‹ Études sur l'Espagne (volume 4)Chapitre 112 sur 197 · LE CONSEIL DE FLANDRE · texte numérisé non relu

LE CONSEIL DE FLANDRE

dans les emplois militaires ou civils est tenu de posséder peu ou prou.

Comme vous ne l'ignorez pas, l'emploi du castillan de chancellerie survécu! à votre dernier prince espagnol de la maison d'Autriche, à Charles II. La cour de Vienne, à laquelle vous fûtes rattachés au xviii" siècle, cette cour qui professe, comme pas une autre au monde, le culte pieux de la tradition, conserva pendant un temps les usages antérieurs : sous le règne de l'empereur Charles YI, qui dans sa jeunesse avait disputé la couronne catholique à Philippe V, les consultes du Conseil suprême des Pays-Bas étaient encore rédigées en espagnol.

Si l'union des Pays-Bas avec les vastes états de l'empire de Charles-Quint vous contraignit à pratiquer un idiome dont vous n'aviez pas de notion auparavant, cette union, réciproquement, propagea le français en Espagne.

L'institution du Conseil de Flandre à Madrid", dont les membres devaient être en majorité des Pays-Bas ou de Bourgogne et qui rédigeaient leurs dépêches el leurs mémoires

1. Gachard, Etudes et notices historiques concernant L'histoire des Pays-Bas, Bruxelles, 1890, t. II, p. 46.

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