‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 121 sur 190 · Ferrer del Kio, Ilistoria de Carlos III, t. III, p · texte numérisé non relu

Ferrer del Kio, Ilistoria de Carlos III, t. III, p

236 GRANDS d'espagne

(( des Espagnols les plus polis par ses voïages* ». Fernan Nunez arriva à Lisbonne, où il remplaçait le marquis d'Almodovar, le 17 octobre 1778 et eut sa première audience le 22.

Mais quoi ? Ambassadeur et célibataire ? Non pas. Don Carlos n'aurait jamais commis pareille inconvenance : il avait très heureusement profité de l'année 1777 pour se chercher une femme et se marier. Non seulement les exigences de la carrière diplomatique, mais tout autant* peut-être la rupture définitive de cette liaison irrégulière dont parlent quelques-unes de ses lettres le poussaient ou le prédisposaient au mariage. Déjà, en 1775, il avait eu l'intention de dénicher à Paris l'épouse « riche et honnête » qu'il pouvait souhaiter. • Pris de court, il dut renoncer à ce projet, et, au lieu de la Française telle qu'auraient pu lui en trouver une fort aisément ses parents de Rohan, Don Carlos se rabattit sur une simple Galicienne, D" Maria de la Esclavitud Sarmiento y Quinones, fille du comte de Villanuevade las Achas, D. Diego Sarmiento y Saavedra. A première vue, l'on s'étonne que Fernan Nunez, puisqu'il renonçait à la France, n'ait pas recherché en Espagne même une alliance plus brillante dans le monde de la Grandesse où il était si bien vu et si choyé. Quel motif engagea donc le protégé de Charles III, le parent des ducs de rinfantado, à s'allier à la fille d'un gentilhomme

1. Bourgoing à Rayneval, 25 mai 1778 (H. Doniol, Histoire de la participation de la France à l'établissement des Etats- Unis d'Amérique, t. III, p. 44).

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