Voir Platon, Ëiithi/dème, p. 305 B, el Phèdre, p. io4 E
KTUnES SUR L ANTIOLITIC GRECQUE.
de Torateur que le talent qui suffit à composer des discours écrits » : 'Octtiç ouv £7ci9'ja£Ï ir,T(os '(tvia^h.'.
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prime pas aiUrement. Il oppose, lui aussi, les /.oyfov •::o'.Y,T7.'' aux athlètes de la parole, àvojv'.cïTat, et il déclare qu'on peut apprendre à composer des discours écrits plus jolis que les discours ordinaires, à devenir Xôywv T,CJ'.■r^Tr^<; /(/s'.£(7T£çoçTwv7roXXojv, mais qu'il faut certaines qualités naturelles pour.parler en public-.
A la différence des poètes, les prosateurs s'appelaient TJYYpx'ycTç, écrivains. Comme les ouvrages en prose, les livres des historiens et des philosophes, s'adressaient à des lecteurs, on opposait à ceux qui lisent celui qui met par écrit, (T'jyYpî^'f î"?. Lei; odes de Pindare, les drames de Sophocle et d'Aristophane, en général les œuvres poétiques, étaient composés pour être exécutés publiquement par des chanteurs, des danseurs, des acteurs : on distinguait les interprètes qui exécutaient l'œuvre de celui qui l'avait composée et qu'on appelait 7:o'.y,t/,ç. De notre temps, la musique s'adresse bien plus à des auditeurs qu'à des lecteurs, et, comme le nom de musicien convient à ceux qui exécutent une œuvre musicale aussi bien qu'à celui qui la conçue, on distingue ce dernier par le nom de compositeur. Ce mot, qui a un sens jplus général, mais qui s'applique chez nous particulièrement aux auteurs de musique, offre la plus grande analogie avec le -oiyjTy,? des Grecs.