Gazeta du 2 novembre 1762 et du 5 avril
3. Ce nom figure dans l'acte de décès de Mora, voy. Ch. Henry, Lettres inédites de ilf"« de Lespinasse, Paris, 1887, p. 269. Le texte publié par M. Henry porte Bolca au lieu de Jiolea, simple faute de transcription.
4. Il résulte d'une lettre d'Ossun à Choiseul du 5 mars 1760 que ce mariage dut se faire très peu de temps avant le départ du comte et du marquis pour l'Angleterre. (AIT. Etr. ; Espagne, 527, fol. 358.)
« sont aussi bien que peuvent l'être celles d'une perce sonne qui n'en a que deux et qui les a noires *. » Après cela, qui en voudrait beaucoup au marquis d'avoir cherché quelques consolations ailleurs ? De cette séduisante épouse, décédée sans doute avant 1768, le marquis de Mora, ce qui n'était pas connu jusqu'ici, eut un fils, qui mourut jeune et avant son père^. Quand commença entre le marquis et M'^° de Lespinasse cette intimité qui, selon l'expression du peu jaloux Guibert, épuisa pour Mora « tout le « bonheur que le ciel peut accorder aux hommes sur (( la terre »? M. Asse a pensé pouvoir fixer l'origine de ces relations au commencement de l'année 1767 ou 1768, et il doit être dans le vrai. Toutefois, et pour n'omettre aucun détail propre à éclairer la vie de Mora, il convient de marquer qu'il vint une première fois à Paris en 1764 : sa présence y est signalée dans un billet de D. Fernando Magallon, secrétaire de l'ambassade d'Espagne, à Choiseul : (( Comme je suis obligé de partir demain matin pour « Paris, pour revenir dans deux ou trois jours avec (( M. le marquis de Mora.... », écrit-il de Fontainebleau à la date du 28 octobre 1764 ^. Sur les amours brûlantes, équatoriales du marquis et de l'ancienne complaisante de M™° Du Deffand, la correspondance
1. E. Asse, iî/lle de Lespinasse et iHf"" Du Deffand, p. 102.
2. « M. le comte de Fuentes a perdu le fils de M. le marquis de Mora, son fils aîné. Il a perdu M. le marquis de Mora. » (Mémoires du comte d'Egmont du 4 septembre 1788 : AfT. Etr.; Espagne, vol. 625, fol. 161.)