‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 129 sur 206 · Cancionevo de Baena, Madrid. 1851, n · texte numérisé non relu

Cancionevo de Baena, Madrid. 1851, n

2. L. Guicciardin, La description des Pays-Bas, Amsterdam. 1609, p. 90, 127 et 366.

prendre possession effective des royaumes que la mort de la reine Isabelle plaçait sous sa domination. Accompagné dans ces deux circonstances d'une suite très brillante, digne de la pompe traditionnelle de la maison de Bourgogne, Philippe fut acclamé par ses nouveaux sujets et cordialement reçu par la noblesse castillane qui prévoyait qu'elle aurait ses coudées franches avec ce prince jeune, léger, fastueux, naturellement plus attaché à ses états de Flandre qu'à ceux d'Espagne.

Mais si la personne du prince plut aux Castillans, les officiers flamands qui l'entouraient ne gagnèrent pas au môme degré leur sympathie. Cette escorte d'étrangers qui établissait comme une barrière entre le nouveau roi et son peuple fut bientôt regardée de mauvais œil et avec méfiance. Philippe avait apporté de grosses sommes d'argent pour pourvoir aux dépenses de ses voyages, mais le pays sur lequel il venait régner était pauvre; la noblesse et le peuple de Castille, qui prenaient plaisir aux fêtesdonnées en l'honneur du jeune maître, aux joutes et aux tournois où les chevaliers étrangers et indigènes rivalisaient d'adresse, trouvaient moins agréable d'avoir à les payer. Quand donc la pénurie se fit sentir, que les « grands deniers » apportés des

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