‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 171 sur 190 · Le comte Hoditz · texte numérisé non relu

Le comte Hoditz

lieria y draj^^ones (que formaban 3" linea o reserba) colocan sus tiendas en dos lineas, como formamos, y los cavallos al frente de cada una.

El 1° de septiembre maniobrô la cavalleria y la ynfanteria separadamente como en Nays. La V linea de cavalleria era de los 20 esquadrones de esta y de los dragones, y la 2* de los 30 de Usares. Un coronel cayô en el ataque, y no se hizo mucho probecho. Las maniobras fueron las mismas que en Nays, y solo noté que estando formados en columna, tardaron poco mas de dos minutos en desplegar en batalla como lo hacemos nosotros por la diagonal. La ynfanteria maniobrô en dos lineas, y marché de pasmo mas de 700 pasos. No hizo la formacion de mudar de frente sobre el centro como en Nays ; pero hizo la de pasar por los estrechos interbalos de très hombres, una linea detras de la otra para refrescar el ataque ; lo demas todo igual al otro campo.

El 2, atacô el Rey con su tropa, esto es 18 batallones y 40 esquadrones, un lugar que ocupaba el gênerai Hanalt con la suya, que eran solo très batallones y diez esquadrones, con que assi se vio obligado â ir>e retirando de altura en altura,

El 3, el exercito del Rey ocupaba una llanura, apoyando su derecha en un lugar y cubriendo con parte del centro y la izquierda un bosque con el quai ocultaba parte de su fuerza, y toda la 2^ linea estaba detras del bosque y de unas colinas que ocupaba con una bateria entre el lugar y dicho bosque. El gênerai Hanalt (se supone que temerariamente y sin estar bien enterado de la posicion y fuerza del enemigo) le atacô ; pero quando se hallaba cerca, cayô sobre sus flancos toda la ynfanteria de la 2' linea, y sobre la retaguardia la cavalleria, de modo que la de Hanalt solo pudo con dificultad retirarse en desorden, y su ynfanteria despues de haverse defendido en el quadro, tubo que rendir las armas ; con lo que, victorioso completamente el Rey, se fue â galope a tomar sus coches para irse â Potsdam, y yo me bolvi à Breslau.

E]s de notar que el Rey toma siempre el grueso del exercito, porque supone que el que maniobra es el suyo, y solo déjà à Hanalt lo necessario para figurar un enemigo * ; y assi todas sus formaciones son de una sola fila, para llenar el frente. »

(Bibl. Nat. ms. Espagnol, 407 ter fol. 275 el suiv.).

Si maintenant Ton est curieux de savoir ce que valait à la fin du xviii° siècle la cavalerie espagnole et quels progrès elle avait à accomplir pour ressembler à cette cavalerie prussienne qui causait Tétonnement et l'admiration de Fernan Nufiez, nous pourrons le demander à un officier français très compétent qui en vit de ses yeux manœuvrer Télite, c'est-à-dire le régiment des carabiniers de la garde royale. Cet officier, le duc Des Cars, colonel du régiment de Dragons-Artois et brigadier de cavalerie, fit partie de l'escorte que le comte d'Artois amena avec lui, en 1782, dans son voyage à travers l'Espagne où il comptait assister et coopérer à la prise de Gibraltar. ^ Le duc, qui n'était alors que le chevalier Des Cars et capitaine des Gardes, fut très bien accueilli

1. Anhalt, écrit Guibert, « devoit être pris ; c'étoit sa destinée ; il m'avoit dit la veille en haussant, sans s'en apercevoir, les épaules : « Vous me verrez demain pris ; mais tout « cela est troupes de S. M. mon maître : c'est à lui d'or- « donner. » (Journal d'un voyage, t. II, p. 229).

2. Le récit de ce voyage se trouve dans les Mémoires du duc Des Cars, colonel du régiment de Dragons-Artois, brigadier de cavalerie, premier maître d'hôtel du Roi, publiés par son neveu le duc Des Cars, avec une introduction et des notes par le comte Henri de L'Épinois , Paris, 1890, deux vol. in-S'*. Il est fâcheux que l'annotaleur de ces mémoires n'y ait pas corrigé de nombreux lapsus, tels que Lossa pour Losada, Olivarès pour Olavide, Aburca pour Abarca, etc., etc.

par Charles III qui lui donna tout de suite des témoignages de sa confiance :

« Une fois que j'étais allé faire ma cour au dîner du Roi, le bon Charles III m'appela et me fit sufTisamment approcher de lui pour que Ton n'entendît pas ses paroles: « Venez, me dit-il, approchez, approchez. Je veux vous « confier un secret, mais surtout gardez-le bien vis-à-vis (( de mon petit-neveu ; je veux lui donner une agréable « surprise. Je ferai mettre mon régiment de carabiniers « à son passage à Mançanarez. L'on parle des carabiniers « de F'rance, des cuirassiers de l'Empereur, de la cava- « lerie prussienne... Bah! tout cela n'est rien en compa- « raison, et puis... Ah ! vous verrez comme cela manœu- <( vrera. Mon petit-neveu sera bien content, mais je veux « qu'il en ait toute la surprise... Gardez-en bien le « secret.* »

Peu de jours après, le comte d'Artois et sa suite quittèrent Madrid et prirent la route d'Andalousie.

« Nous allâmes ensuite coucher à Ocana, petite ville de la Manche où était placée l'Ecole royale d'équitation de toute la cavalerie, sous l'inspection de M. de Ricardos, lieutenant général. Nous étions arrivés tard, nous devions repartir de grand matin. L'on proposa à M. le comte d'Artois de voir les élèves de l'Ecole au flambeau. Sur l'un des côtés d'un vaste manège était un orchestre nombreux ; les élèves firent toutes leurs évolutions au son des instruments à cordes et à vent, comme l'on mène une contredanse. Les chevaux galopaient en cadence, comme ceux d'Asthley de Franconi. Nous nous demandions comment il pouvait sortir de cette école un bon officier de cavalerie... Le marquis de Ricardos avait-il fondé le système d'instruction de cette académie ? C'est d'autant

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