‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 172 sur 190 · Mémoires du duc Des Cars, t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires du duc Des Cars, t. I, p

moins présumable qu'il est réellement homme d'esprit et plein de l'instruction militaire la plus élevée.... Il avoua que cette ancienne cavalerie espagnole si renommée n'existait plus, mais qu'il était presque impossible de faire les chang-ements nécessaires dans un pays où il était de principe absolu de toujours faire ce que l'on avait fait la veille et absolument comme on l'avait fait.* »

Mais le plus beau, ce fut à Mançanares où était cantonnée la brigade des carabiniers dont le roi Charles était si fier.

<( Nous approchions de Mançanarez, et le bruit répandu sur la route que nous y trouverions les carabiniers royaux me dispensa de violer le secret que m'avait imposé Charles III. Je pus alors avouer à M. le comte d'Artois la galanterie que lui avait préparée son parrain. Effectivement, après notre dîner dans un village assez voisin de Mançanarez, un major vint au devant de Mgr. le comte d'Artois et l'informa des ordres qu'il avait reçus de rassembler son corps de carabiniers pour le présenter au prince. Ce major était un très vieux officier, auquel, depuis nombre d'années après la mort du colonel, Charles III laissait le commandement du régiment sans lui en donner le grade.*

Lorsque M. le comte d'Artois lui eut témoigné sa reconnaissance envers le Roi, il exprima au major la satisfaction qu'il aurait de voir manœuvrer de si belles troupes . A ce mot « manœuvrer », le major pâlit et parut cons-

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