‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 14 sur 81 · PLANS ICHNOGRAPHIQUES DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

PLANS ICHNOGRAPHIQUES DES ÉGLISES

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DE L' AGEN Al S.

J’ai reconnu sur les parois de la nef, à droite, les restes de .curieuses peintures. On y voit un groupe de quatre personnages dont l’un est placé debout sous un arceau plein cintre. Deux teintes seulement sont employées pour les modèles et les draperies : le rouge violacé et le jaune ocreux. Les lignes du dessin sont tracées par de larges traits noirs, véritable enca" drement des figures. Dans l’état de délabrement où sont les enduits et les couleurs , il serait difficile de déterminer quel est le sujet représenté dans cette scène d’ailleurs incomplète. Ces peintures m’ont paru être les plus anciennes de toutes celles que j’ai étudiées. Elles ont un caractère archaïque plus accentué que les fameuses fresques de Saint-Savin. En grattant les couches de badigeon on aurait pu découvrir peut-être d’autres fragments. Je crains bien qu’au lieu de faire cette recherche on ait au contraire détruit le peu que j’ai vu , il y a cinq ans. Depuis cette époque, l’église a subi deux restaurations.

Malgré la simplicité de son plan, malgré son dénûment complet et la pauvreté de son style , la petite église de Marmont-Pachas me paraît offrir un intérêt tout particulier à cause de la date probable de sa fondation. On peut la rapprocher de certaines églises carolingiennes du Beauvaisis , décrites par M. E. Woillez, et de la chapelle de Vieux -Pont- en - Auge (Calvados)*.

Je considère comme caractéristique l’appareil des murs de la nef. Le peu d’épaisseur de ces murs indique assez que le corps de l’église n’était pas destiné à être voûté.

M. Teulère, architecte, en opérant des sondages autour de l’église, a découvert des tombes fort anciennes creusées dans le rocher.

Voir Architecture monastique , par Albert Lenoir, t. n, p. 5 et 9.

ÉGLISE ANNEXE DE SaINT-ChALIÈS (BLANQUEFORT). — On pénètre dans cette église par une porte en tierspoint ouverte au xvie siècle sur la façade occidentale. La nef n’est pas voûtée. Elle est mise en communication avec le chœur par une arcade basse brisée. Ce sanctuaire qui forme une travée à peu près carrée est décoré à droite et à gauche d’une arcature sur pilastres. Il prend jour par deux fenêtres et par un œil-debœuf circulaire ouvert dans le chevet proprement dit. Sa voûte en berceau plein cintre est très -élevée. Quatre contre-forts soutiennent les murs à l’extérieur.

Il est difficile , à défaut d’ornementation , de bien dater cette église. Je suppose néanmoins qu’elle remonte au xie siècle. L’arc triomphal serait moins ancien. C’est sur son extrados qu’est élevé le clocherarcades.

ÉGLISE ANNEXE DE SAINT - SlMON ( SAINT -PÉ- SAINT- Simon. ) — Le sanctuaire , voûté en berceau plein cintre, est isolé de la nef par une arcade à cintre brisé très -basse qui repose sur des murs avancés.

La nef simplement lambrissée a conservé deux colonnes -dosserets dont les chapiteaux sont grossièrement équarris. D’ailleurs aucune moulure , aucune partie intéressante.

Église de Saint -Pau (Meylan.) — Bâtie sur un plan exactement pareil à celui de la précédente. Seulement la voûte du sanctuaire est en berceau brisé , tandis que l’arc triomphal (si l’on peut appeler ainsi l’arcade étroite de clôture) est à plein cintre.

Voici les dimensions de ce petit édifice :

Les trois fenêtres du sanctuaire sont romanes et

Chevet carré. . .

Arc triomphal. .

Nef.

longueur largeur hauteur

4m oo 3m60 5m00

DE L’ AMENAIS

n’ont pas été remaniées. Le seul morceau de sculpture est un bénitier relégué dans un coin. Il a la forme d’un chapiteau ; des renards y sont figurés.

L’église de Saint-Pau est aujourd’hui abandonnée. Les grands rameaux de lierre dont se revêtent ses murs et qui rampent jusque sur la toiture lui donnent une grâce pittoresque qui rehausse sa simple architecture.

Les deux dernières églises que je viens de décrire sont entourées de cimetières , que la hauteur de leurs murailles a transformés en moyens de défense. Ces murailles sont percées de nombreuses meurtrières rondes dont l'ébrasement est tourné du côté de la campagne et qui ont dû recevoir les canons d’armes à feu. Ces fortifications datent sans doute du xvie siècle. — L’église paroissiale de Meylan , du xive siècle, est également entourée d’un cimetière fortifié.

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