‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 42 sur 190 · Vida de Carlos lU, 2« partie, fol. 46 v · texte numérisé non relu

Vida de Carlos lU, 2« partie, fol. 46 v

paître son ambition déçue. Etant venu à Paris en 1771, pour faire traiter par nos chirurgiens un mal de vessie qui le tourmentait, il aurait eu des entrevues avec les princes du èang afin de favoriser leurs prétentions ; des avis secrets ajoutent même qu'il aurait reçu à cet effet un pouvoir du roi d'Espagne, ce qui paraît douteux \ L'année d'avant, il avait perdu son fils unique, D. Francisco de Silva, duc d'Huéscar, lieutenantgénéral et commandant de la brigade des Carabiniers ; ses immenses états passèrent à sa petite-fille, Marie- Thérèse de Silva, le délicieux modèle, dit-on, de la maja couchée de Goya ^, celle que ses caprices et excentricités ont rendue si célèbre sous le règne de Charles IV. — « Nos comédiens (espagnols), reprend (( Fernan Nuîiez, nous donnent demain aux Canos « un concert dans le goût des Italiens et nous feront {( bâiller. C'est une vraie plaisanterie, car ils ne « savent pas lire une note et n'ont pas de voix; « voilà qui promet. »

Saint-Ildephonse, 29 août. — Changement de garnison. Le départ d'Aranda et sa disgrâce momentanée rendaient au vieux ministre de la guerre la liberté de ses mouvements ; la bureaucratie reprenait le dessus et se vengeait des hauteurs de l'omnipotent capitaine général sur le dos de ses protégés. Nos deux colonels par leur naissance et leurs relations mondaines étaient bien de ceux-là ; aussi eurent-ils

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