‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 40 sur 190 · I. \inn<: imc m: la mirandole · texte numérisé non relu

I. \inn<: imc m: la mirandole

protégé, ami et conseiller intime de Grimaldi, qui faisait grand cas de son jugement, Pico fut pourvu d'une charge de conseiller au Conseil des Finances. Marié secrètement, il portait, sans être prêtre, l'habit ecclésiastique et remplissait aussi auprès de Charles III des fonctions d'aumônier [sumiller de cortina). Tout le monde à Madrid l'appelait Vabbé Pico ou simplement VJbhé^. Pendant le ministère de Grimaldi, il fut l'un des chefs les plus marquants et les plus en vue du parti italien, qui se confondait alors avec celui des golillas (gens de robe), l'opposé du parti aragoriais dirigé par Aranda et fort soutenu sous main par le prince des Asturies. « Homme d'esprit et vieillard vénérable », le nomme Casanova, qui, de passage à Madrid, en 1768, ne manqua pas de visiter ce compatriote ". Avec moins de brillant et de verve étincelante, moins d'humanités et d'érudition, mais autant de connaissances économiques et scientifiques, ce Pico fait pendant, en Espagne, à l'abbé Galiani, chez nous ; en lui s'éteignit, non sans quelque honneur et mérite, la famille illustre des Pic de la Mirandole. « L'auditeur », ami de Pico, se nommait le comte Vincenti ; tous deux récoltèrent une bonne part des quolibets et des injures dont les Madrilènes jugèrent à propos d'accabler les Grimaldistes après l'affaire d'Alger (1775). Les autres convives italiens de Fernan Nuiiez sont des militaires:

1. « D. Alexandre Pico de la Mirandula, consejero de Hacienda, couocido por elAbate », dans lasaynète d' El marqués mas conturbado (Bibl. Nat., Ms. Esp. 424. fol. 284).

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