‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 27 sur 81 · PLANS ICHNOGRAPHIQUES ET COUPES LONGITUDINALES DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

PLANS ICHNOGRAPHIQUES ET COUPES LONGITUDINALES DES ÉGLISES

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voûtées en grandes croisées d’ogives. Les arcs correspondent à des colonnettes dont les chapiteaux représentent des personnages traités dans le goût du xve siècle.

La division en deux travées existe également dans la nef principale dont les voûtes sont seulement plus élevées. Les ogives , revêtues de moulures prismatiques, reposent sur des consoles. Un pan de mur qui forme le pied-droit des- archivoltes entre les deux nefs, paraît être un dernier reste de l’ancienne clôture. Comme il n’y a pas de traces de dosserets dans toute la partie romane de la nef , il est à présumer , en dépit des contre-forts , que ce vaisseau n’était pas destiné à être voûté.

L’intérieur du sanctuaire est dépourvu d’ornementation. Aux pieds-droits des arcades du chœur on a donné simplement un petit bandeau chanfreiné pour impostes , et pour base un bandeau pareil en profil mais retourné dans un autre sens, c’est-à-dire taluté. Les mêmes moulures se retrouvent sur un cordon établi à la naissance des voûtes.

Tout dans l’église de Sauveterre , son plan , le caractère de la construction , dénote sa haute antiquité.

Certains oratoires des époques carolingienne et même mérovingienne ne devaient pas être construits autrement. Ces étroites arcades qui ont pour montants des pans de mur formant une clôture massive, sont l’œuvre d’un architecte qui recherchait avant tout la solidité en diminuant la portée des cintres, et qui , par ignorance , exagérait l’épaisseur des supports. Il est à croire néanmoins que nous n’avons ici, comme dans tant d’autres églises, qu’une copie d’édifices plus anciens.

L’unité de construction de toute la partie romane de l’église de Sauveterre est évidente. Or le moyen appareil, les contre -forts de la. nef, le style des modillons nous reportent au xie siècle. On peut admettre que cette église fut fondée peu après l’an mille.

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