‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 56 sur 81 · PI. XXVII · texte numérisé non relu

PI. XXVII

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PLAN, — COUPES D’UNE TRAVÉE Échelle à 0m,0025 pour mètre

DE L’AGENAlS.

ques chapelles n’appartiennent pas à la construction primitive. Les colonnes -dosserets sont peu engagées.

L’église de Sainte -Catherine est construite mi- partie en pierre et en brique. Son portail, ouvert dans la façade occidentale, a tous les caractères de la fin du xme siècle.

Une série de tores revêt ses montants et ses archivoltes.

Un pignon aigu, à cinq arcades en trois étages, surmonte cette façade et constitue le clocher.

La travée basse de la nef n’est pas bordée de chapelles tandis que la première moitié du chœur, très -développée, en est pourvue. Les arcs sont multipliés sous la voûte de ce chevet. Unis par huit clefs, ils retracent assez bien le dessin d’une rose à sept feuilles. Les autres voûtes sont composées d’ogives simples. Quelques clefs sont armoriées.

Les demi- colonnes sont engagées sur de larges dosserets.

Les moulures des arcs , d’ailleurs très -mal combinées, reproduisent des profils particuliers. La structure des doubleaux rappelle des formes usitées dans le Nord au xiie siècle, tandis que lés ogives sont formées de séries de baguettes en ressaut.

Les chapelles latérales sont dépourvues de fenêtres. Les baies de la nef et du chœur, dont les remplages affectent le style flamboyant, ont conservé quelques précieux restes de vitraux anciens , exemple qui est , je crois, unique dans le département.

Les deux églises ont été fondées sans doute en même temps que la bastide, mais elles n’ont été terminées que durant les xve et xvie siècles.

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT - HlLAIRE D’AGEN, AN- CIENNE chapelle des Cordeliers. — Cette construction est mi -partie en brique et en pierre. Là nef fort large a trois travées voûtées en grandes croisées d’ogi-

ves légèrement surhaussées. Kahside a sept pans et ses compartiments de voûte sont relevés.

Ces voûtes sont relativement fort basses , tandis que les fermes du comble sont légères et élancées. Je dois décrire ailleurs cette magnifique charpente.

Les arcs, ogives en plein cintre, doubleaux et formerets en tiers-point obtus, sont revêtus de moulures prismatiques. Leurs sommiers reposent sur des consoles.

Des fenêtres assez hautes mais étroites s’ouvrent dans les travées et dans les côtés du chœur. Leur remplage a le style de la fin du xive siècle.

Les compartiments ménagés entre les contre-forts ne sont pas réguliers. Ceux du nord, moins larges que les autres sont anciens. Ces constructions accessoires- correspondent avec la nef par des arcatures géminées.

Dans une restauration récente , dont M. le curé Magen a fait l’œuvre de sa vie , on a remanié les supports , complété la ceinture de chapelles , refait tout le rez-dechaussée du chœur actuellement orné de stalles et de crédences. Les fenêtres dont plusieurs étaient condamnées , ont été garnies de beaux vitraux. Tout l’intérieur a été décoré par des peintures. Le portail, la rosace, la tribune, la chaire, l’autel, l’appui de communion , la plupart des consoles sculptées , appartiennent à cette restauration. Une flèche élégante a été construite à l’angle sud-ouest, sur les plans deM. Verdier.

L’édifice ancien n’avait d’autre clocher qu’une petite tourelle en carré long , qui s’appuyait sur le haut des contre- forts dans l’angle sud-est. Une petite croix de fer, en forme de tau la surmontait. Les fenêtres jumelles, ouvertes sur chaque face, étaient en plein cintre. On voit encore de ce côté une pierre sur laquelle sont représentées les mains stvgmatisées de Saint -François.

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