‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 98 sur 190 · Mémoires ou Soiar/iirs, !.. II. p · texte numérisé non relu

Mémoires ou Soiar/iirs, !.. II. p

2. I). Antonio M'* Fabié, auteur du remarquable article Aranda dans le Diccionario gênerai de polîtica y administraciôn (Madrid, 1868, t. I), se propose d'«}crire la biograpliie du comte d'après les documents conserves aux archives d'Alcala' et les papiers de famille des ducs de Hijar, héritiers du titre d'Aranda.

l'emportent alors sur les autres Grands, le xvii° aux Sandoval et aux Guzman, à cause des premiers ministres Lermaet Olivares, qui imposent leur alliance à l'aristocratie castillane, il ne serait pas moins vrai de prétendre que le xviii° siècle appartient aux Silva.

D. Pedro d'Alcantara, douzième duc de l'Infantado et, comme il a été dit, beau-frère du prince de Salm, eut pour grand-père le duc D. Juan de Silva dont parlent nos diplomates de la fin du xvii® siècle et nos historiens de la Succession d'Espagne^ Partisan de l'Autriche, mais sans se compromettre beaucoup pour assurer le succès de l'Archiduc, ce Don Juan, chef de la maison, louvoya entre le roi légitime et son compétiteur jusqu'au triomphe définitif du Bourbon. En 1706, Philippe V avait dû par précaution le faire enfermer au château de Ségovie. Rendu à la liberté, en août 1707, à l'occasion de la naissance du prince des Asturies, il ne fut pas admis toutefois à rentrer à la cour et demeura exilé dans ses terres, ce qui ne lui déplut aucunement. Il boudait encore quand Saint-Simon vint en Espagne, en 1721. (c II s'approcha rarement de la (( cour, vit peu le roi et ses ministres, ne prit à rien, « ne demeura à Madrid qu'à courtes reprises, vécut « en grand seigneur peu content qui n'a besoin « de rien, se mit à prendre soin de ses affaires et (c de ses grandes terres, vint à bout bientôt de « payer toutes ses dettes et de devenir le plus grand « et le plus riche seigneur d'Espagne, jouissant (C d'environ deux millions de revenu, et s'amusant à

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« l'occupation la plus triste, mais où il avait mis (( son punto : ce fut de se bâtir une sépulture aux (( capucins de Guadalajara... et de la faire exactece ment sur le modèle et la magnificence de la « sépulture des rois à l'Escurial, excepté que le ({ panthéon de Guadalajara est beaucoup plus « petit. * » Gendre du troisième comte de Fernan Nufiez, Don Juan eut de sa femme, D-^ Maria Teresa Gutierrez de Los Rios, trois filles dont l'aînée, D* Maria Francisca, lui succéda et, comme il a été dit plus haut, fit entrer le duché de l'Infantado dans la maison de Tolède par son maiiage avec le neuvième marquis de Tâvara, D. Miguel de Toledo. Cette D* Maria Francisca, cousine germaine de notre Fernan Nunez, était veuve vers 1768, et son fils, Don Pedro, portait alors le titre de marquis de Tâvara", qu'il n'échangea qu'après la mort de sa mère (5 février 1770;, et lorsqu'il fut devenu chef de la maison, contre celui de duc de l'Infantado.

Complètement rallié aux Bourbons ainsi que les autres membres dissidents de l'aristocratie espagnole, dont l'hostilité ouverte ou sournoise au début du nouveau régime n'avait plus, depuis longtemps, ni raison d'être ni point d'appui sérieux, ce Don Pedro, douzième duc de l'Infantado, • ne joua cependant aucun rôle politique sous les règnes de Charles III et de Charles IV. 11 ne remplit même aucune de ces

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