ALEXANDRE DUMAS
il devait toujours être escorté d\in Don. En vertu du grand principe de la couleur locale, un Espagnol ne va pas sans un Don, ni un Don sans un Espagnol, pas plus qu'une Espagnole ne va sans « un poignard de Tolède « à sa jarretière et une fiole de poison à sa « ceinture V » Voyez la liste des personnages dans le Don Juan de Marana d'Alexandre Dumas. Don Josès^, Dom Mortes, — celui-là a un m à son Don, parce qu'il est prêtre — Don Heni'iqiiez, etc. Ajoutez-y V inculqués du Ro7nan chez la portière et le Lopez de Vega du littérateur érudit, et vous aurez là, bien au complet, tous les types de l'onomastique espagnole au plus beau temps de la monarchie bourgeoise.
Ah ! le drame de cape et d'épée, quel joli nom et bien fait pour l'époque, et comme les romantiques auraient eu tort de le laisser perdre ! Pour le coup, ne voilà-t-il pas quelque chose de très espagnol ? L'expression seule, oui, et encore détournée de son sens premier.
Les Espagnols ont dit comedia de capa y espada, entendant par là un drame dont les acteurs appartiennent au monde de leur gen-