‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 34 sur 190 · LE DUC DE BÉ.IAR · texte numérisé non relu

LE DUC DE BÉ.IAR

Bella-Gazar '. II est dans la grande dévotion. Il épousa le P"" mars 17331a fille aînée de M. le prince de Pons, sœur de M™" la princesse deTurenne. Il a toujours bien vécu avec elle et sest occupé à la rendre heureuse ; mais ce qui est très-singulier, c'est que, quoique couchant dans le même lit avec elle, il n'a jamais usé des droits du mariage, quoiqu'elle soit d'une figure très agréable. On prétend que c'est par un principe de dévotion, qui assurément seroit très mal entendu. Quoi qu'il en soit, après un si long espace de temps, il a voulu exercer ses droits ; il faut supposer que des avis plus sages et plus éclairés l'y ont déterminé. M™'' de Béjar n'y a pas voulu consentir et s'est retirée dans une maison de campagne où elle a vécu dans la plus grande solitude. Elle est dame du palais de la reine d'Espagne. Le roi et la reine d'Espagne, instruits de la situation de M™*^ de Béjar, paroissent avoir pris son parti. Le cardinal de Gordoue s'est mêlé de cette affaire ; elle a été portée à Rome, et il est arrivé une bulle du Pape qui casse le mariage et le déclare nul. On prétend que M. de Béjar songe à se remarier et à épouser M''^ d'Arizza qui n'a que douze ans*.

De fait, il épousa, non point M''" d'Ariza, mais son ancienne protégée, D"* Escolâstica Gutierrez de Los Rios, à une époque que nous ne pouvons pas préciser beaucoup, entre 1757 et 1767. Il paraît avoir ménagé sa seconde épouse tout autant que la première, car le bon duc mourut le 10 octobre 1777, sans postérité, laissant ses états à sa nièce, D* Maria Josefii j^iniciitcl, comtesse-duchesse deBenavente. Les contemporains sont unanimes à noter sa dévotion

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