‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 32 sur 81 · PLAN ICHNOGRAPHIQUE ET COUPE LONGITUDINALE DE · texte numérisé non relu

PLAN ICHNOGRAPHIQUE ET COUPE LONGITUDINALE DE

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DE L’aGENAIS.

au lier.?, divisent la nef en cinq travées. L’arc transversal de la travée du fond repose simplement sur des consoles historiées. C’est un ouvrage du xive siècle , ainsi que la façade et sa porte ornée de ânes colonnettes et de tores h cintre brisé : seules disparates à signaler dans cette église complètement voûtée, dans laquelle le plein cintre est partout exclusivement employé.

Les dosserets de la travée supérieure qui porte la tour offrent une retraite ainsi que l’arc triomphal. L’arcade d’ouverture du choeur est étroite.

La tour carrée servant de clocher est relativement fort élevée. Huit baies sans amortissement, ouvertes au sommet sous la toiture, constituent son unique étage.

Les trois fenêtres étroites du sanctuaire versent un jour mystérieux sur l’autel. Ces haies sont ouvertes presque sans ébrasement mais leurs montants ont des retraites. Celle du rond-point est ornée, tant au dedans qu’au dehors , de colonnettes trapues.

Trois arcades de rez-de-chaussée, dont les archivoltes sont composées d’un tore et de grains d’orge, s’étendent de chaque côté du chœur.

Dans la nef , un cordon chanfreiné circule à la hauteur des abaques. Un autre cordon formé de trois rangs de hillettes s’étend à mi -hauteur des colonnes et les embrasse par ses anneaux d’un fort relief.

Les motifs d’ornementation des chapiteaux appartiennent au style ordinaire des églises de l’Agenais : un ou deux rangs de feuilles épaisses et crochues vigoureusement détachées de la corbeilles; de fortes volutes, quelques hillettes sur les tailloirs, quelques lions ou animaux fantastiques.

L’ancienne porte aujourd’hui murée s’ouvrait au midi. Ses quatre archivoltes en bandeaux, dont l’une reposait sur des colonnes, étaient ornées de roses à neuf lobes et de dents de scie. Cette porte n’a pas

été épargnée par le temps , et ses claveaux n’offrent plus que des vestiges de sculpture.

Une seule fenêtre romane éclaire la nef. L 'oculus percé dans la façade occidentale est de la seconde époque de construction.

L’emploi systématique du plein cintre et les caractères du style peuvent autoriser à attribuer l’église de Yianne au commencement du xne siècle.

Cette église, fort intéressante par elle-même, ne l'est pas moins par sa situation. Elle a été renfermée dans l’enceinte d’une bastide du xme siècle dont le plan est assez régulier \

En 1395, les religieux de la Grande- Sauve s’établirent dans le prieuré de Yianne.

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