‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 56 sur 121 · Journal des Savants, 1899, septembre, p. 553 et suiv · texte numérisé non relu

Journal des Savants, 1899, septembre, p. 553 et suiv

2. Voir Classical Review, X (1897), p. 269, et XI, p. 185 et suiv.

nèse'. Pour soutenir cette thèse. M. Verall s'appuie sur un passage de l'orateur Lycurgue, que nous examinerons plus bas. Tout dernièrement, un savant allemand, M. Schwarlz-, après avoir soumis les traditions et renseignements sur les guerres messéniennes à un examen critique des plus remarquables, émet une autre hypothèse sur l'origine des Elégies. A l'entendre, elles auraient été composées vers la fin du v siècle par des laconomanes athéniens et attribuées, par eux, à un personnage fictif qu'ils plaçaient vers l'an 500. Cette fiction, ainsi que les vers apocryphes, n'aurait été adoptée par les Lacédémoniens qu'après les défaites de Leuctres et de Manlinée.

Tout en différant, on le voit, sur la question d'auhenlicité, les deux critiques s'accordent sur un point capital. Ils estiment l'un et l'autre que les Elégies sont écrites dans le style de l'élégie attique du v" siècle, qu'elles n'ont rien d'archaïque, rien de personnel, qu'elles n'offrent aucune trace du dialecte dorien qu'on s'attendait à y trouver. M. Sclnvartz doute qu'elles eussent été comprises parles Spartiates du VII' siècle ; il insiste sur le caractère vague et général des exhortations, sur la pénurie d'allusions historiques, sur le ton oratoire de certains morceaux.

Des deux questions, celle de l'antiquité, celle de

1. A. Ileckcr [Episiola Critica dans le Philologus, V, p. 461) plaçait à la même époque, non le personnage de Tyrtée, mais l'invention de la légende qui faisait de Tyrtée un Athénien. Elle aurait été répandue par les amis de Cinion ; ses adversaires s'en seraient moqués en imaginant la fable du maître d'école boiteux.

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