contraire en prêtant aux orateurs des césures en dépit du sens. Je lis la phrase citée en suspendant la voix sur xaijrr, et en faisant une petite pause avant r.iv-y.. J'approuve, au contraire, la division : Ival ùixcï; IttI tt,ç TotaÛTYjç I âOsÀTiTTiTE ysvÉdQa'. yvoS[xr,ç. Il est nécessaire de suspendre la voix sur roixûzr^ç, afin de marquer que cet adjectif ne se rattache pas aux mots immédiatement suivants.
Sans sortir delà première Philippig ne, lespremières lignes de ce discours achèveront de donner une idée de la physionomie de l'édition de M. Blass. Les voici: Et (Jiàv Ttcpl xa'.vou Ttvoç TTsàyfxaTo; Trpoùxi'OsT ' tô àvops; 'AÔYjVacot [Xéyscv], £7:tiT^wv av scoç oî tzXv.gzo: T(ov eUoOotojv
yVc6p.7)V àTTcCiYjVaVTO, £1 [J-kv YÎpc(7/.£ Tt [XC. TWV [uTTO TOUTCOv]
pYjôévTtov Yji7tj/tav Ï.V Y,yov, £'. oà [JLYp TOT ' àv xaùiôç £7:£tpc6[l.Y,V a yiyvcoGxoj XÉystV £7r£tOY, o ' uTrào wv TîoXXâxtç [TrpÔTspovJ elovîxa'T'.v oùtoi (7u[ji.oai'v£t xa; vuv'i (txottsïv, Yjyouij.at xat 7:pw- Toç àvaffTaç £lxdTtoç av (7uyyva)[;i.YiÇTuyyâv£tv. La suppression de XÉye-.v améliore le texte ; cet infinitif, ainsi que la variante axoTTElv, est un supplément explicatif, tiré des lignes suivantes. Mais faut-il écarter (jt.o tojtcov sur la foi du premier Exorde'! L'antithèse xajTÔ; semble justifier ces mots. En revanche 7:pÔT£pov, omis dans Hermogène, est inutile après TuÀXâxtç, et la phrase marche plus alertement sans ce mot.
DÉMOSTIIÈNE ET L EPURATION DES TEXTES. 327
Signalons, en finissant, la lisle des mois interpolés {Index interpolalioniim), appendice qui rendra grand service aux travailleurs qui s'occupent d'études critiques. J'avoue cependant qu'à mon gré cette liste est trop longue, et que M. Blass aurait bien fait de se donner moins de peine. Il était utile de relever l'interpolation du mot aXXoç dans beaucoup de locutions, telles que àXXoi izolloi pour TroÀXof, oùos[j.'.7.ç aXX-/-,ç pour •oùSepitaç, d'indiquer que àyaOdç sert de glose à Jcr/updç, que xb [AÉpoç Twv 'V/^cpcov est expliqué par l'introduction du mot -Ki^TZTow. Mais si le verbe àxoùstv est quelque part répété, au lieu de rester la seconde fois sousentendu, ou si le nom propre 'AXé;avopoç revient à tort deux fois dans le même morceau, pourquoi consacrer un article à des mots qui se trouvent interpolés accidentellement, comme tout autre mot pourrait l'être, sans avoir en eux-mêmes rien qui les rende propres à servir de glose? M. Blass sait si bien élaguer le texte traditionnel de son auteur qu'il ne saurait trouver mauvais le conseil d'élaguer ses propres travaux.