PLANS ICHNOGRAPHIQUES ET COUPES LONGITUDINALES DES ÉGLISES
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Échelle de 0,0025 pour mètre.
DE L’AGENAIS
munie au dehors de colonnettes dans ses montants, s’ouvre au centre du rond-point, au-dessous de l’arcature. Une haie plus large, percée en brèche du côté sud, est moderne.
L’ordonnance du chœur est fort belle, l’ornementation des chapiteaux, à la fois délicate et variée. Les abaques sont chargés de tores rompus, de moitiés d’anneaux, d’anneaux enlacés, de volutes opposées, de palmettes. Les corbeilles sont décorées de feuillages et de sujets historiés. Fréquemment une tête appartenant à deux animaux affrontés s’avance sous l’angle du tailloir à la place traditionnelle des volutes. Des masques renversés, des perles tiennent lieu de griffes sur quelques socles de colonnes. On remarque aussi des bases ornées : l’une est composée de trois tores superposés ; d’autres se rattachent aux socles par des torsades ou des dents de scie.
Toute l’église est construite en moellons de moyenne dimension , soigneusement’ appareillés. D’épais contreforts à ressauts flanquent les murs. La façade occidentale surmontée d’un pignon percé de trois arcades est dépourvue de tout ornement , et la petite porte qui s’ouvre dans ses murs n’a pas de caractère. D’ailleurs la porte principale qui était ouverte au midi est actuellement murée.
L’église de Mourens est dans la style du xne siècle.
Église paroissiale de Saint -Sardos et de Sainteànne de Laurenque (Gavaijdun.) — Je dois avertir tout d’abord que le plan de cette dernière église ne reproduit pas rigoureusement les caractères du groupe. La tour du clocher, au lieu d’être placée au-dessus de la travée supérieure de la nef, s’élève au-dessus de la travée du milieu. Cette tour est quadrangulaire. Son étage supérieur a été refait.
L’église de Laurenque est citée comme une des plus remarquables du département ; ce qui tient peut-
être à la haute antiquité qu’on lui attribue. Elle ne date point cependant de l’époque latine, comme on l’a écrit. Sa construction , de même que le style , nous reportent au commencement du xne siècle.
Je me hâte d’ajouter que ce modeste édifice ne manque pas d’intérêt. 11 est entièrement voûté et son ornementation est originale.
Une seule addition défigure l’église de Laurenque: on a voulu lui donner un transept. Deux arcatures ouvertes en brèche correspondent à des croisillons dont l’un, celui de droite, est recouvert d’une de ces voûtes en étoile à la mode dans le pays au xvie siècle , et l’autre d’une voûte en berceau brisé au tiers-point accusé, telle qu’on en a construit dans l’Agenais à la fin du xne siècle ou au commencement du xrae.
Le corps de l’édifice , la partie ancienne , se compose : 1° d’une abside pourvue d’un chœur et décorée de neuf arcades sur colonnes , dont les cintres encadrent trois fenêtres ; 2° d’une nef de trois travées à peu près carrées dont les deux extrêmes sont voûtées en berceau plein cintre , tandis que celle du milieu est recouverte par une coupole sur pendentifs.
La porte, ouverte dans la façade occidentale, offre une triple retraite. Deux colonnes sont placées de chaque côté dans les pieds-droits. Quatre bandeaux composent les archivoltes plein cintre. Ils abritent dans leurs angles rentrants deux plates-bandes ornées l’une d’entrelacs et de rinceaux, l’autre de quadrupèdes et de poissons. Ce portail n’a pas de tympan. Il est placé dans un massif de maçonnerie en avancement sur la façade, massif dont l’amortissement correspond à un cordon de trois rangs de bille ttes.
L’ornementation de ce portail est curieuse. Deux lions, dont l’un lutte avec un serpent, se voient sur les impostes. La scène de la tentation du paradis terrestre est représentée sur un chapiteau. La détérioration des sculptures rend d’autres sujets indétermi-
DE L’aGENAIS.
nables. Il y a beaucoup de variété dans les compositions reproduites à l’intérieur. Parmi les vingt- deux chapiteaux de l’arcature et des dosserets, quelquesuns sont ornés de feuilles sur un ou deux rangs, d’autres sont historiés. Des losanges et autres dessins géométriques se voient sur d’autres , en petit nombre. Les figures humaines sont grossièrement rendues. Ce sont : Eve séduisant Adam; l’ange chassant les coupables du paradis terrestre ; Daniel dans la fosse aux lions, etc.. Il y a aussi des colombes becquetant un fruit et des oiseaux enlacés par des serpents, sujets dont le symbolisme est d’une interprétation facile.
C’est surtout le caractère archaïque de la sculpture qui a déterminé M. l’abbé Barrère à donner à cette église une origine antérieure au xie siècle. Il me sera facile de réfuter cette opinion en quelques mots.
Je ferai remarquer d’abord qu’il est dangereux de trop s’attacher au style plutôt qu’à la construction pour bien dater les églises. L’exécution des sculptures est très -inégale. Je pourrais citer bien des églises de l’Agenais des xve et xvie siècles dans lesquelles des personnages ou des têtes humaines sont représentés dans la même façon grossière qu’auraient pu leur donner des sculpteurs de l’époque romane. De plus il arrive souvent que dans le même édifice se trouvent à la fois des compositions d’un bon ciseau et des sculptures grossières.
J’aurais mieux compris M. l’abbé Barrère, s’il avait appuyé ses conclusions sur l’absence remarquable de contre -forts et sur l’emploi exclusif du plein cintre.
Néanmoins j’aurais récusé même ces caractères de la construction , comme éléments de date.
Et d’abord on peut constater que dans quelques églises romanes voûtées, des environs de Gavaudun on n’a pas employé de contre -forts. Je citerai entre autres l’église de Montagnac dont le chœur date du xiie siècle, et celle de Saint -Vite du xme.
La coupole sur pendentifs vaut une date. On sait que ce genre de voûtes emprunté à l’architecture byzantine, fut inauguré ru xie siècle dans le Périgord.
Le style lui- même a tous les caractères de la transition du xie au xiie siècle. Quelques abaques sont décorés de damiers ou de rinceaux. Les tores apparaissent dans les stylobates et sur l'arc triomphal. Des griffes sont ménagées sur les socles, et les gorges placées entre les deux tores des hases se chargent d’ornements, torsades, pointes de diamant et rinceaux.
Yoici les dimensions de l’église de Laurenque , dont
je crois inutile de donner le plan.
longueur
largeur
hauteur
Sanctuaire
lre travée de la nef
voûtée en berceau . .
2e travée de la nef
voûtée en coupole . .
3e travée de la nef
voûtée en berceau . .
En 1153, l’église de Laurenque fut mise sous la dépendance du monastère de Sarlat*. C’était encore un prieuré en 1520.
Église de Saint-Loup (Montagnac. ) (PL xvi.) — Cette église est remarquable par les grandes divisions horizontales de son sanctuaire, par les proportions de ses colonnes élevées sur des socles qui sont de véritables dosserets, par la voûte en croisée d’ogives établie dans la travée qui précède le chœur, par la richesse de son ornementation.
La voûte plein cintre du chœur est soutenue par un doubleau sur colonnes. Le cul-de-four de l’abside est légèrement surbaissé; ce qui tient à la petite différence de largeur du rond-point.
Des archivoltes plein cintre, à retraites, portant sur
* Hist, rel. et monum. t. i. p. 328'.
DE L’AGENAIS
des colonnes adossées à de massifs dosserets, délimitent dans le sens perpendiculaire à l’axe la travée supérieure de la nef. Dans les deux côtés, qui forment comme les bras d’une croix , sont établis de petits berceaux ou plutôt de larges formerets au cintre légèrement, brisé. Ces arcs sont moins élevés que les archivoltes, disposition suffisamment expliquée par le mode de voûte qu’on devait appliquer au carré de la tour. En effet, pour construire une croisée d’ogives, il n’est pas nécessaire d’avoir, comme pour les coupoles, une base établie sur les extrados de quatre arcs élevés à la meme hauteur. Ici les arcs diagonaux ont pour sommiers deux pierres en consoles superposées; leur coupe est quadrangulaire, comme celle des autres arcs; ils ne sont pas unis par une clef en relief. Les compartiments triangulaires sont composés de voussoirs aussi régulièrement appareillés qu’on l’eut fait pour une voûte d’arêtes. C’est vraiment l’exemple le plus primitif qui se puisse voir de la croisée d’ogives *.
Cette voûte est plus élevée au centre que le berceau du chœur; mais , à la prendre isolément, elle n’est pas surhaussée et ne dérive pas de la coupole byzantine comme celle du transept de Saint -Caprais d’Agen.
Voilà donc un élément nouveau introduit dans l'architecture du pays: un essai peut - être , mais bien plus probablement une maladroite imitation du nord. On ne devait pas d’ailleurs tirer toutes les conséquences possibles delà découverte, abandonner de si tôt les procédés romans plusieurs fois séculaires.
Il est depuis longtemps reconnu que le sud-ouest ne possède pas de monuments franchement gothiques dans le style du xne siècle. Pour le Lot-et-Garonne en particulier, nous verrons que le renouvellement de l’architecture date du milieu du xme siècle. En-
* On peut lui comparer la voûte du porche cle l’église de Moissac qui est aussi une croisée d’ogives primitive.
core faut-il ajouter que les monuments de la période gothique manquent d’originalité.
Il est intéressant de constater par l’exemple de l’église de Saint-Loup et par celui de l’église d’Esclotes , plus bas décrite, que dans le pays, l’application des croisées d’ogives fut faite d’abord à la travée carrée qui précède le chœur.
La nef de l’église de Saint -Loup, simplement plafonnée, est sans caractère. Un clocher-arcades élevé sur la façade occidendale a remplacé la tour qui surmontait la travée supérieure. Les portes ont été remaniées. La moins moderne, actuellement murée, était au nord. Elle est chargée des ornements particuliers au xve siècle: courbes en accolade, pinacles à crochets découpés, moulures prismatiques.
La partie la plus riche de décorations est le sanctuaire; tout y est du style roman le plus pur.
Deux cordons de billettes,, l’un de deux rangs à la hase des colonnes , l’autre de trois rangs sur la ligne des abaques, ceignent l’abside et le chœur. Des rinceaux , des palmettes , des tiges enlacées décorent les tailloirs des chapiteaux, tous sculptés en fort relief. Une large fenêtre, ouverte dans le rond-point, est ornée de colonnettes à l’intérieur comme à l’extérieur et les cintres sont divisés des deux côtés en tores et en plates-bandes décorées de tores rompus.
Il y a beaucoup de sujets historiés. Yoici les plus beaux: la création de notre première mère, qui est figurée naïvement sortant du sein d’Adam endormi et portant la main à sa bouche ; la chute d’Ève , qui présente à Adam le fruit défendu; deux lions se ruant sur des agneaux; quatre dragons ou animaux hybrides dévorant des têtes humaines; des oiseaux. Toutes ces scènes sont d’une belle exécution et rappellent les types si caractérisés de l’école de Toulouse. Quelques figures se détachent aux trois quarts du milieu des volutes et des feuillages qui les entourent.
DE L’AGENAlS.
L’extérieur îVoffre rien de remarquable que deux contre-forts de l’abside terminés par des colonnes et une corniche fort simple soutenue par des têtes saillantes, en consoles.
La construction en moyen appareil est couverte de marques de tacherons très-variées : lettres A , N , E , V, triangles , carrés , pointes de flèches , volutes opposées , etc.
Dans les soubassements, au midi, on remarque quelques assises en petit appareil, dont les raccords irréguliers sont une preuve évidente d’antiquité.
De temps immémorial un magnifique cercueil en marbre blanc, des premiers siècles, a servi d’autel à l’église de Saint- Loup. J’en donne la description dans la notice sur les sépultures.
L’église de Saint -Loup, ancienne succursale de la paroisse de Montagnac , est menacée d’une ruine prochaine. Ses voûtes s’effondrent. Depuis quelques années le service du culte ne s’y fait plus. C’est aujourd’hui la dépendance d’un château moderne construit sur des ruines gallo-romaines.
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT -Bl AISE D’ESCLOTES.
— Bien que cette église ne soit pas voûtée , qu’elle soit ruinée sur plusieurs points et que des couches successives de badigeon empâtent les lignes de ses sculptures, elle offre de nombreux sujets d’études, principalement pour les détails du style et la bonne entente de la décoration.
L’abside est un peu moins large que la travée du chœur qui la précède. Vient ensuite la première travée carrée de la nef, que délimitent de forts dosserets cantonnés de colonnes dans le double sens des arcs triomphaux et des formerets. Les formerets seuls subsistent , ils sont à plein cintre. La naissance des ogives est indiquée par leurs sommiers et leurs premiers voussoirs. Ce sont des arcs tels qu’on les composait à la
fin de la période romane: ils ont, en profil, deux tores séparés par une gorge dans laquelle sont sculptées des roses en relief. Eien de plus gracieux que cette décoration qui rappelle celle des voûtes du carré du transept de l’église de Saint -Macaire (Gironde), et qui en est peut-être imitée.
Il n’y a pas de traces de voûtes dans le reste de la nef.
La tour qui surmontait la travée isolée n’existe plus. Elle est remplacée , comme clocher , par un pignonarcades moderne qui domine la façade occidentale.
Il y a dans la partie haute de l’église sept fenêtres romanes dont la plupart ont encore des colonnettes dans leurs montants, au-dedans et au -dehors.
Ces fenêtres sont placées entre deux cordons dont l’un de trois rangs de billettes est élevé au niveau des abaques des grandes colonnes; l’autre, composé d’une série de fines moulures parmi lesquelles dominent les listels, est interrompu seulement par l’ébrasement des fenêtres dans lesquelles il s’amortit en angle droit. Il forme des anneaux sur les dosserets de clôture du chœur.
Les archivoltes des fenêtres sont divisées en tores et décorées d’entrelacs. Sur les abaques des colonnettes régnent des enroulements. Les chapiteaux débordent les fûts et sont pour la plupart historiés. On y voit la chute d’Ève, un personnage entre deux dragons, des oiseaux affrontés, des lions. Quand l’ornementation est empruntée à la nature végétale, ce sont de grosses feuilles à crochets sur un ou deux rangs, des fruits, etc..
La porte s’ouvre au midi dans la travée basse de la nef, et pénètre d’abord un massif de construction en placage. Elle n’offre pas moins de cinq retraites à six colonnettes adossées à ses pieds-droits. Ses archivoltes plein cintre sont subdivisées par des moulures plus fines que celles que l’on emploie généralement à l’é-
DE L’AGENAIS
poque romane. Ainsi des moulures curvilignes en adoucissent tous les angles saillants ou rentrants. Bien n’est plus varié que ces motifs de décoration, consistant en têtes de clous à huit pans , tores, boutons encadrés dans des entrelacs, billettes , dentelures. On y remarque des. palmettes dont le galbe est celui des fleurs de lys.
L’église d’Esclotes ne me paraît pas antérieure au commencement du xme siècle.
ÉGLISES DONT LE SANCTUAIRE EST POURVU DE TROIS ABSIDES DIVERSEMENT ORIENTÉES.
Aubiac, — Saint - Pierre - del -Pech, — - Magnac, Gueyze, — La Sauvetat-de-Savères.
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE -MARIE D’AüBIAC ,
'prieuré en I60â*. — Cette petite église, située à 7 kilomètres d’Agen , sur la route de Condom , se compose : 1° d’une travée carrée , dont la voûte d’arêtes forme le dessous d’une tour d’entrée; 2° d’une nef sans bascôtés , voûtée d’un berceau légèrement brisé , qui est divisé par un seul doubleau ; 3° d’une- cella carrée , ceinte de trois chapelles rayonnantes.
* J’ai publié déjà la description des églises d’Aubiac, de Saint-Pierredel-Pecliet de La Sauvetat - de - Savères en deux articles qui ont paru dans la Revue des sociétés savantes, 4* série t. ix. p. 84 , — 5* série t. ni. p. 413. Je reproduis presque textuellement ces articles.
PLAN DE .L'EGLISE D'ÂUBIAC ( Lot-et-Garonne, )
üdaelle :
DE LAGENAIS.
De chaque côté, à partir du mur occidental jusqu’au mur de séparation du sanctuaire , la nef est décorée de six fausses arcades : les deux du milieu reposent sur des colonnes , les autres sur des pilastres. Quatre marches constituent un double degré pour accéder à l’autel. C’est de là qu’on peut embrasser l’ensemble d’une disposition singulière. On est au centre d’une pièce carrée, ouverte par quatre arcades de même cintre et de même hauteur. A droite et à gauche , des absides forment une sorte de transept. En face , une troisième abside s’ouvre à l’orient. Les chapelles sont voûtées en cul. de -four; celle du midi est séparée du massif par un petit prolongement en berceau.
Le carré , qui abrite l’autel et qui supporte une seconde tour, est recouvert à l’intérieur par une coupole sphérique fort élevée au-dessus des autres voûtes et d’une construction originale. Elle porte sur le dos de deux arcs en plein cintre, qui partent du centre des murs et se croisent perpendiculairement. Leurs sommiers reposent sur quatre colonnettes dont la base est en retraite d’un rang de moulures qui entoure tout le carré. Les abaques correspondent à une seconde corniche divisée par trois rangs de billettes. De trèspetits pendentifs s’élèvent dans les angles ; ils préparent les sections sphériques qui recouvrent chacun des cantons de la croix formée par les arcs.
Cette construction fort primitive ne rappelle en rien ni la coupole byzantine ni les voûtes sur trompes des églises de l’Auvergne.
De chaque côté , sous cette coupole, deux étroites fenêtres sont placées entre les colonnettes et les angles. A l’occident , ces haies auraient donné sous la toiture : on ne les a pas ouvertes.
Les voûtes des absides , bien plus basses que la coupole centrale et moins hautes même que le berceau de la nef , viennent buter les murs de la tour au-dessus des arcades.
Un étroit bandeau chanfreiné , .entre deux baguettes, forme les impostes de ces arcades et contourne les chapelles , à la naissance de leurs voûtes. Une ligne pareille circule au-dessous du berceau de la nef et de la voûte d’arêtes.
Les fenêtres sont au nombre de quatre et de cinq de chaque côté de la nef, de trois dans l’abside orientale , de deux dans l’abside méridionale. L’abside septentrionale n’en a qu’une seule. La plupart de ces fenêtres ont été remaniées ; il en est trois pourtant qui nous révèlent la disposition primitive. Elles s’ouvraient par un fort ébrasement , en retraite d’un large cintre, dont les montants et l’appui formaient un encadrement. Leur ouverture à l’extérieur était d’une grande hauteur sur une petite largeur. Le remaniement visible qu’elles ont subi a consisté dans un simple élargissement à partir des montants placés d’abord en retraite. Sur notre dessin de coupe , elles ont été rétablies dans la forme ancienne.
L’arc brisé n’apparaît nulle part, sinon dans la voûte en berceau , où il est à peine sensible.
Peut-être cette voûte est-elle postérieure à la construction de l’église. L’arc doubleau semble n’avoir pas été prévu dès les fondations: il s'amortit en porte-àfaux sur de simples modillons carrés. Si le premier architecte avait dû construire cet arc , sans doute il l’aurait mis en correspondance avec un dosseret. L’indice d’une reprise des murs de la nef existe d’ailleurs extérieurement. Au midi, bien au - dessous de la toiture actuelle, un modillon reste dans l’appareil comme un témoin de l’ancien amortissement. Quoi qu’il en soit , dès le principe , l’église fut disposée pour recevoir une voûte; les contre -forts dont elle est entourée en sont la preuve évidente.
L’arc puissant engagé sous la tour occidentale est en plein cintre ; il offre une retraite. Ses dosserets sont décorés de chaque côté par une demi-colonne.