‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 114 sur 206 · LES CROIX-MARIES · texte numérisé non relu

LES CROIX-MARIES

Quoi qu'en dise Hugo, qui nous renvoie ici au(( livre des monnaies publiésousPhilippelV, en la imprenta real )>, cette belle énumération est tout simplement la mise en vers des passages suivants de l'abbé de Vayrac : « La quart druple pèse sept gros, 36 grains, poids de (( marc d'Espagne... La monnoye d'argent... « qu'on appelle Maria, à cause que sur l'em- « preinte il y a un chiffre qui marque le nom (c de Marie, avec une croix au-dessus* ». Seulement l'abbé s'est, à juste titre, abstenu de parler de souverains, qui ne sont pas une monnaie espagnole, de même qu'il n'a pas employé non plus l'expression croix-maries, laquelle, à notre connaissance, ne fut jamais usitée en Espagne. Dans les livres spéciaux, il n'est question que de Marias, pièces d'argent qui avaient cours sous la monarchie autrichienne et qui portaient au revers le monogramme de la Vierge et la croix^.

Sur la noblesse d'Espagne et ses diverses catégories, nous avons dans la Note une petite dissertation en forme, qu'on nous reprocherait sans doute de passer sous silence ici,

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