‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 67 sur 190 · Le duc de Béjar, son mari · texte numérisé non relu

Le duc de Béjar, son mari

EMPLETTES DE DON CÂllLOS 125

un valet de chambre et un laquais, tu aurais tout ce qu'il te faudrait. Nous passerions l'hiver ici ensemble et retournerions en Espaj^ne pour la fin de la saison d'Aranjuçz. Mon intention n'est pas de revoir Madrid avant cette époque. L'été et l'automne prochains, je les emploie à voyager en Angleterre, Flandre et Hollande, et, en novembre, je reviens ici. Pense à ce projet, prépare la chose et vois si elle est faisable. L'oncle dit qu'il te donnera son appartement et nous passerons un bon hiver. »

Comme tout étranger de passage, Don Carlos n'omet pas de payer son tribut à l'industrie parisienne. Il a été chargé de divciscs emplettes et a des cadeaux ;i fîiirc; et, en bon Espagnol qui n'aime guère à enrichir le fisc de son pays, il prend des précautions pour que les objets qu'il doit expédier à Madrid échappent aux droits de douane.

« Sorti avec l'oncle pour visiter diverses boutiques où l'on vend des bronzes et autres garnitures de table et de cheminée. L'oncle ayant vu une pendule et des candélabres que j'avais achetés pour toi, m'a dit de les renvoyer et que nous irions ensemble dans une meilleure maison. Nous y fûmes et lorsque j'eus choisi les objets qui me convenaieni, il hs a payés et m'en a fait cadeau, disant qu'il n'osait pas le les donner à toi, puisqu'il ne te connaît pas. Il serait bien, je crois, que tu lui écrivisses une lettre très aimable dont il te saura beaucoup de gré et que tu t'y montrasses instruite de tout ce que je t'ai écrit à son sujet, de la bonté qu'il me témoigne et du désir qu'il a de te connaître, sans omettre de dire quelque chose pour sa femme, qui certainement le mérite. Je puis t'assurer que cette lettre sera des plus opportunes et que tu leur feras, en l'écrivant, très grand plaisir. Je r.ii< ailresser la pendule et les deux pendants à

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