ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT- JEAN-BAPTISTE DE
Nomdieu. — Bien que dépourvu de contre-forts, ce petit édifice est entièrement voûté en berceau brisé , soutenu par deux doubleaux. De simples consoles, creusées de rainures longitudinales, servent de sommiers aux arcs. Les murs épais , en moyen appareil sont percés de petites fenêtres étroites comme des archères.
L’église de Nomdieu , adossée aux ruines d’une commanderie de Templiers, date sans doute de la fin du xue siècle ou du commencement du xme.
* Publiées par St - Amans. Essai sur les antiq. du de'p. de L.-et-G., p. 154.
ÉGLISES DONT LE SANCTUAIRE , MOINS LARGE QUE LA NEF , EST COMPOSÉ ü’üNE ABSIDE ET DUNE TRAVÉE DE CHOEUR. CES ÉDICULES ONT POUR CLOCHER UN PIGNON- ARCADES ÉLEVÉ AU-DESSUS DE LA FAÇADE OCCIDENTALE.
Calezun , — Aubiac( oratoire ), — Gaujac , — Doulougnac , Brax , — Massoulès , — Grayssas , * — Lisse , — Saint- Pierre de Buzet, — Laussou, — Dévillac,— Saint- Laurent , — Blanquefort , — Lusignan - le - Grand , — Bias , — Sainte-Colombe de Duras , Saint-Savin, — Saint-Médard, — Andiran,— LaMadeleine, — Ambrus,
Saint - Léger.
Ce type fut probablement l’un des plus communément employés dès l’époque carolingienne. C’est une réduction de la basilique munie d’un chœur qui s’applique aux petites églises ainsi qu’aux oratoires. Les constructions sur ce plan sont simples , faciles à exécuter, mais généralement trop dépourvues d’ornements.
I/arc triomphal est fortement contre -bouté par les murs de refond qui font face à la nef. Ordinairement
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DE L’aGENAIS.
pas de voûte , hormis au sanctuaire. L’abside est toujours la partie de l’édifice dont l’appareil révèle le plus de soin. Quelques marches d’escalier séparent le chœur de la nef. On a pu, dès une époque ancienne, adosser des autels secondaires dans les retraites de la nef, à l’orient.
Une grande simplicité règne à l’extérieur. Le pignon-arcades produit très -peu d’effet, de beaucoup inférieur, en cela, aux tours - lanternes ou aux clochers.
ÉGLISE ANNEXE DE SAINT- JEAN- BAPTISTE OU SâINT-
Vincent de Calezun. (Yianne.) (Pl. xi.) — J’ai tout lieu de croire cette église antérieure au xie siècle. Elle n’est pas voûtée ef n’a jamais dû l’être, car elle n’a pas de contre -forts à l’extérieur , ni de dosserets à l’intérieur. Elle est construite , partie en petit appareil, partie en grosses briques séparées par des couches de mortier plus épaisses que les briques ellesmêmes. Ses murs sont élevés de quatre mètres , à peine. Ses fenêtres ont malheureusement été remaniées. On voit encore l’archivolte plein cintre et sans retraites d’une porte ancienne que l’on a dû condamner par suite de l’exhaussement du sol.
La façade occidentale , son pignon - arcades et sa porte datent d’une époque relativement moderne.
L’ornementation fait complètement défaut , et cet édicule ne mérite vraiment d’être mentionné que pour son antiquité probable.
L’église de Calezun est presque au centre d’un cimetière en terrain rapporté , élevé d’environ deux mètres au - dessus des champs voisins. On y a trouvé des tombes construites en pierres appareillées , orientées la tête au couchant, dont la forme générale est celle des cercueils carolingiens.
Yers la fin du xie siècle, l’église de Calezun fut
donnée à l’abbaye de la Grande -Sauve par Galabrun et Arnaud de Lavardac *.
Oratoire d’Aubiac. — La construction des voûtes sur les sanctuaires entraîna l’application des contreforts à l’extérieur.
On a découvert à Aubiac les substructions d’un oratoire dont la nef n’avait aucun de ces appuis, parce qu’elle n’était pas destinée à être voûtée, tandis que le sanctuaire en était pourvu.
Cet édicule vient d’être exhumé par M. Désalos, conseiller général, dans le champ dit de la Qleisette. On a trouvé tout auprès des substructions et des antiquités romaines, ainsi qu’un cercueil en pierre de l’époque carolingienne. Le petit appareil forme en leur entier les substructions des murs de la nef , et quatre minces contre -forts flanquent les soubassements du chœur qui sont en appareil moyen.
Longueur du sanctuaire, 6m80; largeur, 4 m 40 ; longueur de la nef, 10 mètres; largeur, 5 m 60.
Succursale de Sainte - Kafine de Gaujac ( Frégimont) (Pl. xn et xiii.) — Le sanctuaire est très -développé, relativement aux dimensions de la nef.
De chaque côté du chœur, sont établies deux arcades sur pilastres.
Nulle trace d’ornementation dans la nef. Toute l’église est actuellement recouverte par une charpente.
Le sanctuaire a dû être voûté. Les contre -forts irréguliers dont il est pourvu n’ont pas de liaison avec les assises. C’est une addition postérieure qu’on ne peut s’expliquer que par la nécessité de contre-bouter les murs que les voûtes poussaient à l’écartement.
Les deux fenêtres du chœur paraissent avoir été remaniées. Le clocher-arcades, flanqué de deux murs, n’est pas aussi ancien que le corps de l’église.
* Hist. rel. et monum. v. i, p. 283.