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Ga\. des Beaux-Arts, avril

parce que l'initiale unique, au xvie siècle, est toujours l'initiale du prénom; du moins, nous ne connaissons pas d'exemple du contraire. Le G doit être, selon nous, l'initiale de Gilles de Laval-Montmorency (i528-i55o), fils et successeur de Pierre, le premier protecteur de Saint-Porchaire.

La collection Spitzer comptait sept pièces qui ont été vendues le iôjuin 1893. Le biberon, morceau excellent de la première période, portant la marque du pélican des Marnef, a été payé 3 2 000 francs par M. Dutuit. La coupe (Delange, XLII), que M. Spitzer avait emportée de haute lutte à la vente Hamilton, est échue pour 3o 5oo francs à M. Lowengard, qui l'a cédée depuis à M. George Salting. Parmi les salières, le n° 662, provenant de l'ancienne collection Addington (Delange, XV), a été payé 20000 francs par M. Duseigneur, et le n° 666 (Delange, XVII), une merveille d'élégance et de finesse, 1 1 000 francs, par M. Alfred André. Les autres salières ont été adjugées au musée de Bruxelles, à Mme Édouard André et à M. Goldschmidt, à des prix variant de 9 100 à 10200 francs.

Quatre autres pièces de Saint-Porchaire ont repassé la Manche et sont rentrées en France : le biberon de l'ancienne collection de Pourtalès (Delange, XXXII), acheté par M. Lowengard à la vente d'un amateur écossais, M. John Malcolm de Poltalloch, et qui appartient aujourd'hui à Mme la comtesse de Béarn; — l'aiguière de la collection Martin Smith (Delange, LI), curieux spécimen de la dernière période à son déclin, à M. Lowengard; — la salière de la vente Hamilton (Delange, XXVIII), achetée par M. Lowengard; — et la salière de la collection Field (Delange, XII), seule

pièce connue portant la salamandre de François Ier, achetée 19000 francs à la vente Stein (1899) par M. Morgan.

Parmi les dernières découvertes, nous signalerons une buire d'un excellent travail, trouvée à Bourges en 1887, achetée 49000 francs par M. Morgan à la vente Stein (1899) 1 ; — un fragment de plat ovale, acquis par le Louvre, intéressant spécimen de la troisième période, avec lézards et rainettes2; — une salière à tourelles, appartenant à M. Jamarin. Au château du Lude (Sarthe), M. le marquis de Talhouet a trouvé, dans un placard, un fragment de coupe de la première période, portant les armoiries de Pierre de Laval-Montmorency, au franc quartier de Beaumont; c'est le quatrième exemplaire dont nous avons parlé plus haut. Ce beau spécimen offre la plus grande analogie avec les modèles de la même période provenant de M. le duc d'Uzès, et dont une partie échut à M. le marquis de Talhouet père. Vendu à M. Samary, il a été acheté récemment par M. Le Breton, conservateur du musée de Rouen.

Enfin, M. Barbaud, président du Tribunal civil de Bressuire, a eu l'obligeance de nous communiquer la photographie d'un fragment de coupe qu'il possède, et qui fut trouvé, en 1879, dans les ruines du château de Bressuire. Ce fragment présente tous les caractères connus de la troisième période. Le travail laisse à désirer; peut-être sommes-nous en présence soit d'une pièce d'essai, soit d'une pièce manquée, indiquant le voisinage de l'atelier.

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