‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 76 sur 81 · L. Porte du grand cloistre pour entrer à · texte numérisé non relu

L. Porte du grand cloistre pour entrer à

l’église.

Énumération des Tombeaux :

1 Redon. — 2 De Lacombe. — 3 De Coquet , lieutenant général. — 4 De Bérard, évesque. — 5 De Bérard , avocat. — 6 Marchan bourgeois. — 7 De l’Hermite ou de Guilhemasse. — 8 De Laguerbe ou Dubié. — 9 De Cortete. — 10 De Bartelot. Yacberi, à présent Daurée. Durand. — 11 Dorly. — 12 De Nozères. Lagarde. Duffaure. Castres. — 13 De Castaiges ou de Lion. — 14 De Patrie prebtre. De Borye , prebtre. Daribal. — 15 De Yalier, evesque de Grâce et chanoine de Sainct-Estienne. — 16 De Claude Gélas , évesque d’Agen. — 17 De Tapio ou Monteilz. — 18 de Godail. Fontirou. — 19 De Dulac ou de Grave. — 20 De Gelas , chanoine.— 21 De Cavasse. — 22 De Frégose, évesque. — 23 De Goutz , sieur de Castetz. — 24 de Tornier et Boyssonade. — 25 De Norry. — 26 D’Estrades. — 27 De Lalande. — 28 De Lavergne , ou Yaux. — 29 De Borgon. — 30 Delbene , evesque. — 31 De Pons d’Aspremont , abbé de Flaran. — 32 De Billonis. — 33 De Jugé. — 34 De Martinis ou Maures. - — 35 De Chambon. — 36 De Thibault. — 37 De Céré. Desmazes. — 38 De Belangier. Falachon. Pelissier. Champié. — 39 De Boziguet. D’Arnault. — 40 Delas. — 41 De Masson. — 42 De Coquand ou Lapocque. — 43 de Piscille. — 44 De Loches ou Barbier. — 45 De Gaudefroy. De Darel. De Martinet jeune.— 46 De Faydit. De Dubernard. — 47 De Cunolio. De Marquis. — 48 De Cochet , chanoine. De Girardin , chanoine.

Extraits de la Calende manuscrite de Véglise cathédrale.

Pridiè kal. junii. — - Obitus institutus per dominum Johannem Normerii, priorem ecclesie collegiale Sancti Caprasii. (Missa finita, teneatur capitulum visitare

DE L’AGENAIS

processionaliter sepulturas... que extan t ante capellam B. Catherine ; deinde quoque tendant ad claustrum , ante et in angulo in quo , diebus dominicis , fit pausa , quum exitur claustrum , ubi est sepultura lapidea in qua sunt scripta nomina avi et patris sui , Jobannis Arvei et Johannis Normerii , anno Domini 1466. )....

xn kal. augusti. — Missa... pro anima R. in Christo Patris , domini Pétri Berardi , condam Agenni episcopi, cujus corpus est sepultum ante altare Beate Marie de Las Farguas , subtus lapidem ibi appositum , in quo est sculpta ymago episcopi

vm idus augusti. — Duplum B. Sixti , pape et martyris , quod constituit capitulum ad contemplationem et requisitionem venerabilis viri domini Theobaldi de Paneteriis , canonici hujus ecclesie* pro eo quod dictus Paneterii continuavit et fieri fecit sex fenestras vitreas per (manus)** Johannis Guiardi , condam burgensis Agenni, videlicet très in qualibet parte in medio chori

Pridié idus decembris. — Obitus R. domini Nicolai de Villars , episcopi et comitis Agennensis , qui , pro fundatione illius donavit centum libras turonenses annui redditus ***.

Noms des Chapelles et Autels de la cathédrale mentionnés dans la Calende.

Capella : Crucifixi, seu parvi Crucifixi, an. 1552; — B. Marie de Fargiis , seu de Las Farguas; — fontium baptismalium ; — ad portam episcopi ; — SS. apos-

* Il vivait en 1477. [Argenton. Brouillon.)

** Le manuscrit portait le mot vitreas , qui est évidemment le résultat d’une inattention du scribe.

*** Il est enseveli dans le chœur , vis-à-vis la porte d’entrée par la nef, et la moitié de son tombeau est sous le banc des chapiers. Il y a au -dessous une lame de bronze-, où ledit évêque est représenté de grandeur humaine. (Argenton. Brouillon.)

tolorum seu Crucifixi ; — S. Jacobi ; — S. Catherine ; — S. Marguarite ; — S. Andree ; — S. Eligii ; — S. Johannis ; — S. Michaelis ; — S. Martini ; — S. Crucis ; — S. Radegundis ; — S. Nicolai , an. 1484 , 1496 ; — S. Martialis, an. 1503; — S. Dulcidii ; — S. Yvonis. 1399; — S. Blasii , 1473; — S. Sebastiani ; — S. Quitterie , an. 1363 ; — B. Marie.

( Brouillon et registre des pièces justificatives d’Argenton)*.

* Ce n’est là qu’une partie de la liste transcrite par Argenton (manuscrit qui est aujourd’hui en la possession des héritiers de M. de Saint -Amans) et dont une copie faite par mon prédécesseur M. Bosvieux, existe aux Archives départementales. Cet acte est plein de renseignements précieux pour l’histoire. Sa longueur m’ayant empêché de le publier in extenso , j’ai dû me contenter d’en extraire ces notes archéologiques.

Les chapelles mentionnées dans la calende sont au nombre de 23 , tandis qu’il n’y en a que 11 sur le plan. Cela s’explique par deux raisons : la première , c’est que le plan est incomplet ; la seconde , c’est que plusieurs autels pouvaient exister dans la même absidiole.

ORATOIRE ET BAPTISTÈRE DE LA VILLA DE BAPTESTE ( MONCRABEAü).

La villa de Bapteste , découverte et si bien explorée par MM. Faugère - Dubourg et Teulières, est aujourd’hui bien connue, grâce à de nombreuses publications. Une centaine d’archéologues, parmi lesquels je dois citer quarante-cinq membres du congrès d’Agen , ont visité ces belles ruines.

Les moindres détails ont été analysés scientifiquement. Des études aussi complètes provoquent toujours des débats contradictoires. Il en résulte qu’un certain nombre de points sont admis par tous comme démontrés et que des questions plus douteuses restent livrées aux controverses.

En un mot, d’une part on arrive à poser des conclusions indiscutables, d’autre part on peut soutenir certaines hypothèses comme très-probables, mais sans avoir l’espérance d’arriver jamais à une solution définitive. La science doit tenir néanmoins grand compte de ces conjectures. C’est ce qui m’engage à rédiger cette note.

Relativement à Bapteste , on peut , je crois, admettre comme démontrés les faits suivants :

La villa a été fondée au premier siècle ou au commencement du deuxième. Ce qui le prouve, c’est le beau style de toutes ses mosaïques, et la perfection de certains fragments de céramique trouvés dans les fouilles : poteries dites samiennes ornées de reliefs ; poteries noires vernissées ; poteries grises d’un grain

fin, vases d’un beau galbe , etc. Tous ces détails sont de la meilleure époque de l’art.

La villa a subsisté au moins jusqu’au milieu du ive siècle et beaucoup plus longtemps sans doute. Ce qui le prouve , c’est la série des 200 monnaies recueillies dans les décombres , qui ne s’arrête , qu’au milieu du ive siècle ; c’est la façon grossière de certains ustensiles : poteries épaisses , objets en os également ornés de lignes pointillées et de cercles concentriques, le tout accusant plutôt le style mérovingien que le beau style romain.

Dans l’intervalle de trois siècles ou plus , qui se sont écoulés entre la fondation et la destruction de Bapteste, il y a eu des restaurations, des constructions partielles. J’en vois la preuve dans un fût de colonne jeté parmi les fondations d’un mur , dans des superpositions de mosaïques observées sur quelques points. Les cloisons multipliées du perïstylium , qui devait être primitivement libre , et des annexes établies complètement en dehors des habitations , à l’Ouest , appartiennent aux dernières époques. Les différences d’épaisseurs des murs , la composition variable des mortiers l’attestent suffisamment.

La villa subsistait à l’époque où le christianisme était déjà florissant dans les Gaules. Une lampe en terre cuite grossière, portant un monogramme du Christ pareil à ceux qui ont été reconnus sur des monuments du ive siècle a été trouvée dans les fouilles.

Yoilà tout ce qui paraît démontré. Je vais entrer maintenant dans le domaine des conjectures.

Il n’est pas impossible que les derniers possesseurs de la villa aient été des chrétiens. On peut donc rechercher s’il n’existait pas un oratoire dans les dépendances de ce vaste établissement. Nous savons que , durant le paganisme , les tenanciers ménageaient dans leurs villas un petit sanctuaire pour les dieux. Com-

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