‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 26 sur 81 · ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME D’AMBRUS · texte numérisé non relu

ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME D’AMBRUS

sanctuaire nef

Longueur 7 m 35 14 m 50

Largeur 5 70 6 70

Cette église n’est pas voûtée. Les contre - forts à double ressaut qui ceignent ses murs semblent pourtant annoncer qu’elle était autrefois recouverte par un

berceau. Des dosserets appliqués à l’entrée du chœur étaient destinés à supporter l’arc triomphal. Une seule fenêtre romane subsiste. Une pierre unique en compose le cintre. L’ancienne porte, aujourd’hui murée est au midi. Son archivolte plein cintre , sans retraite, est formée par trois longs claveaux.

Le pignon occidental , très-élevé , percé de trois arcades , semble appartenir à une restauration. Tous les murs de clôture sont construits en moyen appareil fort régulier. On y remarque quelques .pierres dont les parements offrent des séries de rainures en épis ou quadrillées et quelques marques de tacherons.

L’église d’Ambrus peut remonter au xie siècle. Il est difficile d’en préciser la date, car l’ ornementation fait complètement défaut.

Église paroissiale de Saint -Léger. — Encore une église dont les voûtes n’existent plus. Les colonnesdosserets qui supportaient autrefois l’arc triomphal sont mutilées.

Une seule fenêtre ouverte au centre de l’abside éclaire le sanctuaire. Deux colonnes placées dans les montants ont des chapiteaux dont la sculpture est en fort relief. L’un représente un personnage qui combat contre un dragon. L’autre est orné de deux lions et d’un animal fantastique. Les abaques sont décorés de rinceaux. D’après le style de ces compositions , j’attribuerais volontiers la petite église de Saint - Léger au xna siècle.

ÉGLISES DONT LE SANCTUAIRE , MOINS LARGE QUE LA NEF , EST COMPOSÉ d’uNE ABSIDE ET d’üNE TRAVÉE SURMONTÉE d’üNE TOUR CARRÉE SERVANT DE CLOCHER.

Sauveterre, — Auriac , — Sainte -Radegonde , — Cayssac , Saint -Caprais- de - Lerm , — Sérignac, ■ — Moncaut , — La Sauvetat- de-Blanquefort ,

Saint -Avit.

Ces églises ont des plans à peu près analogues à ceux du groupe qui précède. Leur élévation diffère. La travée carrée du chœur est devenue la base d’une tour. Ce n’est pas une innovation de l’époque romane , car depuis le ve siècle un certain nombre de sanctuaires étaient surmontés d’une tour -lanterne, seulement l’usage des cloches , de plus en plus répandu , a fait modifier la destination primitive de la tour dont le rezde-chaussée a été voûté.

ARCHITECTURE religieuse

Église paroissiale de Saint-Barthélemy de Saüye terre. — Tout d’abord je dois faire remarquer que cette petite église ne répond pas de tous points à la définition générale que je donne des monuments classés dans ce groupe. La nef n’est pas plus large que la travée du chœur, mesurée dans œuvre. Cette travée est d’ailleurs séparée du corps de l’église et de l’abside par deux arcades plein cintre fort basses, aux pieds-droits massifs et sans retraites , qui , combinées avec deux arcades pareilles dans le sens longitudinal délimitent un petit compartiment quadrangulaire voûté en berceau. L’isolement de l’abside est aussi complet que possible; et, de la nef, sa voûte reste invisible. On s’explique difficilement pourquoi le culde-four, placé dans ces conditions, est surhaussé.

Les baies de fenêtre ( trois dans l’abside , deux dans le chœur) sont étroites et fortement ébrasées. 'A l’extérieur , leur cintre est creusé dans une seule pierre.

Je donne (pi. xiv) deux dessins, plan et coupe longitudinale du sanctuaire , ce qui me dispense delà description des détails. On ne voit pas figurer dans ces dessins une demi - tourelle accolée au midi. Il n’a pas été davantage tenu compte de l’exhaussement de l’abside et de la tour du clocher. L’église est devenue au xve ou au xvie siècle un poste militaire, une sorte de donjon. La partie exhaussée de l’abside est divisée en huit pans. La corniche romane , ses modifions ornés de fruits et de têtes plates , ses métopes creusées de trous circulaires , délimitent parfaitement les deux constructions.

Le mur septentrional de la nef, encore pourvu de ses contre - forts plats et de ses modifions romans n’a pas non plus ses proportions primitives. Il était autrefois plus élevé que l’abside. On l’a couronné de quelques assises nouvelles.

A la dernière époque gothique, une nef a été construite au midi. Ce bas-côté comprend deux travées

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