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Nef . . .
L’église
de Moncaut n’a
pas de tour
élevée sur
la travée du chœur. Mais il est probable que les épais doubleaux brisés , sans retraites , qui délimitent cette travée ont été établis en vue de soutenir un clocher.
L’abside voûtée en cul-de-four ovoïde et le transept voûté en berceau brisé paraissent appartenir à la fin du xiie siècle.
Quant à la nef, dont le mur de clôture méridional a été complètement reconstruit, elle est voûtée en berceau plein cintre sans doubleau. Une inscription atteste que cette voûte à la façon romane date de
Des chapelles, ajoutées au xvie siècle, à droite et à gauche de la travée du chœur , constituent un véritable transept. Ces édicules ont reçu les voûtes en ogives et en étoile alors à la mode.
Il n’est pas impossible d’ailleurs que l’église ait eu un transept dès l’époque romane. Deux arcatures dans les croisillons paraissent appartenir à la première construction.
L’abside est divisée par trois arcades extradossées dont les colonnes trapues sont superposées à des dosserets de coupe rectangulaire. Une de ces arcades forme l’encadrement de la fenêtre unique ouverte au centre du rond-point. A l’extérieur, cette fenêtre a dans ses montants deux colonnettes, dont l’une
DE L’AGENAIS
se compose de tores taillés en spirale. Les chapiteaux sont ornés de hibous et de têtes de lions.
Les chapiteaux de l’intérieur de l’abside sont à noter pour leur décoration. Les feuilles épaisses qui se déploient à leur surface se terminent en grosses volutes en colimaçon, en têtes d’hommes , de chiens et de béliers. Cette sculpture est admirablement exécutée. Ce serait à croire que quelques pièces ont été retouchées. On remarque un serpent dévoré par deux têtes de chien.
Dans l’abside, qui est flanquée de deux contre forts , il existe du côté nord des soubassements en petit appareil sur une hauteur d’environ deux mètres. C’est le dernier reste d’une construction antérieure. Tout Tédiflce est en moyen appareil.
Un château féodal, contigu à l’église de Moncaut, renfermait, dit -on, une galerie de cloître ornée de chapiteaux historiés. Ce château fut démoli par son propriétaire il y a trente ans environ.
Le clocher, adossé à la façade occidentale, qui consiste en une tour sur plan carré, date du xvi® siècle. ■
Église paroissiale de Sainte -Madeleine de La- Sauvetat-de-Blanquefort. — La nef est lambrissée et sans intérêt. Le chœur voûté en berceau , surbaissé à une époque moderne, est séparé du cul-de-four ovoïde de l’abside par un doubleau. Cet arc, ainsi que l’arc triomphal, repose sur des dosserets à coupe rectangulaire complètement dépourvus d’ornementation.
La tour n’est pas épaulée par des contre -forts non plus que l’abside.
La porte de l’église, ouverte dans la façade occidentale , est du xvie siècle. Il serait difficile de dater d’une manière précise la partie romane de ce petit édifice.
L’histoire nous apprend qu’à la fin du xie siècle l’église de La-Sauvetat était une dépendance du monastère de Monheurt par lequel il se rattachait à la Grande -Sauve.
La Sauvetat était un prieuré de religieuses*.
Église succursale: de Saint -Avit (Lacapelle- Biron)., pieuré en 1520. — Ce petit édifice, complètement voûté en berceau brisé et en cul-de-four ovoïde n’est pourtant point muni de contre- forts. Les murs fort épais sont construits avec une parfaite régularité en moyen appareil.
Le clocher, qui porte sur l’arc triomphal et sur un fort doubleau est assez élevé. Les voûtes de la nef n’ont pas de doubleau. Leur hauteur paraît dépasser 10 mètres. Je ne connais pas dans le département d’exemples de tiers -point plus accusé. L’église n’a pas de charpente. Sa couverture en pierres plates repose directement sur l’extrados des voûtes.
L’intérieur est complètement dépourvu d’ornementation. Les dosserets du choeur n’ont pas de moulures. Le cordon qui circule à la naissance des voûtes est creusé de plusieurs gorges. Je serais disposé à attribuer l’église de Saint-Avit au xme siècle. Elle a subi plus tard des remaniements.
Toutes ses baies et peut-être une partie des voûtes ont été refaites.
On voit encore à l’extérieur de l’abside des métopes creuses entre quelques modifions sculptés. Dans le mur septentrional de la nef on a conservé une pierre ornée d’une rose à quatre grandes et quatre petites feuilles.
* Voir : Hist. rel. et monum t. i , p. 283; et Histoire de l'ai baye et congrégation de Notre-Dame de la Grande -Sauve , par l’abbé Cirot de La Ville. Bordeaux. Lafargue , 1845 , t. n, p. 378.
DE L’AGENAlS.
Voici les dimensions de l’église :
longueur largeur
Chœur 6m30 5m50
Nef 15 90 6 30
Le clocher n’est accessible qu’au moyen d’une échelle qu’on applique à l’extérieur. Il m’a été impossible d’en prendre les dimensions exactes non plus que les mesures de hauteur des voûtes.
ÉGLISES DONT LE SANCTUAIRE, MOINS LARGE QUE LA NEF , EST COMPOSÉ D UNE ABSIDE ET DUNE TRAVÉE DE CHOEUR. LE CLOCHER, CONSISTANT EN UNE TOUR CARRÉE, S’ÉLÈVE AU-DESSUS DE LA PREMIÈRE TRAVÉE DE LA NEF.
Vianne. — Mourens. — Laurenque. — Saint- Loup. — Esclotes.
Ces églises ont encore un plan analogue à ceux des deux groupes qui précèdent. Toute la différence consiste dans le déplacement du clocher, qui reste néanmoins à proximité du sanctuaire. Cette modification paraît n’avoir été adoptée qu’au xne siècle.
ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME DE VlANNE.
(PL xv.) — Ce petit monument est d’autant plus intéressant qu’il existe dans son intégrité primitive. Des doubleaux portant sur des colonnes engagées