‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 85 sur 121 · Voir Athénée, l. c · texte numérisé non relu

Voir Athénée, l. c

3. Cf. Denys d'IIalicarnasse, De compositione verhorum, ch. m; Ant. Rom., II, S2.

l'origine du mot « POÈTE ». 24.3

à-dire ceux qui ont fait les paroles et la musique. Pour prendre un exemple spécial, dans le genre dramatique on distinguait les chanteurs et en général les exécutants, Tpavcoûo'; et yM^LMooi, des auteurs, qui étaient appelés T&aycoooTro'.ot et xcofxwooTr&tot; ces derniers mots, de formation plus récente, ne peuvent dater ({ue de l'époque oi^i les poètes cessaient d'être acteurs.

On voit maintenant pourquoi les anciens Grecs ne disaient pas, comme nous, poète épique, mais auteur de vers épiques, ÈTroiv 7rorr,Tr,ç. On disait de même |j.£X(ov TuoiYjTYjÇ, O'.O'jcaixêcov ■no'.'r^T-f^ç, Toaywouov -o'.Y|Ty,ç et ainsi de suite. Dans toutes ces locutions, le grec TroiYjTY,; ne doit pas se traduire poète, mais auteur.

Que tel soit, en effet, le sens que l'on attachait au mot poète, nous allons le prouver encore mieux par quelques passages dans lesquels ce terme est employé d'une manière particulièrement instructive. On sait qu'ily avaità Athènes des gens habiles qui écrivaient des discours à l'usage des plaideurs et des orateurs. Platon désigne un de ces écrivains en l'appelant poète, c'est-à-dire auteur des discours dont les orateurs se servent dans les luttes judiciaires : notYiTYiç twv Xoyojv oi; oi p/jTopî; àycovi^ovTa;. Ailleurs, il oppose à Phèdre, qui vient de lire à haute voix un discours de Lysias, Lysias lui-même qu'il appelle le poète, c'est-à-dire l'auteur, du discours '.Alcidamas a composé un opuscule contre ceux qui faisaient, comme Isocrale, de l'éloquence écrite. A la fin, il donne des conseils « à quiconque aime mieux acquérir les grandes qualités

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