Memorias, t. I, p
LA MAISOÎ^ DE SILV.V 183
étonnait et déconcertait : « Sa vivacité était grave, « sa gravité ironique et presque satirique », dit le comte de Ségur. ^ Au demeurant, bonhomme, nous assure Vergennes, qui avait certes quelque mérite à le reconnaître ; ajoutons : serviable, compatissant aux faibles, généreux. Tout cela forme un ensemble qu'il serait instructif et curieux de démêler et d'analyser par le menu ; souhaitons qu'on le fasse*. Pour compléter cette revue de la colonie espagnole à Paris, dans la seconde moitié du xviii° siècle, il nous faut encore parler de deux familles qui tenaient de près à Fernan Nuîiez et à Salm. D'abord des Infantado. On sait ce que représente dans l'histoire d'Espagne ce titre illustre, créé en 1475 par les Rois Catholiques au profit de D. Diego lïurtado de Mendoza , deuxième marquis de Santillana, et qui, des Mendoza, passa successivement aux Sandoval, puis aux Silva, qui le gardèrent plus d'un siècle, et enfin aux Toledo. A l'époque dont nous nous occupons, le duc de l'Infantado est encore à moitié Silva; par sa mère il se rattache à cette prodigieuse famille qui étend ses ramifications sur toute la Péninsule, Espagne et Portugal. Si l'on peut dire que le xvi" siècle appartient aux Mendoza, qui, par le nombre, le prestige et les charges