‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 13 sur 56 · Perkins, II · texte numérisé non relu

Perkins, II

employés pendant les dernières années du xve siècle et la première moitié du xvic. Perkins, qui en parle assez longuement, ne cite pas Alfonso. Quelques auteurs attribuent à l'un des Lombardi les beaux marbres de Sassuolo achetés par le comte d'Espagnac et payés ioo ooo francs, par M. Spitzer, à la vente de Couvreur. Peut-être faut-il reconnaître dans cet ouvrage la main d' Alfonso; les épithètes de dolce et dilettevole que lui donne Sabba s'appliquent assez justement au style un peu mignard et précieux de ces bas-reliefs1.

Paganino, surnommé Modanino, de Modène, s'appelait Guido Mazzoni ; sculpteur distingué, il avait fait beaucoup de terres cuites peintes au couvent du Mont- Olivet, près de Naples2. C'est lui que Charles VIII rencontra lors de son entrée à Naples et ramena en France, où il séjourna près de vingt et un ans3.

A propos du bas-relief des Ignudi délia catena, Vasari rapporte que Pollajuolo « grava sur cuivre un combat d'hommes nus, ceints d'une chaîne »; plus loin, il ajoute que le même artiste « fit un bas-relief de métal représentant un combat d'hommes nus; que ce basrelief fut envoyé en Espagne, qu'il était très remarquable, et qu'on en trouvait, à Florence, une épreuve de plâtre dans tous les ateliers ». L'estampe de Pollajuolo est connue ; elle porte l'inscription : Opus Antonii Pollajoli fl or entini. Quant au bas-relief, on ignore ce qu'il est devenu; le musée de Kensington conserve un beau moulage de terre cuite, pris sur l'original, et le baron

1. Voir à ce sujet une étude ingénieuse de M. Eug. Piot, Ga$., XVIII, 594.

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