‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 2 sur 56 · XXXIII, i · texte numérisé non relu

XXXIII, i

cin Philotas, enchanté de je ne sais quelle réponse que celui-ci venait de faire à un bavard : « Philotas,, lui ditil, je te donne tout cela », montrant un buffet chargé de grands vases d'or et d'argent. Et comme Philotas se refusait à accepter un présent d'une telle importance, l'autre lui dit : « Comment, pauvre homme que tu es, pourquoi fais-tu difficulté de les prendre? Ne sais-tu pas que c'est le fils d'Antoine qui te les donne et qu'il a le pouvoir de le faire ? Toutefois, si tu m'en crois, prends plutôt de moi l'argent qu'ils peuvent valoir, parce que mon père, à l'aventure, pourrait demander quelquesuns de ces vases qui sont d'ouvrage antique et très estimés pour l'excellence du travail \ »

Sous les empereurs, la passion de l'argenterie atteint son apogée.

« Tout ce qu'on peut imaginer en fait d'argenterie, tu l'as acheté, dit Martial à un amateur de son temps2. Tu possèdes les antiques chefs-d'œuvre de Myron, les ouvrages de Scopas et de Praxitèle, les reliefs de Phidias3 et de Mentor, sans compter les pièces authentiques de Gratianus, les vases dorés de la Galice et la vaisselle de tes aïeux. »

Dans un autre épigramme 4 le poète plaisante le bonhomme Euctus :

« Est-il assez odieux, ce vieil Euctus, avec son argenterie historique13. En vérité, j'aimerais mieux des écuelles en terre de Sagonte.

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