‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 132 sur 206 · ESPAGNOLS PRESSURÉS · texte numérisé non relu

ESPAGNOLS PRESSURÉS

Le gouvernement de Charles devint comme une agence et le pays fut mis en coupe réglée. Les Flamands s'acharnaient sur l'or vierge des Indes qui tombait des mains des pauvres Espagnols obligés de tout acheter à leurs maîtres. « Il était habituel alors d'entendre « les Flamands traiter un Espagnol de mon (c Indien, et ils avaient raison, car les Indiens (( ne donnaient pas tant d'or aux Espagnols « que les Espagnols aux Flamands ^ » Un humaniste italien, Pierre Martyr, qui vivait depuis une trentaine d'années à la cour d'Espagne et dont le témoignage en celte occurrence a quelque poids, flagelle impitoyablement Ghièvres et ses acolytes. Les Flamands ne pensent qu'à remplir leurs sacs, ils sont tous ivrognes, libertins, pillards. A l'endroit du ministre lui-même, il n'a pas de terme assez dur ni assez méprisant. Outre qu'il plaisante sur son nom, l'appelant, non pas chèvre, mais bouc [caper]^ il le-traite à l'occasion de vieille entremetteuse [vetiila] ^

Voilà de bien gros mots et une accumulation bien considérable de gfriefs. Devons-nous

Page 1